
A la croisée de la biomimicry et de la dénonciation de la dictature de la conformité, la science de la résilience est une jeune discipline qui s’intéresse à la valeur de la complexité dans les systèmes (c’est le moment de relire Edgar Morin auquel Le Monde consacre un hors-série estival).
Selon une étude menée par 2 scientifiques, la disparition progressive d’espèces végétales/animales produit un impact sur la diversité de l’écosystème et appauvrit en conséquence la richesse des feedback loops (retour d’expérience/reporting) émis par les éléments de la nature.
A long terme, l’appauvrissement des conversations génèrera nécessairement des effets négatifs sur la manière dont la nature évolue.
Cette vision des choses s’applique à l’humanité : la standardisation des modalités d’échanges linguistiques fait disparaitre chaque jour des dialectes et langues locales un peu partout sur le globe. Les gens communiquent plus, c’est vrai et c’est bien mais on ne sait comment notre culture évoluera demain si elle repose sur une poignée de langues vs. des milliers…
Réponse au siècle prochain.
Source : NY Times Idea of the day (abonnez-vous à ce blog)
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