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People are biased against creative ideas : ne jamais oublier de tenir compte de la créaphobie ambiante

Dans la série des informations qu’il est bon de garder dans un coin de la tête (surtout en réunion), cette étude montre que les gens sont naturellement opposés à la créativité.

Alors que cette valeur est encore toute jeune dans notre société séculaire, les gens favorisent l’existant, l’empirique.

En outre, puisque nous pensons selon des schémas, notre cerveau à tendance à favoriser ce qu’il connait , ce qu’il a déjà vécu, dans une optique de contrôle. D’où cette xénophobie naturelle ressentie – mais pas souvent avouée – pour les idées neuves et originales.

Allez du vent bande de zazous !

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Allier les actes à la parole : Darling, l’agence pull

Convaincue de l’intérêt d’être une agence plus pull que push, le site de l’agence Darling propose un design tout à fait pertinent : une barre de recherche propose à l’internaute de choisir ce qu’il veut savoir de l’entreprise. Etre pull donc.

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Le street fishing : une illustration de l’effet jogging riche d’enseignements pour les marques

On parlait de l’effet jogging il y a quelques jours. En voici une jolie illustration : le street fishing. En vogue depuis quelques années dans les métropoles occidentales, la pêche connait un regain d’intérêt à rebours du sens commun.

La nourriture abonde à tous les coins de rues : quelle motivation archaïque redonne envie de chasser sa nourriture? Le seul plaisir de se retrouver entre amis? Celui de reconnecter avec nos racines ancestrales? De se singulariser à tout prix? D’exercer une activité sportive en plein air?

Sans doute un peu de tout ça.

Ce que nous enseigne aussi le street fishing, c’est la puissance de notre environnement culturel. Impraticable il y a quelques années, la pêche urbaine est le fruit d’une politique de préservation des fleuves, engagée dans les années 80, à l’époque où Chirac promettait de se baigner dans la Seine.

Si cette phrase n’était qu’une gaudriole, les poissons sont bien revenues, on compterait actuellement une quinzaine d’espèces contre 2 ou 3 il y a 20 ans.

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La pêche urbaine fait figure de métaphore de l’évolution de la relation entre les gens et les marques.

Savamment contrôlées grâce à une gestion des flux informationnels distribués entre quelques grands canaux, les messages pouvaient jadis être dosés, les modalités de réceptions de l’informations étaient peu matures, l’environnement économique prompt à la dépense, tout allait bien. C’était l’heure du top-down. “Il faut pêcher pour vivre, pêchons”.

Petit à petit, une vague contestataire a fait son apparition, sous l’impulsion de facteurs aussi variés que l’atomisation des audiences et de l’offre informationnel, la maturité des publics, les crises économiques… Désormais, les gens font ce qu’ils veulent avec ce qu’on leur envoie. C’est l’heure de la désobéissance civile, du hacking et du braconnage, du bottom-up. “On pêche si on en a envie”

Les marques qui ont du succès à notre époque sont celles qui préservent les rivières et laissent revenir les poissons. Elles ne forcent personne à sortir ses gaules mais s’enthousiasment de ce type d’initiatives spontanées, consumer based.

Les marques devraient toutes être des bacs à sables, pas des puzzles.

Non à l’affordant branding !

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Face au développement des personal datas, nous sommes tous des valeurs boursières

C’est le sentiment qu’inspire le développement de cette batterie d’indicateurs calculant toutes sortes d’index de performance individuelle.

On nous propose de connaitre notre coefficient d’influence sur nos réseaux sociaux (combinés ou séparés), de savoir qui nous ajoute ou nous retire de ses listes d’amis, de se comparer aux influentials. Monitorer le nombre de clics de nos photos FlickR, de pages vues de nos sites personnels, de commentaires de nos skyblogs.

Notre CV est en train de devenir une interface Google Analytics.

Ajoutez à ça un subtil rebattement des modalités de gestion de la vie privée et vous obtenez une market place géante, composée de valeurs individuelles. Encore privées et détenues par des holdings familiales, qu’est ce qui empêche ces valeurs de devenir publiques? Est-ce qu’un individu peut se coter en bourse? Si oui, sur quel marché?

S’il y a des gens qui se sont mis en vente sur eBay pour financer leurs études contre une promesse de remboursement indexée sur leur réussite dans la vie, ce type de comportement trouve aujourd’hui une résonance peu folklorique.

Si tous ces indicateurs apportent un éclairage complémentaire à nos identités, la question doit être prise au sérieux. Après tout, les assureurs/banquiers réclament des visites médicales, pourquoi pas notre score Klout, garantie d’influence et de sécurité d’investissement?

A l’inverse, les hommes vont-ils se munir d’indicateurs offline pour faire leur promotion? Faudra-t-il faire figurer son EBITDA sur son CV dans les années à venir?

L’open data doit-il concerner les gens, comme le préconise la start-up MyData.

Voilà quelques hypothèses qui ne font pas regretter l’absence d’outils de mesure fiable et standardisées des interactions online…

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