
Puisque la semaine semble placée sous le signe de la publicité, cette news publiée dans le New Scientist donne matière à commentaire. Il y a quelques mois, Laurie Santos, une spécialiste des singes, donne une conférence TED* pour expliquer les monkeynomics : ou comment les singes comprennent les échanges basés sur le système monétaire.
Cette découverte fait naître quelques semaines plus tard un partenariat entre la scientifique et deux publicitaires : Keith Olwell et Elizabeth Kiehner de l’agence Proton.
Dans le cadre du Festival de la Créativité de Cannes, ces derniers ont présenté la semaine dernière la première campagne publicitaire à destination des singes.
Visant à observer l’influence comportementale exercée par la pub sur des capucins exposés à deux stimuli alimentaires (l’un mettant en scène un mâle Alpha, l’autre mettant en scène une femelle), on ne peut que déplorer l’anthropocentrisme misérable de cette expérience.
Quant à l’agence qui compte sur ce genre de retombées presse pour faire valoir son talent, elle ne parvient qu’à sous-entendre avec maladresse que si elle peut étendre son expérience aux primates, elle ne doit pas tenir en haute estime les publics humains qu’elle est habituée à adresser.
Ce sentiment d’omniscience égocentrique en dit long sur la plupart des agences de pub, plus obsédées par leur notoriété que par la pertinence de leurs travaux ou la réussite de leur client.
*Voici la conférence TED en question :
Classé dans:Publicité, Cannes 2011, Elizabeth Kiehner, Keith Olwell, Laurie Santos, monkeynomics, New Scientist, Proton
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