Aux entournures des modes, des mouvements, des tendances, des styles et des préoccupations de l’époque, on trouve le burlesque.
A l’origine, il y a Rabelais et/ou Molière qui cultivent un subtile art du décalage en abordant des sujets légers de manière grave et vice-versa. De fil en aiguille, le burlesque s’enrichit d’une mise en scène, de mimiques, d’un imaginaire, d’un comique de situation. Dans les années 20, le burlesque le plus célèbre, c’est le slapstick, vu chez Laurel et Hardy, les Marx Brothers, Charlot…
Depuis une dizaine d’année, le new burlesque ressuscite la vieille tradition de strip-teases qui s’inspirent des spectacles de cabarets parisiens de la fin du 19e siècle d’une part, de l’esthétique rock et pinup des fifties d’autre part.
Quel est le lien entre old et new burlesque ? Le décalage, la performance, la situation.
Les belles plantes qui s’effeuillent et découvrent leurs nippies (cache-tétons) devant les spectateurs ébahis et amusés adoptent le même ressort comique et surprenant que celui d’Arnolphe et ses déclarations sur l’amour dans l’École des Femmes ou l’arroseur arrosé au cinéma.
Qu’est ce qui motive le retour du burlesque?
- Qu’est ce qui a motivé la réalisation de Tournée de Mathieu Amalric :
- L’exploitation de l’esthétique new burlesque par Dita von Teese et ses collaborations avec – entre autre – Cointreau (avec un nom pareil, c’est du CQFD) et Wonderbra :


- Idem pour Karl Lagerfeld et Chanel qui surfent sur le mood pour sa marque Ères :

- Que dire du succès du spectacle de La Clique ou autres manifestations de burlesques…

Si le burlesque recouvre un tel succès, c’est qu’il est riche de milles influences trés actuelles :
Le rapport à l’identité : l’art de la performance ou le travestissement paraissent directement corrélés sur les problématiques liées à l’identité (individuelle ou collective) à l’heure de la mondialisation (identités nationales) et de la digitalisation de nos modes de vie (identités numériques, avatars, pseudonymes).
Le rapport au genre : c’est quoi un homme ? C’est quoi une femme? Le travestissement ou les homosexualités montrent et questionnent. Les nanas qui travaillaient dans les cabarets il y a 100 ans ont participé à l’émancipation des femmes, au même titre que les spectacles actuels permettent de bousculer nos idées reçues et illustrer des sujets sérieux sur un ton badin.
Le rapport au corps : obésité, anorexie, régime, acceptation de soi, corps montré/suggéré ou caché, les questions sur le corps assurent la survie de la presse imprimée. En montrant sans tabou ni grandiloquence, le burlesque offre un reflet humoristique des névroses de l’époque.
Le rapport à la sexualité : Au-delà des genres, le new burlesque affirme vouloir réintroduire de l’érotisme dans le sexe, à l’imaginaire marque par le porno (parfois gonzo) et les pratiques extrêmes.
Le rapport à la vie : être dans le décalage, user de stratagèmes comiques, surprendre les gens à des fins politiques, parodier, rendre hommage…
Actuel, politique, poétique et brillant.
ce qui est cool avec ce genre de spectacle c’est qu’il n’y a pas d’analyse à faire, c’est du divertissement, point! :) on est dans le vrai!
pour ce qui est de l’émancipation des femmes je ne sais pas! mais je me suis fais la réflexion hier (rapport ou pas!qu’on me traite de machiste): tout en louant son usage pour le galbe des mollets et la cambrure des fesses, d’où vient le talon haut?
il me semble que c’est une chaussure récente au vue de l’histoire de la toilette féminine. Un chaussure portée d’abord par les hommes et qui à mon avis à été démocratisée par les putes et autres danseuses frivoles!!! me trompe-je?
je trouve cela plutôt drôle quand bien des femmes les critiques avec le corset comme un frein à leur liberté!
(petite réflexion sans importance et peu approfondie :) !)
ps.: magnifique cette photo de pin up avec dita von teese, je ne suis décidément pas gay!
Bonne idée la note sur les talons aiguilles, je vais m’y atteler.
Pour ce qui est du "vrai" du burlesque, je suis assez sceptique. Entre le poids de la scène, le jeu de transformation, les masques et le travestissement, nous sommes plus dans le représenté que dans le réel… Du moins à mon avis.
je préfère répondre à mon message plutôt que de me faire tacler par d’autre! en effet je me suis trompé!
voici un élément de réponse à la belle histoire du talon haut! ;)
http://www.artmony.biz/la-mode-f89/l-histoire-du-talon-aiguille-t2309.htm
Bien joué le lien !
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