
Il y a quelques jours, on apprenait qu’Amazon vend plus d’e-books que de livres hard-top.
On en parlait dans la veille de Né Kid de la semaine passée : l’agressivité commerciale d’Amazon dénote un fougueux désir de pénétration. Objectif : équiper la terre entière de Kindle, qu’importent les marges, pourvu que les gens le préfèrent à l’hypePad. Après tout, une liseuse est rentable à partir de 2 livres lus par mois en moyenne, il y a une clientèle.
Le fossé entre tarifs e-books et des livres physiques constitue un potentiel de croissance intéressant pour ces derniers : on leur offre l’opportunité de justifier leur valeur. Résultat, certains exploitent déjà le filon en développant des offres haut-de-gamme.
Quelques réflexions viennent à l’esprit.
Primo, le marché du livre vit sa révolution digitale tardivement. Alors que ce medium a inspiré l’ergonomie du web, il aura fallu attendre le switch opéré par la musique pour que le livre songe à sa mue digitale (paradoxalement prête depuis un bout de temps mais pas encore disponible).
Deuzio, quid de la vampirisation? Le livre électronique va t-il se substituer au papier comme le mp3 au disque? Vont-ils cohabiter, comme l’écrit électronique et papier ?
Tertio, si Amazon souhaite gagner la bataille du e-reader, il doit voir au-delà du discount et pourquoi pas, comme discuté avec mon ami Xavier, en favorisant le piratage et en proposant un format standard façon mp3.
Digital ou analogique, l’écrit en sortira vainqueur, comme a son habitude.
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