
C’est une petite théorie comme il en existe tant, la poésie en plus.
Le syndrome des îles Galapagos désigne l’évolution isolée : d’une espèce animale (les célèbres tortues géantes), des humains (cf. les hobbits de l’île de Florès), d’une culture ou d’un produit.
Elaborée par Charles Darwin lors d’un voyage d’études au milieu du 19e siècle, le syndrome est une des briques qui mènera le scientifique à sa théorie de l’évolution.
En plus d’un sujet de conversation amusant, il offre une clef de lecture intéressante sur les problématiques d’innovation. Fréquemment convoqué pour décrire la crise du secteur automobile US dans les 00′s ou les téléphones mobiles japonais, le syndrome illustre un principe élémentaire : pas de succès sans usage (où une forme de loi de Metcalfe élargie).
Si cela paraître évident, on observe quantités de flops de produits ou de services qui ne sont pas pensés pour le plus grand nombre. Les appareils Archos sont sans doute formidables, au détail près que personne ne sait les utiliser. Ce n’est pas la peine de chercher à trouver la martingale dans son coin, le plus important est d’apporter une réponse aux gens.
On comprend dès lors la vogue des méthodes de travail itératives (Agile, Lean, etc.), économes en temps et plus modestes face à leur capacité d’adoption par les gens.
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