
Un peu méchant mais hilarant.
Classé dans:Détente
31 juillet 2010 • 08:57 0
28 juillet 2010 • 10:16 1

Il y a quelques jours, on apprenait qu’Amazon vend plus d’e-books que de livres hard-top.
On en parlait dans la veille de Né Kid de la semaine passée : l’agressivité commerciale d’Amazon dénote un fougueux désir de pénétration. Objectif : équiper la terre entière de Kindle, qu’importent les marges, pourvu que les gens le préfèrent à l’hypePad. Après tout, une liseuse est rentable à partir de 2 livres lus par mois en moyenne, il y a une clientèle.
Le fossé entre tarifs e-books et des livres physiques constitue un potentiel de croissance intéressant pour ces derniers : on leur offre l’opportunité de justifier leur valeur. Résultat, certains exploitent déjà le filon en développant des offres haut-de-gamme.
Quelques réflexions viennent à l’esprit.
Primo, le marché du livre vit sa révolution digitale tardivement. Alors que ce medium a inspiré l’ergonomie du web, il aura fallu attendre le switch opéré par la musique pour que le livre songe à sa mue digitale (paradoxalement prête depuis un bout de temps mais pas encore disponible).
Deuzio, quid de la vampirisation? Le livre électronique va t-il se substituer au papier comme le mp3 au disque? Vont-ils cohabiter, comme l’écrit électronique et papier ?
Tertio, si Amazon souhaite gagner la bataille du e-reader, il doit voir au-delà du discount et pourquoi pas, comme discuté avec mon ami Xavier, en favorisant le piratage et en proposant un format standard façon mp3.
Digital ou analogique, l’écrit en sortira vainqueur, comme a son habitude.
Classé dans:Marketing, Amazon, e-reader, Ebook, hard top cover, iPad, Kindle
27 juillet 2010 • 12:30 0

L’affaire Bettencourt/Woerth embarrasse l’état en France, au même titre que les dizaines de milliers de fichiers confidentiels de l’armée américaine font du tort à l’institution martiale yankee (française aussi).
Ces deux situations portent au pinacle le rôle de contre-pouvoir des médias, digitaux a fortiori.
Outre l’impérieuse nécessité d’exister par le biais d’une vérité produit (ie. de l’information, un contrat éditorial de base pour la presse), la question qui se pose, c’est : “à qui profite le crime?”
Edwy Plenel, à qui on prédisait un futur ombrageux chez Mediapart après son départ du Monde, tout comme Julian Assange de WikiLeaks ou Michel Gaillard du Canard Enchainé on un point commun : leur organe de presse est financé par les dons.
D’où la question : qui donne ? Qui finance ces projets ?
Méthodes douteuses, flirt avec les règles de déontologie et éthique olé-olé sont pourtant unanimement dénoncés.
Ne tirons pas sur le pianiste : ce ne sont pas les véhicules des rumeurs et des scoops qu’il faut dénoncer (même s’ils ont leur part de responsabilité dans la publication des données) mais les mains qui les nourrissent.
N’oublions pas que le meilleur moyen de lutter contre l’opposition, c’est de la contrôler…
Classé dans:Humeur, Médias, Bettencourt, Edwy Plenel, Eric Woerth, Julian Assange, le Canard Enchainé, Mediapart, Michel Gaillard, Wikileaks