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L’autre vainqueur du Superbowl : la micro marque ultra locale Old Milwaukee portée par l’acteur Will Ferrell

On ne présente plus Will Ferrell, l’icone des comédies US patron de Funny or Die.

Fan d’une vieille marque de bière américaine depuis des années, il s’est proposé d’en devenir l’égérie. Ses films Old Milwaukee sont étonnants – forcément – et sophistiqués, exploitant avec subtilité une esthétique low-tech idéale pour évoquer l’authenticité d’un produit redneck (voir ci-dessous).

Du point de la diffusion TV, les Etats-Unis sont un marché totalement différent de l’Europe. Les networks y sont régionaux, on achète de la télé un peu comme on achète de l’affichage en France. La norme consiste à diffuser régionalement. Les films nationaux sont rares.

En plus de cette collaboration tombée du ciel avec Ferrel, la marque capitalise sur à une stratégie d’achat hyperlocale (on imagine qu’il y a une question de moyens derrière). Elle ne diffuse ses films que sur des micro-marchés : Davenport (Iowa), Terre Haute (Indiana), Milwaukee…

Aussi, le soir du Superbowl, la marque a réussi un joli coup en diffusant son nouveau film uniquement à North Platte (Nebraska), un des plus petits marché du pays, connu pour être la ville natale d’un joueur des Patriots : Danny Woodhead.

Merci Olivier pour la version HD

Une manière intelligente de susciter l’attention des relais d’opinion pour décupler les effets d’une mini marque de plus en plus sympathique grâce à son exploitation média ultra-pertinente d’un insight indémodable : small is beautiful.

Quelques bons films Old Milwaukee :

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Nouvel algorithme et tyrannie du like : bienvenue dans le nouveau Facebook, gigantesque trottoir

S’il est une excellente preuve de l’hypothèse médiologique (cf, cf) selon laquelle les outils façonnent les modes de pensée autant que les modes de pensée font émerger certains types d’outils, en voici une.

Le nouvel algorithme Facebook de remontée des stories sur notre wall va bouleverser la nature et la manière dont les contenus sont échangés.

La diffusion des liens sur nos walls dépend désormais du nombre de like qu’ils récoltent (ainsi que d’autres variables telles que la nature du lien avec ses amis ou le mode de souscription aux contenus).

Plus on récolte de like, plus on apparaît sur le mur de ses contacts : en visibilité comme en durée.

Cette observation est aussi théorique qu’empirique : certains auront remarqué que le lien quotidien feature depuis quelques semaines les inspirateurs des sujets (notamment les 10 choses que je ne savais pas la semaine dernière) dans la publication de ses notes sur Facebook. En cas de like des susnommés, la visibilité des articles bondit dramatiquement.

Si la condition d’existence d’un contenu est assujettie à l’appréciation de ses audiences, il y a fort à parier que les contenus diffusés prennent le pli des goûts du public et partent à la chasse au like.

Une pression supplémentaire pour les marques qui luttent sur FB, comme pour le quidam, forcé de composer avec ce nouvel ordre de la popularité, instigateur de personnalités, de fun et d’exclusivité (on pense notamment au syndrome identifié des attention whores).

La logique de la télévision et de la circulation circulaire de l’information n’est pas si loin.

Pour le 10e anniversaire de la disparition de Bourdieu, ce nouvel  algorithme valait bien un hommage.

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #80

1. Le nombre d’objets connectés à internet aurait dépassé le nombre d’humains en 2008.

2. 70% des achats de vin en France sont effectués par des femmes.

3. L’histoire du nom de la marque Epson est simple. Lorsque Seiko lance la première imprimante électronique, il la baptise EP (Electronic Printer). Le 2e modèle, lancé quelques années plus tard, est appelé EPson, le fils d’EP.

4. Les personnages de Bob l’Éponge seraient inspirés des 7 péchés capitaux. Oui monsieur.

5. Seinfeld a reçu les pires notes de l’histoire de la TV US en pré-test.

6. Le Manuscrit de Voynich demeure indéchiffrable.

7. Trois millions de Français enfourchent chaque jour leur bicyclette pour se rendre sur leur lieu de travail, faire leurs courses ou leurs déplacements de loisir.

8. J’aime Lire serait la première marque européenne de jeunesse, plus connue que Mickey. Merci Sébastien.

9. 10 idées reçues :

10. On trouve parfois des choses intelligentes chez les publicitaires.

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Entendu au boulot : embedded en agences

Petite trouvaille encore toute fraiche, issues des observations perçantes d’une équipe en agence. C’est drôle et acerbe.

Les brèves de comptoirs d’agence en quelques sorte.

Bravo les gars.

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Un kilo du plume est-il moins lourd qu’un kilo de plomb? Quand les vanités publicitaires se tirent une balle dans le pied

On entend de plus en plus souvent des remarques telles que :

  • “Les annonceurs dépensent 25 % de leurs budgets dans la presse, les gens n’y consacrent plus que 15 % de leur temps”
  • “Le mobile représente 1% des dépenses pub aux US mais arrive à capter 10% de l’attention des consommateurs, contrairement au print qui ne capte que 7% de celui-ci pour un investissement publicitaire 25 fois supérieur au mobile”

Les émetteurs de ces âneries ne se cachent pas : la presse et quelques grands patrons*.

Comme dirait Einstein :

“Everybody is a genius. But if you judge a fish by its ability to climb a tree, it will live its whole life believing that it is stupid.”

Comment peut-on décemment ranger tous les médias sous un dénominateur commun ? La logique s’y oppose, tout simplement :

Depuis quand le temps d’exposition est-il une variable universelle? Les hagiographes du digital ne se (com)plaisent-ils pas à répéter que sur le net, on interagit, on converse à la marque? Comment comparer le temps d’exposition d’un film publicitaire devant un téléviseur et dans une salle de ciné? (on va s’épargner la liste complète mais vous avez compris le principe).  Quid du multitasking?

Heureusement que les investissements ne correspondent pas au poids publicitaire des médias. Cela constituerait un aveu d’incompréhension des idiosyncrasies propres à chaque média.

Faudrait-il inclure 5% de fruits et légumes dans notre régime alimentaire au prétexte que les fruits et légumes pèsent pour 5% de la production mondiale de nourriture?

Non seulement ces allégations sont absurdes, mais elles sabordent l’industrie. On se croirait revenu quelques siècles en arrière quand la science prétendait pouvoir tout mesurer (ce qui ne semble pas encore tout à fait enterré). Il ne s’agit que d’arguments commerciaux.

* Typique, voici Martin Sorell qui divague :

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