Notre Lien Quotidien

Tout est question d’usage #2

Un produit ne vit que par le bon vouloir de ses publics, on ne le répète jamais assez. Voici une rapide compilation de tactiques (Michel de Certeau®).

On commence forcément par l’iPad dont l’arrivée en France réactive les questions qui se sont posées aux USA il y a quelques mois. S’agit-il d’un ordinateur? D’une tablette? D’une ardoise magique? D’un e-reader? D’un iPhone géant? D’une platine? D’une console de jeu? D’un…

Cette autre vidéo montre comment un type futé a trouvé une astuce poly-usage à son iPad :

Changement de décors : aux USA, le rituel de la prom night est l’évènement d’une vie. Afin de s’assurer que votre meilleure ennemie ne portera pas la même robe que vous LE grand soir, des dizaines des groupes Facebook apparaissent, aux noms aussi évocateurs que Don’t Steal my prom dress 2010.

En France, des usagers des transports parisiens ont créé une mutuelle de la fraude. Moyennant un abonnement variant entre 5 et 7 euros par mois, ils partagent les frais des amendes.

Certains nouveaux appareils nécessitent une micro SIM (carte SIM miniature). Pas de réponse immédiate des industriels pour les conversions : les geeks prennent le taureau par les cornes via un petit outil capable de faire le job :

Question : les marques arrêtent-elles de nous imposer des idées d’utilisation à l’âge de la démocratie numérique ou s’agit-il simplement d’une négligence égo-centrée (les directions marketing pensent souvent que tout le monde connait aussi bien le produit qu’en interne).

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Détente : Shit my kids ruined

En réponse à la note d’hier sur les mauvais parents, changeons de perspective avec ce blog dédié aux mauvais enfants

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Détente : My parent is an idiot

Une excellente compilation de photos illustrant la compétence de certains parents. Merci Alex.

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La stratégie de l’antibuzz

Sans revenir sur le séculaire débat “y’a t’il de la bonne ou de la mauvaise publicité?”, on peut s’interroger sur certains mouvements apparus sur le marché depuis ces dernières années, marquées par la vogue du buzz marketing.

A force de nous soumettre des quantités de films pensés pour circuler à tout prix, on nous montre des images ou des vidéos à l’ironie subtile, où le doute est permis. C’est d’ailleurs cette mécanique de cryptage de la relation publicité-objet qui nourrit sa nature virale.

On ne sait plus si on a à faire à une sollicitation commerciale ou une simple vidéo LOL, alors, comme tout bon animal social que nous sommes, nous nous tournons vers nos semblables pour obtenir leur avis.

Ces stratégies masquées façonnent des publics alertes, sur le qui-vive, hypersensibles. Comment savoir si les films Coca-Cola et Mentos n’étaient pas un coup monté? Comment savoir si les enfants fumant des Smarties n’étaient pas un coup de génie publicitaire?

Pire, certaines marques jouent de l’hyperréalité (ou du murketing) jusqu’à mettre en abyme l’ébahissement des gens. Cas emblématique : Louis Vuitton installa aux abords du MoMa – lors de l’inauguration de l’exposition Murakami – un faux bazar où de faux vendeurs à la sauvette vendaient de vrais sacs.

D’où les questions? Peut-on se vendre en se dévalorisant? Y’a t’il des marques qui provoquent des bad buzz en vue :

  1. De faire parler d’elle, coûte que coûte.
  2. D’être volontairement détestée par des gens qui n’en veulent pas.

La première hypothèse trouve une illustration probante dans le très actuel malentendu lié au naming du projet de véhicule électrique Renault Zoé (cf. image). Au même titre que les nombreuses plaintes essuyées lors de la sortie de la Mégane, cette nouvelle bévue, plus que prévisible (plusieurs milliers de Français(e)s portent le prénom de Zoé), laisse dubitatif quant à ses intentions initiales.

La seconde hypothèse s’appuie sur une expérience vécue. Adolescent joueur de jeux vidéo, l’association Familles de France publiait fréquemment des injonctions à l’interdiction de certains titres, jugés violents et perturbants. Ils n’auraient pas pu mieux servir la cause des développeurs… Nous nous ruions sur ces produits, soudain surchargés de transgression.

Y’a-t’il ou avez vous déjà eu à votre connaissance la stratégie de marques ayant volontairement opté pour l’antipub?

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Les pompiers sont les pyromanes

Les maladies font tourner les affaires des médecins, les feux celles des pompiers et les cambriolages celles des assureurs et fabricants de coffre-fort. On avait traité le sujet lors d’une note sur le marketing de la honte, où comment créer ses propres conditions de marché favorables.

Une vieille intuition sur les marchands d’antivirus vient d’être confirmée par cet article de Libé qui montre que certains antivirus commentent allégrement les attaques de spywares et autres logiciels malveillants, au détriment des vrais risques informatiques.

L’article d’Ecrans revient sur le cas de la vidéo Bikini Rose, allégrement dénoncée par AVG (cf. image).

Certes, faire douter les gens, instaurer un climat de paranoïa est efficace commercialement mais quelles méthodes ancestrales !

Si les consommateurs savent à quel saint se vouer après ça…

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