On adore se moquer du concept d’uberisation de l’économie, autre nom du néo-libéralisme galopant

clara gaymard

Ce document est une pépite concentré jargonisant (les grands obstacles à la disruption étant la fiscalité et la réglementation…) emblématiques des fantasmes et des incohérences qu’inspire l’uberisation de l’économie.

Il a cependant l’agréable vertu de ridiculiser ce concept dont on ne répétera jamais assez le véritable objectif : déréguler et individualiser l’agent économique (même Deloitte ne se hasarde pas à parler de création de valeur, cf slide 10), endommager le vivre-ensemble au nom de la “disruption” des vieux acteurs.

Ces mêmes vieux acteurs dont on est quand même content de pouvoir utiliser les infrastructures – Amazon ou Uber n’iraient pas bien loin sans La Poste ou le réseau routier… – pourtant pointée du doigt par les Uber de l’économie.

On s’emmêle définitivement les pinceaux au moment où le document se met à parler de GE ou P&G, confondant sans détour l’économie on-demand (aka. le secteur tertiaire), de la collaboration (modèles P2P) et les méthodes de management innovantes et horizontales.

Bref, un ramassis d’idées reçues à prendre avec des pincettes. D’ailleurs les consommateurs ne s’y trompent pas : ils voient avant tout dans la sharing economy une opportunité de regagner du pouvoir d’achat.

Dommage, les slides sur l’innovation sont claires et intéressantes.

A quoi sert une marque? Demandez leur avis aux start-ups.

steve bill ennems amis hypocrisie

Demandez leurs avis aux start-up évaluées des milliards alors qu’elles ne crachent rien ou qu’elles n’ont jamais su faire autre chose que leur métier de base (sans parler de celles qui n’ont pas d’autre modèle économique que de se faire racheter par un gros balourd du Nasdaq).

Une marque, c’est un repère, c’est une promesse, c’est l’espoir de tomber sur quelque chose.

Et pourtant, la réalité financière de ces marques est bien hétérogène.

C’est à ça que sert le branding : créer et entretenir des mythes.

Merci Vincent pour la vidéo

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I’m dissapointed.