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Le syndrome des îles Galapagos : be right or be president

C’est une petite théorie comme il en existe tant, la poésie en plus.

Le syndrome des îles Galapagos désigne l’évolution isolée : d’une espèce animale (les célèbres tortues géantes), des humains (cf. les hobbits de l’île de Florès), d’une culture ou d’un produit.

Elaborée par Charles Darwin lors d’un voyage d’études au milieu du 19e siècle, le syndrome est une des briques qui mènera le scientifique à sa théorie de l’évolution.

En plus d’un sujet de conversation amusant, il offre une clef de lecture intéressante sur les problématiques d’innovation. Fréquemment convoqué pour décrire la crise du secteur automobile US dans les 00′s ou les téléphones mobiles japonais, le syndrome illustre un principe élémentaire : pas de succès sans usage (où une forme de loi de Metcalfe élargie).

Si cela paraître évident, on observe quantités de flops de produits ou de services qui ne sont pas pensés pour le plus grand nombre. Les appareils Archos sont sans doute formidables, au détail près que personne ne sait les utiliser. Ce n’est pas la peine de chercher à trouver la martingale dans son coin, le plus important est d’apporter une réponse aux gens.

On comprend dès lors la vogue des méthodes de travail itératives (Agile, Lean, etc.), économes en temps et plus modestes face à leur capacité d’adoption par les gens.

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Stratégie de la rareté et marketing paradoxal : les marques et la psychologie inversée

La psychologie inversée est un petit procédé permettant d’obtenir quelque chose de la part d’une personne tierce. Il consiste à formuler sa requête en employant un argument contraire à ce qu’on souhaite obtenir.

Exemple : je souhaite que mon colocataire fasse la vaisselle plus souvent. Au lieu de lui demander de nettoyer ses assiettes, je vais lui proposer d’investir conjointement dans de la vaisselle jetable en vue de régler le problème.

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Le sens caché derrière les sons : une question phonosémantique

Cette étude constitue un argument de choix pour des débats verbeux. Elle prouve que l’emploi de certaines voyelles influe sur la perception d’un objet. Si les mots ont un sexe, les voyelles portent également un sens. Cette discipline porte le doux nom de symbolique du son ou phonosémantique.

Si les plus courageux prendront le temps de parcourir la page Wikipedia dédiée à ce sous-ensemble de la linguistique, nous nous contenterons ici de relater une expérience menée par le marketer américain Richard Klink.

Capitalisant sur la signification des sons (pensez à l’exemple éloquent de l’onomatopée), Richard a éprouvé cette série de découvertes à l’univers magique des marques. Sans surprise, la symbolique du son continue son charme en communication commerciale ou corporate : l’emploi d’un i évoque la petitesse, le o la lourdeur, etc. Mieux, cette connotations ne s’arrête pas aux frontières civiles mais résonnent le plus souvent en fonction des racines linguistiques.

Pensez-y lors de votre prochaine séance de brainstorming, derrière chaque intuition gît une théorie.

En voici le résumé :

A number of studies over the last 100 years or so have shown that front vowels in many languages tend to be used in words that refer to small, thin, light things, and back vowels in words that refer to big, fat, heavy things. It’s not always true, but it’s a tendency that you can see in any of the stressed vowels in words like little, teeny or itsy-bitsy (all front vowels) versus humongous or gargantuan (back vowels). Or the i vowel in Spanish chico (front vowel meaning small) versus gordo (back vowel meaning fat). Or French petit (front vowel) versus grand (back vowel).

In one marketing study, for example, Richard Klink created pairs of made-up product brand names that were identical except for having front vowels or back vowels: nidax (front vowel) verus nodax (back vowel), or detal (front vowel) versus dutal (back vowel). For a number of hypothetical products, he asked people which seemed bigger or smaller, or heavier or lighter, with questions like:

  • Which brand of laptop seems bigger; Detal or Dutal?
  • Which brand of vacuum cleaner seems heavier, Keffi or Kuffi?
  • Which brand of ketchup seems thicker, Nellen or Nullen?
  • Which brand of beer seems darker, Esab or Usab?

In each case, the participants in the study tended to choose the product named by back vowels (dutal, nodax) as the larger, heavier, thicker, darker product. Similar studies have been conducted in various other languages.

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #60

1. Génie du cinéma muet, Fatty Arbuckle connu une fin de carrière assez trash.

2. McDonald’s ne réalise qu’1% de ses ventes le matin.

3. Pourquoi l’heure de la Freebox indique-t-elle toujours 13h37. Think L33t. Merci Gaëtan

4. Dans la nature, les métis ont des petits noms. Merci Chloé

5. Autre génie du muet, Buster Keaton sombra dans la dépression à l’arrivée des talkies.

6. Louise Brooks n’a pas non plus apprécié l’essor du parlant : elle a finit par bosser chez Saks.

7. Symboles de la royauté française, la fleur de lys a d’abord été grenouille.

8. Le panneau Hollywood qui figure sur une colline de Los Angeles s’est initialement appelé Hollywoodland, nom inventé par un promoteur immobilier.

9. Monstre du cinéma d’avant-guerre, Murnau (Nosferatu, L’aurore…) connut lui aussi une mort érotico-tragique

10. Logo démoniaque et marque d’enfer : savez-vous pourquoi les chaussures Mephisto portent ce nom? (information impossible à dénicher, j’en appelle donc à l’intelligence collective).

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Cuteroulette

Le Chatroulette du cute. Bon week-end !

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