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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #75

1. Avant 1945, la marque automobile Jaguar s’appelait SS Cars. On comprend pourquoi elle a préféré changer de nom, d’autant plus que son logo évoquait des souvenirs peu amènes.

2. Quand aller chez le médecin rimait avec michetonner. Merci Charlotte

3. Les parents allemands consacrent 13,4% de leur budget jouets aux jeux de construction à “culture ingénieur”, la plus forte proportion européenne (1er marché d’Europe pour Lego).

4. La pléonexie, le désir d’avoir plus que les autres en toute chose. Made in Mauss. Merci Fabien

5. L’effet Bouba/Kiki est une théorie psycho cognitive prouvant les synesthésies plastiques et linguistiques. En clair : les gens attribuent naturellement un nom aux consonances rondes à une forme arrondie. Merci Alex.

6. Les ravages écologiques générés par les tournages d’Apocalypse now, Ben Hur, The Beach, Le Monde du silence…

7. Annie Cordy et le PSG à l’époque où il s’appelait encore le PSGFC… Merci Guillaume

8. Arnie possède son musée.

9. Le meme do not want viendrait d’une mauvaise traduction de Star Wars en chinois. Merci Alex

10. L’histoire du Made in Germany, emblème de honte (estampillé Germany – UDSSR Occupied ; merci Marylou) inventé en 1887 par le Royaume-Uni pour vanter la qualité de fabrication british.

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Selon une étude américaine…

Il y a toujours une réponse à tout selon une étude américaine….

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Marketing vert : quand la parole tait, quand l’image eclipse

C’est un article un peu polémique comme on les aime, de Joel Makower, publié sur GreenBiz.

Sans y aller par quatre chemins, il assimile le green marketing aux problèmes d’ordre minoritaires : plus on en parle, plus on les marginalise. In fine, ce qui partait d’une bonne intention termine stigmatisé et génère des blocages (on pense ici aux lois paritaires ou à la discrimination positive).

Son point est donc simple : plus on parle de green marketing, moins il a de chance d’intégrer les comportements quotidiens. Sa disparition serait la preuve de son succès, tout comme l’effet underwear illustre l’adoption réussie d’un comportement.

Aussi, comment réussir à faire des marques des acteurs engagés pour le bien de tous? Comment contourner la dissonance cognitive inhérente dans les produits bio (plus cher pour moins de choses)? Atteindrons-nous un jour la masse critique nécessaire pour atténuer les surcoûts industriels liés à la marginalité des produits respectueux de la planète?

La question est posée et passionne. Des idées?

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Siri va t-il imposer l’emploi de stratégies de naming adaptées?

Le dernier article d’InternetActu fait allusion aux nouvelles pratiques générées par Siri. Incapable d’interpréter les tonalités de la voix, l’intelligence artificielle du dernier iPhone réclame une diction précise de chaque mot et de chaque signe de ponctuation pour composer une phrase.

Seras-tu prêt à midi point d’interrogation

L’auteur de l’article – Nick Wingfield - relate l’expérience d’un type qui cherche l’adresse d’un débit de boisson nommé Coffee Bar via Siri. Répétant à l’envi coffee bar, coffee bar, coffee bar à son smartphone, un de ses voisins l’interpelle, excédé : “Eh mec, t’as qu’à dire Starbuck”.

Voici l’intérêt d’avoir un bon nom de marque.

La question s’est déjà posée lors de l’avènement de Google et des mots clefs (coffee bar a peu de chance de remonter dans les requêtes à moins d’être copieusement pleusseouané) ou même plus tôt lorsque les marques se sont internationalisées.

Aujourd’hui, Siri remet le débat sur l’orthographe et la prononciation d’un terme au goût du jour. Si son usage devait se populariser (ce qui serait entre nous assez étonnant), nulle doute que les marques devront oeuvrer pour faciliter leur diction.

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Un kilo du plume est-il moins lourd qu’un kilo de plomb? Quand les vanités publicitaires se tirent une balle dans le pied

On entend de plus en plus souvent des remarques telles que :

  • “Les annonceurs dépensent 25 % de leurs budgets dans la presse, les gens n’y consacrent plus que 15 % de leur temps”
  • “Le mobile représente 1% des dépenses pub aux US mais arrive à capter 10% de l’attention des consommateurs, contrairement au print qui ne capte que 7% de celui-ci pour un investissement publicitaire 25 fois supérieur au mobile”

Les émetteurs de ces âneries ne se cachent pas : la presse et quelques grands patrons*.

Comme dirait Einstein :

“Everybody is a genius. But if you judge a fish by its ability to climb a tree, it will live its whole life believing that it is stupid.”

Comment peut-on décemment ranger tous les médias sous un dénominateur commun ? La logique s’y oppose, tout simplement :

Depuis quand le temps d’exposition est-il une variable universelle? Les hagiographes du digital ne se (com)plaisent-ils pas à répéter que sur le net, on interagit, on converse à la marque? Comment comparer le temps d’exposition d’un film publicitaire devant un téléviseur et dans une salle de ciné? (on va s’épargner la liste complète mais vous avez compris le principe).  Quid du multitasking?

Heureusement que les investissements ne correspondent pas au poids publicitaire des médias. Cela constituerait un aveu d’incompréhension des idiosyncrasies propres à chaque média.

Faudrait-il inclure 5% de fruits et légumes dans notre régime alimentaire au prétexte que les fruits et légumes pèsent pour 5% de la production mondiale de nourriture?

Non seulement ces allégations sont absurdes, mais elles sabordent l’industrie. On se croirait revenu quelques siècles en arrière quand la science prétendait pouvoir tout mesurer (ce qui ne semble pas encore tout à fait enterré). Il ne s’agit que d’arguments commerciaux.

* Typique, voici Martin Sorell qui divague :

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