
Un bel hommage à la presse régionale.
30 juillet 2011 • 08:01 0
28 juillet 2011 • 10:11 1

Cet article publié dans The Economist illustre le paradoxe de Jevons.
Alors que le vénérable hebdomadaire britannique souligne l’étonnante vigueur du marché de la carte postale outre-Manche (+30M de cartes postales en 10 ans pour un marché de 130M d’unités), il y a de quoi s’interroger.
Comment un format aussi archaïque (illégal jusqu’en 1894 chez les brits) continue-t-il à séduire les foules à l’heure de l’hyper-connectivité?
Le paradoxe de Jevons énonce une observation simple :
A mesure que les améliorations technologiques augmentent l’efficacité avec laquelle une ressource est employée, la consommation totale de cette ressource peut augmenter au lieu de diminuer. [...] l’introduction de technologies plus efficaces en matière d’énergie peut, dans l’agrégat, augmenter la consommation totale de l’énergie.
Les nouvelles technologies ne substituent pas nécessairement les anciennes technologies. Si le mobile n’a pas remplacé le téléphone fixe, les réseaux sociaux ne remplaceront pas les emails, la télévision n’a pas tué la radio. Certaines technologies disparaissent (le Minitel, le télégraphe, le be-bop…), d’autres non.
Le marché s’agrandit. Voilà pourquoi notre temps se fait rare et qu’un sentiment d’accélération nous suffoque parfois.
Classé dans:Innovation , cartes postales, paradoxe de Jevons, The Economist, William Stanley Jevons
27 juillet 2011 • 07:58 10

Cette micro-idée vient d’un gourou du marketing : Guy Kawasaki (un des mecs qui s’occupait du marketing d’Apple lors du lancement du Macintosh en 1984).
Dans un diaporama dédié à l’innovation, il donne une petite astuce pour se forcer à penser simplement : ne jamais écrire dans une police dont le corps est inférieur à 30 points.
L’encombrement des mots impose la synthèse. Malin.
A manier avec un chronomètre en complément.
Classé dans:Graphisme , apple, Guy Kawasaki, Macintosh
26 juillet 2011 • 08:57 2

Il y a quelques semaines, on parlait du real time bidding, une pratique émergente en agences médias autorisant l’automatisation d’enchères d’espaces publicitaires en temps réel.
Il apparait que cette pratique ne concerne pas uniquement l’univers de l’achat d’espace. Bank of England utilise les moteurs de recherche pour adapter son offre. L’article Using search data as economic indicators publié chez Hitwise explique comment la banque anglaise se sert de Google pour ajuster ses prix en fonction de la nature des requêtes : prêt automobile, appartement à louer, etc.

Le graphique ci-dessus illustre la variation du prix des biens immobilier à vendre (en mauve) en fonction de l’accroissement du volume de requête ‘property – real estate for sale’ (en bleu) au détriment de “property – real estate renting’ (en rose).
De quoi rendre fous les gens déjà englués dans un brouillard de tarification on ne peut plus opaque. Faudra-t-il demain développer des compétences de courtier pour avoir accès au logement? Est-ce que le public utilisait déjà ce genre de tactiques (pour vendre un objet sur eBay par exemple)?
Vos témoignages sont les bienvenus.
Classé dans:Innovation , Bank of England, ebay, experian, Hitwise, real estate for sale, real estate renting, real time bidding