Clash des générations : la mémoire du geste du walkman
Une expérience intéressante a été menée en Angleterre en vue d’illustrer les comportements inhérents aux objets qui nous entourent. Consécutivement aux 30 ans du walkman, un journaliste anglais s’est amusé à confier pendant quelques jours un walkman à un adolescent habitué du iPod.
Les réactions générées par l’expérience ne manquent pas de piquant.
Pour commencer, le jeune a du mal à comprendre le système des 2 faces de la cassette. Ensuite, il exprime ses doutes quant à la qualité sonore des enregistrements magnétiques. Pour terminer, il s’étonne de la laideur de l’objet et des réactions produite par les passants dans la rue, ce qui donne un nouveau coup de marteau sur la caractéristique “accessoire de mode” du baladeur Apple.
Chaque objet produit ses propres utilisations, c’est une aspiration quasi universelle du design. De fait, le teenager réinvente la fonction shuffle en avançant ou rembobinant arbitrairement la cassette.
Cette interaction etait relativement prévisible, pourquoi?
La dématérialisation de la musique a induit un biais d’utilisation énorme dans la consommation et l’écoute de musique. L’album a quasiment disparu au profit d’une écoute “au morceau”. La musique ne s’apprécie plus comme un tout mais comme une somme de partis (donnant par là même du fil à retorde aux tenant de la holistique), ce qui réduit considérablement – dans certains cas uniquement – la portée de l’oeuvre.
Redécouvrira-t-on un jour des albums construits au sens opéra-rock du terme ? La génération zapping renoue-t-elle plus prosaïquement avec le sens premier de l’album qui était une compilation disparate d’inspirations et de ressentis?
Les remixs électro de plusieurs dizaines de minutes formatés en un unique mp3 en sont peut-être la réincarnation…
Source : PSFK
Détente de week-end : des conseils photo avisés

Prendre de jolies photos est un véritable travail, il ne faut pas se fier à l’impression de facilité rendue possible par l’électronique embarqué dans nos appareils.
Ces quelques conseils vous rappelleront quelques règles de base à respecter.
Faites bosser vos clients !

Comment tisser des liens toujours plus forts entre les consommateurs et les marques? Il existe des milliers de solutions possibles, inutile de les répertorier.
Internet, le village global, offre cette particularité de relier la terre entière, a fortiori de trouver réponse à chacune de nos questions, voire même une main d’oeuvre pour chaque travail.
Amazon est à ce titre célèbre pour avoir réussi à convertir ses clients en travailleurs à travers le crowdsourcing. A différents niveaux, ces derniers notent, écrivent des critiques, alimentent le site en recommandations… Depuis quelques mois, le géant du livre en ligne propose d’aller plus loin en salariant certains de ses clients. Les tâches proposées sont basiques – tris d’images, reconnaissance de fichier, etc. – mais permettent de rapporter quelques dollars au pronetariat et économiser un back-office énorme pour la marque. Tout le monde y gagne.
Pour aller plus loin sur ces marques qui font travailler leurs clients, voici une veille Né Kid rédigée il y a quelques mois :
Découvrir le service Mechanical Turk d’Amazon.
Emission vintage, pub vintage
![]()
On entend parler de la catch-up TV à tous les coins de rue. Les chaînes lancent leur site internet dédié, certains pure-players draguent les networks pour essayer de nouveaux business models… On ne va pas rentrer dans les détails, il s’agit juste d’un hot topic actuel.
Le point de cette note est plus futile, plus publicitaire – CQFD pérorent les mauvaises langues…
On aurait préféré d’authentiques spots vintage mais des fac simili font assez bien l’affaire.
En vue de proposer à ses “catch-up spectateurs” une expérience de marque cohérente, le site de streaming vidéo financé par la publicité Hulu – 2e portail vidéo aux US tout de même – diffuse des films publicitaires d’époque quand vous visionnez des programmes un peu old school.
C’est Pepsi qui a initié cette tendance, je vous laisse découvrir les pubs programmées durant les épisodes de Starsky et Hutch.
La question qui se pose désormais est : est-ce que tous les émissions en catch-up TV vont s’amuser à demander à leurs agences de produire des films vintage? Sans doute pas, ça risque de coûter un bras. S’amuseront-elles à exhumer les pubs d’époque très facilement grâce à l’INA? Sans doute pas, au-delà du trick publicitaire, ces pubs n’auraient sans doute pas beaucoup d’impact, surtout si elles vantent des produits disparus en parlant aux ados d’aujourd’hui comme à des papys…
En bref, c’est un pure gadget totalement inutile mais rigolo et – un peu – connivent…
Source : Brandweek