
La décennie passée aura été celle du read write web, ie. le web participatif.
Les succès (Doritos, Pepsi…) et les échecs (Skittles, Gap…) de cette approche reposant sur des contenus user generated content continuent à alimenter le débat malgré la hype passée.
Faut-il confier les prises de parole de sa marque aux gens? Comment gérer sa communication à une époque où le web peut faire et défaire la réputation d’une enseigne, à renfort de blogs ou de vidéos diaboliquement spreadable ?
Une réflexion, née d’un article sur le principe de Peter publié dans Fast Company, vient alors à l’esprit.
Quand on pense aux nouvelles expressions de la relation qui unissent les gens et les marques, on oublie souvent de considérer ces mêmes personnes en leur qualité de salariés.
Parmi les innombrables dispositifs invitant le consomm’acteur à participer, on ignore fréquemment les ressources humaines des entreprises. Les exceptions des lipdubs (voir cet exemple signé Leroy-Merlin à St Etienne, 800 000 vues en tout) confirment la règle, les études et phénomène sur le défaut de considération des salariés tranchent avec le monde merveilleux du 2.0 et de l’échange.
Comment une marque peut-elle raisonnablement envisager de jouer un rôle important pour les gens alors que ces mêmes personnes, une fois la porte du bureau franchie, vivent un enfer? Un enfer institutionnalisé par des études, des chiffres, des lois (plus ou moins sérieuses) et des statistiques variées.

