Draper le looser

La petite communauté marketingo-geek s’est récemment émue d’une nouvelle série diffusée – dans l’anonymat – le dimanche soir sur TPS Star : Mad Men.
Encensés par Télérama, je dois bien avouer que les 3 premiers épisodes m’ont laissé dubitatif. Il est par ailleurs intéressant de noter le bouleversement que vit ces dernières années le statut de la série télé, passant du ringard – certaines appellent ça culte - des Amour, Gloire et Beauté, Magnum et consors au populaires et branchés Six Feet Under ou Weeds. Ca fera trés certainement l’objet d’un post prochain.
_ Les publicitaires sont cyniques et trop sûrs d’eux : pourquoi pas…
_ Les femmes sont gourdes et peinent à tenir la bride de leur libido récemment tolérée par les sixties-préfigurant-par-la-même-les-années-hippies : pourquoi pas…
_La péquenaude est ravie d’avoir trouvé un job downtown et les femmes aux foyers s’ennuient dans leur résidences pavillonaires… : ça commence à faire beaucoup.
Beaucoup de clichés sur le way of life, un pubard-superstar qui doute de lui (il trompe sa petite-femme-bien-sous-tout-rapport avec une illlustratrice free-lance) et du bien-fondé de ses travaux (pub pour des cigarettes)… Au bout de 3 épisodes, Mad Men peine à ne pas me faire penser à un bootleg choucroute & gomina du 99F de notre Beigbeider national (le générique rappelle le suicide fantasmé de FB dans l’adaptation de Jan Kounen) mêlé au spleen vaporeux de Virgin Suicide.
Affaire à suivre
