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Le blanc rend lisible ce que le noir rend visible : aimons ce qui n’est pas (ou pas encore)

J’ai adoré cette phrase dans cette vidéo signée Thibault de Fournas et Christopher Wilson publiée sur Frenchweb :

Le blanc rend lisible ce que le noir rend visible

Elle illustre avec clarté le concept d’indexation de Jean-Marie Klinkenberg, ie. la capacité d’un signe à être remarqué dans un environnement (cf. article Sony).

Elle donne aussi à penser sur l’écriture et le savoir en général. Notre connaissance est-elle la somme de ce qu’on sait ou de ce qu’on ne sait pas? Pics or it didn’t happen ! Il n’y a pas de positif sans négatif.

Sans blanc il n’y a pas de noir et inversement. Ce qui écrit n’existe que par la grâce de ce qui n’est pas écrit. Certaines marques en jouent avec talent :

L’emploi d’une police en creux efface la marque au profit de son territoire.

C’est le principe du yin et du yang. L’orient pense le complément plutôt que la dualité. Une formidable introduction à la pensée complexe chère à Morin.

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Worth1000

Un site proposant des concours de Photoshop qui passionne les internautes mais dont les résultats sont parfois assez étranges.

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La dyslexie comme preuve de lecture en mots-images

Un designer graphique frappé de dyslexie a cherché à mettre à profit ses compétences pour faciliter le quotidien de ses pairs victimes des mêmes maux.

Cette courte vidéo explique sa démarche :

Ca faisait un bout de temps que je cherchais un visuel de même type que celui illustrant cette note. La démarche est similaire à celle du Noun Project : tout est image.

Y compris le texte, décodé en blocs d’images-mots (en témoigne notre capacité à lire la note supra).

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #58

1. Le nom Atari vient d’un terme emprunté au jeu de go (ne manquez pas la suite de l’article source). Merci Olivier.

2. L’interdiction de l’absinthe en 1915 a été très généreusement défendue via des campagnes de relations publiques agressives :

L’absinthe rend fou et criminel, provoque l’épilepsie et la tuberculose, elle tue chaque année des milliers de Français. Elle fait de l’homme une bête féroce, de la femme une martyre, de l’enfant un dégénéré, elle désorganise et ruine la famille et ainsi l’avenir du pays.

3. Le syndrome de Paris.

4. Le nom Final Fantasy fait référence à la situation du studio qui l’a créée : lors de la conception de ce jeu vidéo, un échec supplémentaire lui aurait valu la faillite.

5. La Nasa a deux logos.

6. Dans les années 60, Robert Badinter a été avocat de Brigitte Bardot (source : Françoise par Laure Adler)

7. Le Lapin Agile, cabaret de Montmartre, tire son nom de l’auteur de son logo André Gill. L’établissement a brièvement été surnommé lapin à Gill.

8. L’expression 6 pieds sous terre provient de l’église : cette profondeur correspondait à la limite de la terre sacrée. En-dessous, un défunt était considéré comme excommunié.

9. Un backronym est un acronyme défini a posteriori.

10. Godwin!

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Bien penser = penser en 30 points

Cette micro-idée vient d’un gourou du marketing : Guy Kawasaki (un des mecs qui s’occupait du marketing d’Apple lors du lancement du Macintosh en 1984).

Dans un diaporama dédié à l’innovation, il donne une petite astuce pour se forcer à penser simplement : ne jamais écrire dans une police dont le corps est inférieur à 30 points.

L’encombrement des mots impose la synthèse. Malin.

A manier avec un chronomètre en complément.

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