
Le papier… aaah le papier. Matériau noble s’il en est, le papier traverse une période de turbulence continue à émerveiller malgré l’avènement des technologies numériques.
Fleurs en papier crépon à l’école maternelle, boulettes de papier mâché pendant les cours et papier à lettres pendant les vacances, fiches bristol en prépa, papier à en-tête au bureau, carton de déménagement et papier d’Arménie après votre pendaison de crémaillère… La liste est longue, chaque moment de notre vie pourrait être associé à un type de papier. Nous avons tous développé au fil des ans notre propre relation avec le papier, qu’il s’agisse de lire, écrire, découper, coller, décorer… Une romance tellement puissante que le secteur de l’édition garde le cap, une sacrée prouesse aux vue d’autres secteurs qui, non content de voir leur business model complètement obsolète, pèsent de tout leur égoïsme auprès des autorités consacrées pour endiguer le phénomène du libre-échange des fichiers sur la toile plutôt que de trouver des solutions pour redynamiser leur secteur.
Je voudrais attirer votre attention ce matin sur deux sites proposant des solutions d’impression en ligne au tout-venant, ie. Monsieur Tout-le-Monde.
Blurb propose – via un petit logiciel à télécharger - de maquetter puis imprimer en petites ou grosses quantités vos documents : carnets de voyage, de mariage, fichiers pro ou books, tout est envisageable. Les tarifs débutent à une petite quinzaine d’euros, l’histoire ne dit pas quel format et quel nombre de page cette somme vous alloue.
MagCloud offre quasiment les mêmes prestations que Blurb mais ne permet pas de mettre en page les documents. Son atout majeur consiste dans la possibilité de partager le pdf uploadé au préalable avec une communauté de créatifs auprès desquels il est possible de s’aviser de quelques conseils pratiques. Coté tarifs, même combat, il vous en coûtera 13 dollars par exemplaire pour une commande de 100 documents.
J’ose espérer que ce type de service sera un jour disponible en Europe. Le parfum du papier, de l’encre, le toucher de la matière… Rien ne remplacera notre bon vieux bouquin.
Source : AdvertisingAge