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Tendance : les brand whores

Identifiée par le site The Cool Hunter, on s’interroge d’emblée sur ce sobriquet un poil racoleur… Si arborer un logo – sérieusement ou de façon décalée – et se faire l’ambassadeur d’une marque revient à devenir une “pute de marque”, le concept risque de faire grincer beaucoup d’annonceurs…

Du côté des putes, je pense que contrairement à ce que Naomi Klein a voulu faire croire, les gens ne sont pas toujours victimes de la consommation et sont d’excellents professionnels.

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Au-delà du bling-bling et des gens qui brandissent fièrement certaines marques sur leurs poitrails, on voit en effet des gens détourner des logos, se les approprier et/ou remettre au goût du jour certaines des marques qui nous ont touché durant notre jeunesse…

Quelques exemples croisés récemment :

  • Un sticker Space Invader sur un laptop
  • Un t-shirt Bambi en soirée
  • Un féteeshirt - merci l’Obs pour cette expression - Mickey pour dormir
  • Des tonnes de t-shirt de beaufs à la Goéland détournant des logos célèbres : “Heineken” devient “Enviedekene”, “Enjoy Coca-Cola” devient “Enjoy Coke”…
  • Des soirées We are the nineties bardées de produits – fraises Tagada, vodka Carambar – et de marques des années 90
  • Des romans-photos avec des jouets Playmobile
  • Des milliers de vidéos en bonshommes Lego (cf. exemple du Wu-Tang infra, merci Tanguy)
  • Des figurines Barbie à l’effigie de Karl Lagerfeld

Et vous? Avez-vous déjà croisé des brand whores?Peut-être en êtes-vous une?

Source : The Cool Hunter , Post-it

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Les trucs qu’on va vite oublier

L’excellent magazine US Wired publiait la semaine dernière une liste des 100 trucs que nos enfants ne connaitront sans doute pas. L’idée de cette note n’est pas de se morphondre dans la nostalgie – très tendance – des neo-adultes mais de s’amuser à se souvenir des objets comme des usages et des gestes plutôt que pour leur fonction propre. Best of.

Catégorie audiovisuel” :

  • Insérer une cassette VHS dans un magnétoscope
  • Se lever pour changer de chaine de télévision (pas de télécommande)
  • Faire un numéro de téléphone sur un cadran rotatif
  • Souffler dans son lecteur de Minidisque ou de cassette audio parce que la bande “fait de la neige”
  • Tourner le tuner d’une radio pour trouver une station cool

Catégorie “informatique” :

  • Ecouter la mélodie du modem 56K durant le début de sa connexion
  • Rendre un exposé d’anglais sur une disquette 3,5 pouces
  • Souffler dans une cartouche de Super Nintendo parce que le jeu ne veut pas se lancer (cf. minidisques…)
  • Tourner sa Playstation sur la tranche pour lancer un jeu

Catégorie “internet” :

  • Tourner les pages d’une encyclopédie ou d’un bottin pour trouver une info
  • Lécher une enveloppe pour la fermer
  • Parfumer une correspondance brûlante adressée à son amoureuse
  • Humecter un timbre

Catégorie “divers” :

  • Faire passer à la ligne une machine à écrire (OK, ça on le fantasme un peu, ça date de Colombo)
  • Se souvenir des numéros de téléphone de la famille et des copains
  • Ne pas savoir qui nous appelle
  • Tourner la clef pour déverrouiller manuellement une porte de voiture

NB : Wired exagère un peu sur certains aspects… On sent qu’il ont un peu d’avance sur les usages technologiques… Le jour où il n’y aura plus ni programme télévisé, ni argent liquide ni bibliothèques n’est pas encore arrivé…

Et vous? Quels sont les gestes qui vous manqueront?

Source : Wired

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C’est quoi le Neen Art?

Aviez-vous déjà entendu parlé du Neen? La définition de ce mouvement artisitique né en 2000 semble un peu flou mais grosso modo, il vise à poétiser l’univers informatique et numérique à travers des petites animations ou créations absurdes, abstraites ou politiques, genre des URL rigolotes…

Le Neen est un art 100% visuel qui s’affranchit des codes traditionnels de l’art contemporain.

Manetas, un des initiateurs du projet Neen a demandé à un cabinet de naming detrouver un nom pour son mouvement. Ce dernier accouche de 2 propositions :

  • Telic
  • Neen, un détournement d’une technologie. Exemple : je me coiffe avec un tapis de souris.com = je fais du neen art.

Ce n’est pas très clair? RDV sur l’article Wikipédia.

Cette petite vidéo vous en dira plus :

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Quart d’heure mode : les creepers

Ca faisait un bout de temps qu’on s’interrogeait sur leur provenance, leur origine. Une partie du voile se lève. Ces chaussures à semelles compensées ornées d’un coup de pied en peau de zèbre s’appellent des creepers.

Inventées dans les années 50 au Royaume-Uni, les creepers traversent les époques. Initialement portées par les Teddy Boys, les mauvais garçons britanniques de l’après-guerre, elles seront hypées dans les années 70 lorsque Malcom McLaren, manager des Sex Pistols, en distribue dans sa boutique (pour info, l’épopée de ce groupe a commencé dans cette boutique), suivi de près par leur intégration dans l’univers de la couture par Vivienne Westwood.

Contemporaines des célébrissimes DocMartens, elles ont été successivement adoptées par des mouvements tels que le rockabilly (bananes, perfectos et choppers façon Stray Cats ou Franck Margerin) ou les mods - Vespa customisées, jeans trop court et vestes en jean (cf. The Who).

Intimement liée à la libération des moeurs à travers la musique, on les aura également croisées aux pieds des punks - cf. The Clash –  des fans de ska - cf. The Specials – des gothiques ou même des musiciens “classiques”.

On en aperçoit sur la première vidéo du violoniste punk Nigel Kennedy, 59e seconde :

Source : Wikipédia

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Aaahh, les créatifs…. Tous nourris à la même herbe

On en parlait pour illustrer la fonction agenda des médias.

Cette théorie a été publiée dans les années 70 par McCombs et Shaw, deux chercheurs américains. Son principe : ce que les médias nous montre “existe”, ce qu’ils ne nous montrent pas “n’existent pas”. En bref, les gens n’ont pas le temps d’aller fouiner au-delà du flot d’information qu’on leur sert chaque jour et oublient ou ignorent ce dont les médias ne parlent pas.

Cette théorie est extrapolable dans la vie en général, c’est ce que ce reportage illustre. C’est parce que nous fréquentons les mêmes sites internet, les mêmes lieux ou les mêmes sources d’informations que nous avons (presque) les mêmes inspirations et a fortiori, les mêmes idées.

Revenons à notre expérience menée par Derren Brown :

  • 2 créatifs d’agences de publicité,
  • un trajet en taxi pour les mener sur les lieux d’un challenge,
  • une mini-compétition créative entre les 2 individus,
  • un résultat.

Le moule culturel et les réflexes “créatifs” font le reste.

PS: à ne pas prendre pour argent comptant… C’est un peu trop beau pour être vrai.

Source: Strategic Content

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