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Le top 10 des films du Superbowl a généré plus de earned que leur valeur paid

Kantar a montré que le top 10 des films publicitaires diffusés le soir du Superbowl a généré plus d’impressions earned que paid en valeur (113% pour être précis).

Ce score s’explique par une orchestration savante de la part de certaines marques à base de bande-annonces (Volkswagen), de formats longs ou de qualité de création. Les scores de visualisations de vidéos online ont gonflé de 267% par rapport à l’année précédente. On ne sait malheureusement pas si la valeur earned englobe les impressions et les conversations (ce serait étonnant mais le communiqué y fait allusion).

Ces chiffres encouragent le bon travail et couronnent les films par le plébiscite.

Ces résultats consacrent également la logique conversationnelle.

Si ces films publicitaires demeurent des films publicitaires, leurs stratégies de diffusion et de programmation (le mediaplanning pour ne pas le nommer) sont pensées pour être visionnées plusieurs fois par les gens, sur plusieurs canaux. Les planneurs ne pensent plus uniquement en impressions paid mais en impressions paid et earned.

Ça n’a pas l’air révolutionnaire mais constater que cette stratégie fonctionne est encourageant.

Si toutes les marques ne font pas l’effort de produire des contenus adaptés à chaque canal (il ne s’agit que d’un mono-message évènementiel), la logique du single splash propre au Superbowl d’antan laisse progressivement place à une émission de message invitant à l’échange et à la circulation.

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L’autre vainqueur du Superbowl : la micro marque ultra locale Old Milwaukee portée par l’acteur Will Ferrell

On ne présente plus Will Ferrell, l’icone des comédies US patron de Funny or Die.

Fan d’une vieille marque de bière américaine depuis des années, il s’est proposé d’en devenir l’égérie. Ses films Old Milwaukee sont étonnants – forcément – et sophistiqués, exploitant avec subtilité une esthétique low-tech idéale pour évoquer l’authenticité d’un produit redneck (voir ci-dessous).

Du point de la diffusion TV, les Etats-Unis sont un marché totalement différent de l’Europe. Les networks y sont régionaux, on achète de la télé un peu comme on achète de l’affichage en France. La norme consiste à diffuser régionalement. Les films nationaux sont rares.

En plus de cette collaboration tombée du ciel avec Ferrel, la marque capitalise sur à une stratégie d’achat hyperlocale (on imagine qu’il y a une question de moyens derrière). Elle ne diffuse ses films que sur des micro-marchés : Davenport (Iowa), Terre Haute (Indiana), Milwaukee…

Aussi, le soir du Superbowl, la marque a réussi un joli coup en diffusant son nouveau film uniquement à North Platte (Nebraska), un des plus petits marché du pays, connu pour être la ville natale d’un joueur des Patriots : Danny Woodhead.

Merci Olivier pour la version HD

Une manière intelligente de susciter l’attention des relais d’opinion pour décupler les effets d’une mini marque de plus en plus sympathique grâce à son exploitation média ultra-pertinente d’un insight indémodable : small is beautiful.

Quelques bons films Old Milwaukee :

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #81

1. Brooks Brothers est la première marque à avoir accroché l’étiquette du prix de ses articles en vitrine, dans les années 30.

2. Les ventes de Smirnoff décollèrent aux US dans les années 40, une fois que la marque décide de se vendre comme du whisky blanc.

3. Les Françaises, et particulièrement les Parisiennes, sont les premières consommatrices mondiales de lingerie : 97 euros par an (contre 79 pour les autres Européennes et 74 pour les Américaines).

4. Par le mélange des genres théâtraux, les romantiques ont définitivement inventé la post-modernité :

5. Le propriétaire britannique moyen d’un smartphone n’utilise que 20% de ses fonctions (la situation ne doit pas être très différente en France).

6. Le smoking est né à la fin du 19e siècle en Angleterre : il était réservé aux hommes passant au fumoir (une salle interdite aux femmes). Aux USA, on appelle le smoking Tuxedo car il fut importé d’Europe par un élégant qui fréquentait le  Tuxedo Park Country Club de New York.

7. L’invention du téléphone mobile date de 1922. Merci Adrien.

8. L’industrie représente 1/4 du PIB de la Suisse, doit deux fois plus que la France (au passage, ne manquez pas l’anecdote du Mark Rich).

9. Ken Block, l’as du volant égérie de DC Shoes pas-vraiment-fan-de-l’environnement, est le co-fondateur de la marque.

10. Le joueur de basket du logo de la NBA, c’est Jerry West, des Los Angeles Lakers.

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Microwaves Ruin Everything : contenu purement viral

Inspirée par l’incroyable Will it blend?Microwaves Ruin Everything est une vidéo (une série est en préparation) qui fait la promotion de la politique anti micro-ondes de la chaine de restaurant Moe’s Southwest Grill spécialisée dans le chili.

Réalisée avec les moyens du bord, elle a tout pour devenir virale, grâce à un contenu étonnant (le do not try this at home tombe à point nommé).

D’un point de vue communication, le message est parfaitement clair, tout en jetant discrètement l’opprobre sur la concurrence.

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Entendu au boulot : embedded en agences

Petite trouvaille encore toute fraiche, issues des observations perçantes d’une équipe en agence. C’est drôle et acerbe.

Les brèves de comptoirs d’agence en quelques sorte.

Bravo les gars.

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