
C’est facile mais jouissif. Les publicitaires devraient se voir distribuer des points Godwin pour ça : bien plus que de la pub.
14 avril 2012 • 08:57 0

C’est facile mais jouissif. Les publicitaires devraient se voir distribuer des points Godwin pour ça : bien plus que de la pub.
20 mars 2012 • 10:41 2

Cette réflexion est facile mais comme on ne la lit nulle part (est-ce trop évident?), testons.
Le business de la communication est ingrat. L’instabilité des annonceurs, la volatilité des consommateurs et le turnover des salariés offre un environnement de travail prompt à défavoriser la stabilité des affaires. D’aucuns diront que cette soif d’équilibre est tueur de créativité. D’autres (votre CFO probablement) y verront une appréciable – bien que fugace – soupape de projection à moyen terme.
Si la plupart des agences se réclament de la trempe des créatifs, elles sont pourtant nombreuses à employer des astuces assurant un revenu récurrent, notamment les sagas publicitaires.
Cette tactique brillante directement inspirée des feuilletons littéraires, mercenaire de la guerre de l’attention, est le meilleur ami des directeurs financiers. Elle amortit les coûts fixes du pitch et des présentations clients en quelques mois à peine. L’agence produit des sequels, le client est content, plus besoin de réinventer la roue chaque année. Le boucher a trouvé sa vache à lait.
Ainsi, tout comme les organisations peuvent se déprécier par manque d’air frais, les sagas publicitaires prennent parfois la poussière, illustrant inconsciemment les états mentaux de leurs artisans.
La saga publicitaire tue et rend plus fort simultanément son auteur.
Classé dans:Publicité, créativité, poison, saga publicitaire, vache à lait
16 mars 2012 • 11:08 1
Method est une marque formidable. On a déjà raconté son histoire sur Notre Lien Quotidien (sortir du placard grâce au design pour stimuler les usages). Dommage qu’elle ne soit pas très disponible en France.
Leur dernier film rappelle ceux d’Intel avec le Blue Man Group.
Elles se positionnent de la même manière, en ingrédients.
Si toutes les marques ingrédients ne communiquent pas conformément à leur statut (c’est le cas des très attributaires Gore Tex ou Lycra*) sans doute par complexe, il est intéressant de constater comment Method se positionne en ingrédient alors qu’elle n’est pas une marque ingrédient au sens propre (désolé pour le jeu de mot).
Vis à vis des gens, elle se positionne comme un moyen et pas une fin, contrairement à une immensité de marques. C’est une modeste appréciable et conforme aux relations commerciales qu’attendent les gens à notre époque. Tout simplement.
Toutes les marques pourraient être des ingrédients de nos vies.
Toutes les marques devraient être des ingrédients de nos vies.
*
Classé dans:Publicité, Clean Happy, dolby, gore tex, Intel, lycra, marque ingrédient, Method, People Against Dirty
14 mars 2012 • 09:27 6
C’est inédit : ce numéro est 100% visuel :
1. Facile mais inspirant, le Kinect Effect de Microsoft, récompensé chez TED :
Ça n’a l’air de rien comme ça mais ce film consacre une révolution copernicienne chez MS : l’ouverture aux usages et au bottom-up.
2.

3.
4.

Classé dans:Innovation, Publicité, hacking, kinect, Kinect Effect, lifehack, microsoft, TED
8 mars 2012 • 12:05 0

La consommation n’a jamais aussi bien porté son nom. Pas celle qui manipule les signes, celle qui brûle, étymologiquement.
La consommation consume, fait disparaître, tue, réduit en cendres.
Quelle ironie, aussi, de lire la preuve que les personnes matérialistes observent une forte connexion à leurs marques fétiches en cas d’angoisse de la mort.
Il se protège grâce à leur hantise.
Vanité des vanités, rien n’a décidément changé.
On ne loue pas assez l’intelligence de ce visuel mythique, employé de surcroît par un créateur de le nom évoque doublement l’éternel : Christian Dior.

Classé dans:Humeur, Publicité, Christian Dior, consommation, consumere, matérialisme, memento mori, vanité