La marque iconique tolère la déconstruction. C’est même à ça qu’on les reconnait.

Le mot icône vient du russe ikona, lui-même dérivé du byzantin eikona, lui même dérivé du grec eikôn. De nos jours, le mot évoque au sens propre une peinture religieuse sur un panneau de bois.

Sa forme adjectivale iconique provient également du grec ancien. Eikonikos = qui reproduit les traits.

Dans le langage courant, on doit donc comprendre le terme iconique comme la faculté d’une image à figurer un objet. On se spécialisant un peu, on apprend que les linguistes – dont Charles Morris – parlent d’un signe iconique lorsqu’il possède « quelques propriétés de l’objet représenté ».

De fait, un signe peut être iconique sans représenter son modèle fidèlement mais partiellement. C’est l’exercice qu’a mené le collectif de graphistes Dorothy : décomposer un signe iconique au maximum tout en cherchant à conserver sa puissance d’évocation. C’est plutôt réussi :

Couleur et formes plastiques suffisent à assurer la reconnaissance des marques représentées. A tort ou à raison, on peut en déduire que ces marques sont iconiques car elles acceptent ce type de chirurgie.

La marque iconique tolère la déconstruction. C’est même à ça qu’on les reconnait :

15 thoughts on “La marque iconique tolère la déconstruction. C’est même à ça qu’on les reconnait.

Qu'en penses-tu?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s