
La proposition des neurones miroirs est étonnante. Elle montre que l’individu est le produit d’une maturation sociale ET neuronale.
Les neurones miroirs ont été identifiés il y a une vingtaine d’années. Il s’agit d’une partie du cerveau qui réagit à des stimuli particuliers, lorsque nous voyons quelqu’un faire quelque chose. Exemple : si je vois quelqu’un prendre une pomme, mes neurones miroirs s’enclenchent.
Pourquoi miroirs? Parce que les neurones qui s’enclenchent lorsque je vois quelqu’un attraper une pomme appartiennent à la même zone que mes neurones désignant ma zone de préhension. Mon cerveau réagit de la même manière quand je prends une pomme que lorsque je vois quelqu’un prendre une pomme.
Voilà pourquoi un bon bailleur en fait bailler 10, ou pourquoi une affiche publicitaire peut orienter notre regard.
Sans doute imparfaite, cette approche n’en demeure pas moins intéressante pour réinterroger le processus de construction culturelle. Et si la mimésis n’était qu’un phénomène neuronal? Et si l’anthropologie et/ou la sociologie étaient des sciences dures?
Selon le neuroscientifique Vilayanur Ramachandran, les miroirs neurones – ou Gandhi neurons – sont responsables de notre civilisation. Mieux : c’est tout le système de philosophie moderne – reposant sur la notion d’individu et de libre arbitre – qui se leurre :
Classé dans:Insights, Gandhi neurons, mimesis, miror neurons, neurone miroir, Vilayanur Ramachandran
[...] stimulant nos neurones miroirs, gros pourvoyeurs [...]
[...] stimulant nos neurones miroirs, gros pourvoyeurs [...]