
A ceux qui en doutaient encore, voici un excellent article de Jonah Lehrer (un habitué du lien quotidien) publié dans Wired expliquant comment la créativité nait des contraintes.
Plus nous sommes gênés (par un obstacle sur un parcours, un inconnu dans une équation, le bruit d’une perceuse nous empêchant de nous concentrer), plus nos capacités cognitives entrent en mode big picture (je vous épargne le résumé des expériences menées pour arriver à ce type de résultat) et réussissent à se détacher des petits détails parasites. Nous prenons de la hauteur et réussissons (cela demeure une probabilité) à créer des connexions inattendues.
De quoi relativiser les vices du multitasking ou des théories catastrophistes des 12 minutes de concentration, voire des open spaces tueurs.
Un autre argument militant pour des stratégies de communication intégrées (ça faisait longtemps), pensant moyens et messages de concert.
Auriez-vous l’idée de cuisiner un tian avant de connaitre les ustensiles et plats dont vous disposez en cuisine? Possible. En ce cas, vous adapteriez-vous en cas de mauvais équipement ? Sans doute. Serait-ce in fine meilleur? Possible.
Arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs (sans connaitre la force motrice dont nous disposons).
Classé dans:Innovation, Insights, How We Decide, Jonah Lehrer, l'open space m'a tuer, multitasking
[...] choisir son camp entre les frictions créatives et les caresses ennuyeuses? Pas certain, la journée ne suffirait pas à lister les [...]
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