
Tout est intéressant chez SLO Down Wines.
1. La jeunesse et le dynamisme de la culture vin aux US évente les conventions importées de France : la couleur de la bouteille, l’étiquette, l’appellation, le domaine, le producteur, le coteau*. On n’hésite pas à y inventer des marques, les cépages qui font le choix, la constance du nez y est récompensée (on se souvient aussi de Paso Wine).
2. Quand on est un David sur un marché de Goliath, rien ne sert de courir, il faut la jouer fine.
3. Rien n’est plus arbitraire que l’appréciation d’un vin, tout est question de storytelling.
4. La stratégie d’implantation du vin outre-Atlantique étant passée par les accords mets-vins, le marché se trouve aujourd’hui bridé par la déstructuration totale des repas, supplanté par des séances de snacking. Chaque semaine offre seulement une voire deux occasions de vendre du vin.
Question : comment développer la consommation d’un produit dont la rareté des occasions de dégustation invite les gens à ne pas prendre de risque?
La réponse du challenger :
Parler aux 99% et s’associer à des moments hors-table. D’où le nom de la cuvée unique du groupe : Sexual Chocolate. D’où cette série de films invitant à faire sortir le vin des repas dominicaux, accompagnée du hashtag #goesgreatwith invitant les gens à imaginer les accords les plus fous et les plus personnels.
* bonus souvenir :

