Marketing, Médias

Laissons les gens faire ce qu’ils veulent : contre le dogme bourgeois de l’engagement

Si Facebook défend des valeurs bourgeoises, les agences ne sont pas en reste.

Sous l’influence de gourous à la Seth Godin, l’engagement est doté d’une aura dogmatique. La pub étant un sale gosse incapable de garder ses jouets plus de 3 minutes, l’engagement est traité comme un effet de mode voué à disparaitre.

Passer d’un marketing de l’interruption à un marketing de la permission ne révolutionne rien. En espérant que les gens vont être d’accord pour avoir une conversation avec les marques, le permission marketing est bien plus insidieux que son aïeul.

On sait que la fidélité des gens est un mythe, que les gens se prennent la tête en magasin, ne prennent jamais de vrais décisions et aspirent à la simplicité. Tous les consommateurs n’ont pas vocation à devenir ambassadeurs, les gens se foutent d’interagir avec les marques.

Ce genre d’opérations n’ont rien d’engageantes. Elles sont humiliantes et plus interruptrices que n’importe quelle déclaration d’impôt.

L’engagement est une mythologie bourgeoise qui défend l’emprisonnement des gens sous couvert d’ouverture d’esprit.

Laissons les gens faire ce qu’ils veulent.

Voici de l’eau supplémentaire au moulin du anti 2 way.

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11 thoughts on “Laissons les gens faire ce qu’ils veulent : contre le dogme bourgeois de l’engagement

  1. Ping: La notion d’engagement en marketing, ce mythe bourgeois. / Paperboyz.fr

  2. Les gens qui parlent d’engagement sont des brasseurs de vent.

    Notre but est de vendre des produits, rien de plus, rien de moins.

    Inventer des indicateurs intermediaries sterils n’est qu’un ecran de fumee servant a proteger ceux qui sont incapables de prouver leur utilite, c’est a dire prouver qu’il rapporte plus qu’il ne coute.

    Encore un vanity metric a rajouter a la liste de votre bullshit detecteur.

    Je ne peux qu’approuver la definition ironique qu’en fait Martin Wiegel, Head du Planning de W+K Amsterdam

    Engagement. An exercise in obfuscation. Guaranteed to leave everybody having no idea what you’re on about. Because you don’t either.

    http://martinweigel.org/2012/08/30/words-i-hate/

    • Nul besoin de préciser à quel point je suis d’accord. J’ai toutefois trouvé le post de Weigel un peu dur. Nous ne sommes pas là pour cracher dans la soupe mais pour créer des solutions. Je n’ai personnellement aucun problème avec le jargon, c’est l’idéologie sous-jacente qui me pose problème.

  3. Ping: De l’exigence du transmedia et l’absurdité des “programmes de communication” : pourquoi le futur de la pub ne s’écrira pas comme un roman « Notre Lien Quotidien

  4. Ping: Laissons les gens faire ce qu’ils veulent : contre le dogme bourgeois de l’engagement | Old media - New media | Scoop.it

  5. Ping: L’obsession CSP+ est responsable du manque d’intérêt des gens pour les marques « Notre Lien Quotidien

  6. Ping: La soif de earned media est-il le fruit de l’immatérialité des marques? « Notre Lien Quotidien

  7. Ping: Que raconte le « product displacement  sur notre rapport à la consommation? « Notre Lien Quotidien

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