
Ce communiqué IPSOS/NRJ Global traite de la montée continuelle de la valeur plaisir chez les 25-49 ans français depuis quelques dizaines d’années.
Une mention intéressante figure parmi les conclusions :
70% d’entre eux déclarent se faire souvent plaisir dans leur vie [...] L’étude met aussi en évidence un paradoxe : la plupart des individus interrogés estiment se faire souvent plaisir mais seulement 33% pensent que leurs compatriotes se font souvent plaisir dans leur vie.
Une excellente manière d’illustrer le third-person effect. Ce phénomène de psychologie sociale montre que de manière générale, nous pensons être moins vulnérables que nos voisins.
Dans le cas de l’étude IPSOS, il peut expliquer le sentiment des Français de se faire plus plaisir que leurs concitoyens (de la même manière, on dit qu’environ 25% des Français déclarent se sentir appartenir aux 10% les plus riches).
Appliqué à la communication, des personnes exposées à un message ont tendance à croire que leurs voisins sont plus influencés (cf. travaux de W. Phillips Davison).
Une manière de s’interroger sur l’intelligence des campagnes stigmatisant les comportements d’autrui.
Deux exemples typiques :
Classé dans:Insights, third-person effect, W. PHILLIPS DAVISON
Merci pour cet article ! Cela s’appelle aussi le “biais d’optimisme”, j’en parle dans mon article sur le loto http://www.sciigno.net/?p=1174 Pourquoi sommes-nous persuadés que nous avons plus de chance de gagner que notre voisin ? Le biais d’optimisme…
Ah également relier au phénomène appelé “last place aversion” : http://www.economist.com/node/21525851
[...] que cette note abordait le sujet du biais de la troisième personne (ou pourquoi les gens s’estiment plus heureux que la moyenne), cette théorie connexe ne [...]