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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #83

1. Mélange à base d’avoine, d’amande et de miel, le granola désigne au Québec et aux USA un individu un peu hippie doté de convictions écologiques.

2. Un Airbus A340 consomme 3,5 litres de kérosène par passager pour 100 kilomètres (si l’avion est rempli). Source Challenges.

3. Les Stony awards récompensent chaque année les meilleurs stoners, ces comédies US où l’herbe joue un rôle central.

4. 5 théories liées à notre sexualité :

  • Les baisers serviraient à se mithridatiser,
  • La poitrine des mamans permettrait d’éviter aux nourrissons de s’étouffer,
  • Les gémissements seraient une invitation au sexe à plusieurs,
  • La sexualité servirait la compétition entre espèces,
  • L’orgasme féminin serait un heureux hasard.

5. Marcel Duchamp est devenu citoyen américain en 1955, aux côtés de tant d’autres. Merci Olivier.

6. La belle histoire du rhinocéros d’Albrech Dürer, représenté sans jamais en avoir vu, employé comme métaphore du planning digital.

7. Sur la dernière décennie, Opel n’a pas gagné un centime.

8. Les pantins ont été inventés à Pantin.

9. En cas de désaccord entre réalisateur ou producteur ou pour offrir des bonus DVD, la plupart des films à gros budget sont tournés avec plusieurs fins.

10. Sega a inventé (entre autres) Kinect il y a 20 ans :

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Walled gardens vs. navigateurs : les applications mobiles ne sont probablement qu’un effet de diligence

Le dogme de l’application mobile bat de l’aile.

Avec le temps, on constate que l’optimum de Pareto s’observe sur l’usage des applications : les gens utilisent le plus souvent quelques applications seulement.

En outre, les chiffres Mediamétrie montrent que “91 % des mobinautes disent à avoir consulté au moins un site web au quatrième trimestre 2011, seulement 60,6 % ont ouvert au moins une appli.”

Par ailleurs, le dossier d’introduction en bourse de Facebook a pointé les faiblesses et la frilosité du californien sur mobile. Pour l’arrivée de son programme publicitaire mobile, FB souhaite favoriser les navigateurs afin de contourner la taxe prélevée par Apple.

D’autres chiffres encore montrent que la préférence des applications au navigateur mobile varient fortement selon les usages :

Ces 4 points créditent la thèse de l’effet de diligence des apps mobiles.

Le développement du web mobile est comparable à celui du web sur ordinateur (et plus largement à celui des ordinateurs tout court). L’accès au net a commencé par des programmes dans les années 80 pour laisser place aux navigateurs dans les années 90.

Un scénario identique se répète sur mobile.

Les apps ont fait décoller les usages (avec toutes les limites énoncées ci-dessus) mais montrent aujourd’hui leurs limites. La nouvelle bataille se joue sur les browsers. D’où le lancement d’un chrome mobile.

Si le choix du navigateur mobile est encore très largement sujet de son OS mobile, il y a fort à parier que les utilisateurs reproduiront sur mobile ce qui ce passe sur PC, en choisissant des concurrents plus performants.

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #82

1. The dozens, sorte de concours d’insultes ghetto. Merci Erwan

2. Primé à l’exposition universelle de 1900, Le Tanneur équipe l’armée française pour la guerre de 14-18.

3. L’énigme Publius, cas précoce de marketing viral online initié par les Pink Floyd durant la tournée Division Bell en 1994. L’énigme n’a jamais été résolue.

4. L’expression y’a plus de saisons remonterait au 5e siècle. Merci Hélène.

5. Le Found art est un synonyme du readymade.

6. Les boutons d’ascenseur visant à fermer la porte sont des leurres (check minute 25). Ils ne servent qu’à nous donner le sentiment que nous maîtrisons notre  environnement :

7. Sur un litre d’essence vendu 1,5euros, un distributeur retire une marge moyenne d’un centime.

8. Skeuomorph, adjectif définissant un objet dont le design s’inspire des prédécesseurs de l’objet en question. Exemple : des colonnes sur le fronton d’une maison. Merci Sébastien.

9. Selon Peter Sloterdijk, 98% des textes savants, érudits ou universitaires – mémoires, séminaires, thèses, contributions scientifiques projets de recherche – sont écrits dans l’attente d’une non-lecture partielle ou totale.

10. Ugawood, le Bollywood made in Ouganda. Merci Erwan

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L’iconicité des modèles automobiles : un capital dont de trop nombreuses marques se privent

Ce sujet devient un marronnier du NLQ mais face au marasme de l’industrie automobile, il y a de quoi être frappé par l’absence totale de foi de certains constructeurs dans les marques.

Que certains focalisent leurs efforts sur les pays émergents, soit. On peut vendre des merdes aux BRIC, ils sont loin de chez nous, on ne sera pas dans leurs embouteillages. Que d’autres ne misent pas sur les modèles hybrides/électriques/écologiques, pourquoi pas. Après tout, on a fini par comprendre que la plupart des gens se fichaient de savoir que le tiers du globe serait submergée dans un siècle.

Mais que toutes les marques ne capitalisent par sur le design de leurs autos est frappant.

On dit que la première publicité d’une automobile, c’est l’automobile elle-même. Aussi, reconnaître la marque d’une automobile à son design participe de l’entretien du capital de la marque :

  • En créant une connexion émotionnelle entre le véhicule et la personne qui reconnait la marque,
  • En renforçant le sentiment de popularité de la marque (“j’ai l’impression d’en voir partout et souvent”),
  • En stimulant nos neurones miroirs, gros pourvoyeurs d’achats,

On sait que l’iconicité d’un design le rend plus fort : il tolère la déconstruction, devient historique (voire mythique), facilite la reconnaissance de l’objet signifié.

Ainsi, pourquoi certaines marques osent changer radicalement de dessin à l’issue d’un rachat (on pense ici aux Chrysler rebadgées Lancia en Europe ou aux Chevrolet badgées Fiat) ou lors du renouvellement d’une gamme (pensez aux Clio ou aux Mégane de Renault).

Si les impératifs industriels demeurent impondérables, on peut toutefois se demander si quelques constructeurs comprennent ce qu’est une marque.

Est-ce que le sentiment de nouveauté prime sur l’iconicité dans le processus de décision d’achat d’une auto? Est-ce propre à une catégorie de véhicule ?

Quand on croise une Range-Rover, une Jaguar, une Porsche ou une Rolls-Royce dans la rue, la reconnaissance est instantanée. Cette tactique est-elle réservée aux véhicules premium ? Non. Ferrari fait tout le contraire.

Les 4 marques citées précédemment ne font évoluer leur dessin que très progressivement, si une optique ou une calandre participe de l’identification d’un constructeur, on ne le change pas tous les 3 ans. L’apposition d’un logo sur le nez d’une auto ne la rend pas iconique. Aussi énorme soit-il.

Ironie du sort : la plupart des grands succès des années 00 sont des rééditions de modèles iconiques. La Mini, la Fiat 500, Coccinelle. Pourquoi les constructeurs se privent-ils d’un tel capital? Chaque année, on entend parler de la nouvelle 2CV, de la nouvelle R5 ou autres…

Au boulot ! La voie de la premiumisation obligatoire en Europe passe par ce genre d’initiatives.

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