
On connait les propriétés propres à chaque média ou médium.
Grosso modo, la télévision impressionne, l’affiche frappe, le cinéma immerge… Et le papier aide à se concentrer et réfléchir sur un sujet…
La lecture sur écran est moins adaptée aux longs textes, expliquant les nouveaux protocoles textuels sur la toile : court, rapide, percutant.
Alors que la lecture est différente sur papier et écran, l’acte d’écriture ne me semble pas fondamentalement distinct.
Sur une feuille comme sur un feuillet Word, écrire aide à organiser sa pensée et structurer son texte en vue d’optimiser la réception de l’idée.
C’est dans sa forme que le fait médiologique intervient : on est plus disert sur un morceau de cellulose que devant son LCD. Est-ce que le seul contexte dicte cette conduite? Est-ce que le papier inspire parce qu’il est naturellement lié à la presse ou la copie universitaire ? Est-ce que l’écran induit en loucedé la brièveté ? Sans doute.
Le médiologue Pierre d’Huy convoque fréquemment l’exemple du logiciel PowerPoint qui formate notre manière de penser et écrire.
Nous savons que les médias provoquent de nouvelles formalisations des idées sans que nous ne nous rendions compte de l’impact que la forme aura sur le fond.
Puisque je n’ai pas le sentiment que le fond de mon idée soit dénaturé par l’écran – les coquetteries propres au papier en moins – j’ai du mal à imaginer que les nouveaux supports puissent en modifier fondamentalement le sens.
Et pourtant…
L’avenir nous réserve de belles surprises.
Pour mémoire, notre veille Né Kid sur la médiologie :
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[...] ne stimule un mode de socialisation. C’est osé et vertigineux. Un excellent exemple médiologique (voir veille de Né Kid [...]
[...] est une excellente preuve de l’hypothèse médiologique (cf, cf) selon laquelle les outils façonnent les modes de pensée autant que les modes de pensée font [...]