
10 ans après No Logo de Naomi Klein, est-ce que les marques ont changé? C’est la question que pose Andrew Potter dans un article pertinent et percutant.
Son point de vue est limpide. Oui les marques ont évolué, du moins en apparence. Elles se sont inspirées des revendications altermondialistes et antipubs pour répondre à la demande de nouvelles attentes conjugant sens et engagement.
Lors de la dernière décennie, des tonnes d’innovations semblent affiliées à l’esprit contestataire qui souffla sur Seattle en 1999.
Le guérilla marketing et le street marketing ont fait les choux gras de tas de nouvelles agences, les flash mobs enchantent les fans de danse ou de karaoké au 4 coins du monde (y compris en taule), on a vu apparaitre le commerce équitable, les produits bio ont explosé, idem pour la responsabilité sociale d’entreprise, les engagements nutritionnels…
Le cas d’école, ce sont les restaurants McDonald’s. Considérés il y a 10 ans comme des enclaves infernales (celui de Millau fut tout de même saccagé), ils sont parvenu à entièrement se réinventer et devenir une entreprise modèle (du moins en France) : produits made in France et/ou bio (+ un logo devenu vert), menus light ultra cadrés, marque employeur préférée… Le tout félicité d’une croissance exemplaire.

Malgré la justesse des enseignements d’Andrew Potter, la morale de l’histoire est un peu triste. Sans coups de bâtons, les marques ne peuvent pas correctement se remettre en question. On se croirait dans une salle de classe du début du 20e siècle. Pour d’autres insights inspirants, reportez-vous au dernier brulot de la canadienne :
La crise actuelle aura-t-elle eu la même influence dans 10 ans?