Notre Lien Quotidien

Détente : Pardon my French

PMF est une plateforme compilant des reprises littérales de grands tubes anglo-saxons.

A quoi ressemblent Hotel California, Billie Jean ou Poker Face en français? Allez le découvrir sur leur site ou mieux, dégainez vos instrus et vos potes pour en proposer une version..

Petit aperçu :

Classé dans:Détente ,

Détente : fous les tatoos !

Merci Pépito pour cette amusante série de photos

Classé dans:Détente

La boucle est bouclée : le problème de l’hyper-choix

Qui n’a jamais ressenti un vague sentiment d’oppression en parcourant les linéaires d’un supermarché? Des milliers de références nous invitent à les choisir : par leur marque, leur couleur, leur format…

Cette conférence de Malcolm Gladwell (l’auteur du Tipping Point) raconte l’histoire d’un marketeur pionnier des années 70 : Howard Moskowitz. Il est le premier (selon le conférencier) à avoir fait prendre aux consciences aux marques qu’elles gagneraient à considérer les gens dans leur hétérogénéité plutôt que de vouloir trouver LA recette magique.

Le schéma est simple : plutôt que de chercher à satisfaire 70% des gens avec un unique produit, autant en séduire 85% avec 3 recettes du produit en question…

En d’autres termes, Howard est responsable de l’inénarrable croissance de la diversité au sein de nos linéaires. Un bien pour un mal…

Dans cette autre conférence, le psychologue Barry Scwhartz apporte un éclairage alarmant sur ce qu’il appelle “le paradoxe du choix” : plus le nombre de solution offerte à un humain est élevé, plus il lui est difficile de prendre une décision. Il patine.

Selon Barry, l’hyper-choix induit par la consommation est une des sources majeures de la dépression…

Que retenir de l’absurdité de ce cercle vicieux?

Qu’il est définitivement temps, comme l’affirment de nombreuses marques, d’écouter les gens en leur offrant des produits simples à comprendre.

Quitte à perdre les 10/15% gagnés par une segmentation agressive.

La santé mentale des 70% restants  leur en saura grès.

Classé dans:Marketing , , , , , ,

La puissance du créateur : faire fi de sa clientèle

Ce titre pourrait paraitre absurde : une relation commerciale n’a de sens que dans le lien unissant une marque et des agents économiques.

Pourtant, quelques irréductibles parviennent à bâtir des succès sur une approche totalement déconnectée de leur première source de revenus : leurs clients.

Ferran Adria, célèbre restaurateur catalan propriétaire de l’établissement El Bulli, est mondialement connu pour une double singularité : sa cuisine et son marketing.

Son restaurant n’est ouvert que 7 mois par an, 2 heures de trajet chaotique sont nécessaires pour rejoindre l’endroit, il n’accepte que 50 000 clients sur les 2 millions de demandes de réservations, la taille de son staff semble disproportionnée et… le prix de ses menu est presque raisonnable (environ 200 euros).

Récemment, un groupe de travail de jeunes marketeurs de Harvard s’est penché sur le cas El Bulli qui défie les lois de la logique économique. Tout bon cost-killer rapatrierait le restaurant à Madrid en augmentant le nombre des couverts, facturerait les menus 600 euros, optimiserait la supply-chain et resterait ouvert toute l’année…

Qu’est ce qui pousse Ferran Adria à raisonner de manière aussi peu rationnelle ?

Selon Michael Norton, le professeur à l’origine du projet d’étude, l’approche d’El Bulli démontre à la sphère économique que le marketing n’est pas forcément une discipline mais peut-être envisagé comme un art. La notoriété d’El Bulli perdrait de son lustre si le chef industrialisait son marketing.

C’est l’occasion d’y voir un lien avec le formidable texte de Walter Benjamin L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique dans lequel il développe sa thèse selon laquelle les méthodes de reproduction technique (appareil photo, cinéma, télévision, etc…) ont profondément bouleversé le statut de l’oeuvre d’art : auparavant riches d’une aura concomitantes à leur caractère unique, désormais accessible à tous grâce aux outils de reproduction.

Finalement, ce que Ferran Adria souhaite conserver, c’est son aura, ie. sa capacité à rester rare, unique, difficilement accessible, célèbre (et célébré) par et pour son absence.

Sur les bienfaits de la méditation créative, je vous recommande cette vidéo TED où le graphiste Stefan Sagmeister décrit son système sabbatique :

Source : Harvard Business School

Classé dans:Marketing , , , , , , ,

Brander une commodity : les fruits

 

Une commodity désigne un produit (sucre, sel, farine, boulon, essence, courant électrique) ou un service (concierge, ramassage des ordures, entretien de la voirie, etc.) standardisé dont les “qualités sont parfaitement définies et connues des acheteurs” (cf. Wikipédia).

De fait, la standardisation de l’offre implique une seule et unique variable de choix pour l’acheteur  : le prix. Pour un marketeur, c’est la défaite. Tous les travaux sur les marques cherchent en effet à créer une valeur (symbolique ou non) qui permettra à l’entreprise de créer de la valeur ajoutée.

Le cas des fruits est intéressant puisque par définition, ils sont des parfaits exemples de commodities. Quelques entrepreneurs se sont essayés au de fruit branding.

NB : la photo illustrant cet article montre des fruits étiquetés Max Havelaar. Malgré les fortes similitudes avec le mécanisme du branding, MH n’est pas une marque mais un label qui joue le rôle de garantie sur le mode de fabrication d’une catégorie de produit.

  • Chiquita : marque de bananes (s’amusant à faire vivre son intemporel design à travers une observation comportementale très liée au phénomène contagieux des stickers)

Outre l’intérêt économique pour les producteurs (la Pink Lady est vendue 50% plus cher que ses collègues), l’aide au choix offerte aux gens (assurés de retrouver le même goût partout dans le monde), certains produits rapportent des royalties à leurs créateurs !

Du reste, d’autres fruits ont des petits noms aux origines variées : certains portent le nom de leur créateur (cerises Bigalise par Pierre Hermé), d’autres le nom du concept (Solinda, une pastèque sans pépin), d’autre le nom d’une coopérative de production (les pommes Antarès ou les Bananes de Martinique)…

Le frein principal à l’invention de marques de fruits et de commodities en général réside dans la difficulté à assurer l’homogénéité de la production. La petite taille de 90% des producteurs sans budget pour développer une stratégie de marque n’arrange rien (mais favorise les regroupements…).

Une problématique identique chez les boulangers (Banette, Festival des Pains, Ronde des Pains, etc.), les cidreries (Loïc Raison, Ecusson sont des coopératives) ou… les stations-services.

Ah non, eux ont parfaitement réussi à faire en sorte qu’on “ne vienne plus chez eux pas hasard”…

Classé dans:Marketing , , , , , , , , , , , ,

Catégories

Archives

Twitter stream

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 40 followers