Alors que les hôteliers du globe flippent comme des malades à coups d’offres promotionnelles toutes plus imaginatives les unes que les autres, la palme d’or – ou plutôt le Lion si on s’en tient à l’actualité – devrait être décernée à un britannique.
L’hôtel londonien Bermondsey propose en effet à ses clients une prestation peu banale. Pour la modique somme de 10 livres, 2 membres du staff montent dans votre chambre en pyjama et se mettent à votre disposition pour… une bataille d’oreillers. Vous choisissez votre adversaire – l’autre fera office d’arbitre – et c’est parti pour de la bastonnade pure tube qui défoule.
Les plus Japan-friendly d’entre nous se souviennent certainement de l’épisode de Dragon Ball où Végéta et Nappa arrivent sur la planète terre, à la recherche de Sangoku. Issus d’une civilisation surdéveloppée, les deux Sayens portent à l’oeil gauche un monocle intelligent qui leur permet d’obtenir des informations sur chacune des zones qu’ils regardent.
Cette innovation est progressivement sur le point de prendre forme grâce à une batterie de technologies articulées autour d’un terminal unique : le téléphone mobile. D’une part, la réalité augmentée permet de faire communiquer réel et virtuel. D’autre part, les systèmes de GPS et geotagging – et même un accéléromètre sur l’iPhone – permettent au téléphone de se repérer dans l’espace.
Résultat : un appareil qui est capable de vous indiquer votre position et vous informer sur votre environnement – sous réserve que les éléments qui vous entourent soient taggés équipés pour communiquer en réalité augmentée.
La vidéo ci-dessous vous donne un rapide aperçu de ce que pourrait être un monde augmenté, à partir d’un prototype expérimenté l’année passée :
Une autre vidéo qui résume le principe de la réalité augmentée :
On imagine dès lors avec ébahissement la richesse d’une visite au musée du Louvre ou dans la grande pyramide de Khéops à l’aide d’un appareil de ce type : photos, vidéos, anecdotes et rich contents liés – alimentés par les utilisateurs, marques ou institutionnels – feraient basculer le tourisme ou la simple promenade en expérience intellectuelle et ludique totale.
Les débouchés publicitaires sont infinis, on espère juste que le spamming et le matraquage ne pourriront pas le monde augmenté aussi violemment que le monde réel…
Pour aller plus loin, voici un excellent article richement fourni de Grégory Duquesne sur Influencia.
Vous n’êtes sans doute pas passé à côté du cas d’école 2.0 lancé il y a quelques semaines par l’agence Anomaly en Grande-Bretagne : Lauren Luke. Où comment une jeune femme lambda s’amusant à bricoler des produits cosmétiques à la maison vendus sur eBay a été propulsé au rang d’icône 2.0 du néo-marketing et de l’économie de la recommandation.
Doué pour élaborer des produits cosmeto, Lauren a identifié un des points de rentabilité clef en matière de beauté : le conseil. Elle s’est ainsi amusée à publier sur Youtube des petites vidéos tutoriels où elle explique comment utiliser ses poudres et eye-liners. Le succès ne s’est pas fait attendre, Lauren compte aujourd’hui plusieurs millions de fans sur sa page officielle (elle est la web-personnalité la plus suivie d’Angleterre).
Forte d’une base de clients potentiels énorme, Lauren a été contactée par des industriels pour fabriquer à grande échelle ses produits. L’agence nouvelle génération Anomaly et un gros bonnet de la cosmétique se sont associés pour convertir Lauren en une entreprise rentable.
Compte tenu du succès d’une précédente société montée par Anomaly – I/denti/tee, spécialiste des t-shirts à message – on peut imaginer que Lauren Luke va rapidement alimenter la liste des mythologies magiques du web.
Les projets de ce type sont encore marginaux mais tendent à se développer. L’agence Crispin Porter & Bogusky est célèbre pour avoir lancé ses propres produits suite à un constat très simple. A force de bosser sur des concepts et identifier des insights et besoins qu’ils ne parviennent pas à vendre à leurs clients, les agences possèdent des informations précieuses qui peuvent être converties en business juteux (cf. bloc Innovation sur le site de CP+B).
Pour aller faire un petit coucou à Lauren, c’est par ici.
La marque de grande distribution britannique Sainsbury’s vient de trouver la parade pour alléger sa facture d’électricité. Des plaques cinétiques seront installées à l’entrée de ses stations services.
Une plaque cinétique?? Qu’est ce que c’est? Une sorte de dos d’âne en moins bossu, qui engrange de l’énergie lorsqu’une auto passe dessus. La pression exercée par le poids de la voiture produit de l’énergie qui est stockée puis réinjectée dans le circuit électrique du bâtiment. Malin.
Ce qui est vertigineux, c’est imaginer le milliard de débouchés pour cette invention. C’est EDF qui va bouder s’il ne commercialise pas les paillassons ou les planchers cinétiques qui permettent aux habitants de se fournir en électricité uniquement en marchant ou en se frottant les pieds…
Et un trackpad? Finis les problèmes de batterie dans les transports, les cliqueurs fous rechargeraient leur appareil en jouant ou surfant…
Voilà qui devrait réjouir les nomades geeks. Le Japon est le théâtre d’une opération co-brandée entre McDonald’s et Nintendo. La Nintendo Zone offre aux possesseurs de la console de jeux vidéo portable de Nintendo connectés au wi-fi des contenus exclusifs : vidéos, mangas, bons de réduction… Le dispositif demeure limité à quelques restaurants et une ligne de métro pour le moment.
Amusant de penser à toutes les connexions entre les addicts du fast food et les joueurs de jeux-vidéos. Il y a toujours eu des tentatives pour fusionner les deux univers. Depuis des jeux brandés – cf. le jeu de Nintendo DS ci-dessus – en passant par des plate-formes internet, les bonus, les add-ons… Il faudra les recenser un jour.
Je vous laisse la vidéo explicative de la Nintendo Zone :
Plus d’informations, malheureusement en japonais, ici.