
Merci à Georges pr le lien
Classé dans:Détente, mullet, ratemymullet
31 octobre 2009 • 14:03 1
30 octobre 2009 • 12:50 8
Cette note est inspirée par un tweet posté par Nicolas.
This man est un joli exemple de campagne virale storytellée, lancé en 2006 par un sociologue des médias italien travaillant pour l’agence Guerriglia Marketing revendiquant “des méthodes de communication innovantes”.
Tout commence il y a 3 ans lorsque l’ami italien, un certain Andrea Natella, ouvre un site web sous forme d’avis de recherche international. Se faisant passer pour un psychiatre américain, Andrea explique qu’un de ses prétendus patient est atteint d’une crise de cauchemars récurrents.
Hanté par une figure qu’il a finie par mémoriser, le malade griffonne le portrait-robot du fantôme. Un peu lassé, le psy laisse trainer le papier sur un coin de bureau, sans y prêter trop d’attention. Quelques jours plus tard, un autre patient tombe sur le dessin, stupéfait. Il affirme que cette figure le hante également depuis des mois.
Troublé, le vrai/faux psychiatre ouvre une page web affichant le visage cauchemardesque et lance un appel international : Have you ever seen this man? De multiples témoignages irriguent en quelques jours la page, en provenance des 4 coins du monde, de la part de personnes souffrant de crise de mauvais rêves perturbés par cet étrange personnage. Le site web finit par éditer des avis de recherche à imprimer dans plusieurs langues afin de propager le plus largement possible l’étude…

Aujourd’hui, nous aurions la puce à l’oreille, on nous a habitué à ce type de campagne (Reviens Emma by Lagardère, ça ne vous rappelle rien?). Il y a 3 ans, le procédé était plus innovant… En matière d’incarnation de promesse de “méthode de communication innovante”, c’est le top.

Ce qui est génial dans le cas de la campagne This man, c’est le talent de storytelling (caution scientifique, projet a priori déconnecté de la sphère commerciale, pitch très prenant) doué d’émotions irrationnelles (le monde du rêve demeure extrêmement nébuleux) et inspirantes (combien de films ou d’oeuvres sont basées sur les rêves?).

Tout le monde a sa théorie sur l’analyse des rêves, tout le monde avait donc des raisons d’accrocher à la campagne This Man… Et si Sigmund avait révélé quelque levier du marketing viral un peu avant l’heure?

Allez jeter un coup d’oeil au site This man.
Source : Nicolas !
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29 octobre 2009 • 13:39 6
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Parfois, on finit par oublier que dans l’inconscient collectif, Internet est comparé à un océan, sur lequel nos navigateurs nous permettent de surfer… D’où vient cette métaphore maritime?
Si on se tient aux étymologies du mot :
Tout Internet en somme… Une vaste étendue dont les millions de mouvements permanents sont difficiles à mesurer, contrôler, prédire…
Bien avant le World Wild Web, la métaphore de la vague est convoquée pour évoquer un mouvement puissant qui envahirait quelques chose : vague de grippe, vague d’estivants sur la Côte, Nouvelle Vague au cinéma ou en politique…

Les marques ayant un lien avec la mer capitalisent assez naturellement sur l’image de la vague, sans omettre parfois de rendre hommage à une des images de vague les plus célèbres : celle du japonais Hokusaï (cf. image d’introduction). C’est le cas de Quicksilver ou Rip Curl :


On a également vu Nintendo lancer une série limitée de sa console DS :
Et même Levi’s dans les rues au Japon :

Que dire de Google Wave?

Ou encore du récent film allemand La Vague basé sur un roman dans lequel un professeur s’amuse à reproduire auprès de ses élèves les conditions d’ascension d’un régime totalitaire.

On dirait bien malgré les multiples interprétations que la vague peut supporter, elle est fréquemment utilisée pour symboliser le renouveau, l’innovation, la jeunesse…
Mais peu à l’opposé incarner le mal, la crainte, l’incontrôlable. N’importe quelle marque ne peut pas jouer avec la vague, ce symbole est réservé aux entreprises segmentantes qui ne peuvent être aimées de tous.
L’avenir s’annonce plus vague jamais.
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28 octobre 2009 • 12:50 6
C’est une brève parue sur le site de Caradisiac qui introduit le sujet : comment les marques automobiles gèrent les adeptes de tuning?
Largement répandu à travers le globe, le tuning consiste à customiser son véhicule selon des modalités pas toujours très glamours… Les idées reçues véhiculées par ces pratiques sont d’ailleurs mal connotées en dehors des communautés de fans.
La logique marketing poussent les marques à monter en gamme et essayer des vendre des voitures toujours plus équipées à des prix toujours plus hauts. Il devient toutefois compliqué de gérer cette stratégie lorsqu’une partie de sa clientèle y injecte les valeurs du tuning, souvent très populaires (cf. vidéo ci-dessous)…
Quelques marques tentent de “premiumiser” le tuning. Après tout, ce hobby n’est pas forcément incompatible avec le marketing de la personnalisation et de la série limitée.
Mini propose par exemple à ses clients une gamme d’accessoires très vastes qui leur permettent de tuner sa voiture de manière chic.
Ford va présenter plusieurs préparations tunées de sa Mustang au SEMA show, THE salon du tuning à Las Vegas. La marque s’est rendu compte que son modèle culte était l’auto la plus customisée au Etats-Unis. Les propriétaires ont dépensé pas moins de 31 milliards de dollars l’année dernière en accessoires… Une manne bienvenue pour l’industrie automobile US en berne..
Comment concilier les aspirations statutaires des marques avec la réalité des usages des consommateurs? Vaste sujet…
Une autre stratégie qui marche pas mal, c’est les cargirls sur les salons… Ou comment attirer les consommateurs en quête de statut ET les adeptes de la jante alu… La photographe Jacqueline Hassink s’est amusée à en faire un reportage photo :



Le reste de la galerie ici.
Dur dur la culture…
Bonus : une petite perle
Classé dans:Marketing, automobile, cargirls, Ford, Jacqueline Hassink, jante, Las Vegas, mini, Mustang, pimp my ride, SEMA show, tuning
27 octobre 2009 • 12:40 0

Vous connaissez la folie des Mac fans qui passent leur vie à épier chaque mouvement de la marque à la pomme? Ils ont récemment identifié la publication d’un brevet (cf. photo en dessous) datant de 2008 visant à intégrer de la publicité dans Mac OS X…

L’idée n’est pas si mauvais que ça… Même si la vraie question qui se pose est : “sous quelle forme?”. En sa qualité de marque dite “user-friendly”, Apple n’est pas dingue de la pub intrusive qui pourrait entraver l’expérience de ses utilisateurs.
Toutefois, le développement des applications sur iPhone ayant redoré le blason du software chez Apple + le modèle économique des forfaits téléphoniques subventionnant les appareils pourrait donner une idée de ce que sera un mac – ou n’importe quel autre ordinateur – dans les années à venir.
Une machine gratuite pour des utilisateurs qui paieront par abonnement un forfait parole/logiciel subventionné par la pub… Une “netbookisation” du marché en somme.
Tant qu’Apple tient sa courbe de croissance et continue à pigeonner vendre des machines 30% plus chères que la concurrence, on a du mal à y croire mais cela pourrait donner des idées à Microsoft (qui se gave aussi mais un peu moins bien ces derniers temps) ou aux FAI en manque de relais de croissance (seuls les smartphones et netbooks boostent leur CA)…
Affaire à suivre.
Source : Mac génération
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