Innovation, Marketing

Tout sauf de la fidélisation, de l’acquisition à court terme au mieux : une énième critique de la gamification

Ce n’est pas la première fois que ce blog s’attaque à la hype 2011 appelée gamification.

Un petit ouvrage – de qualité fort médiocre – apporte un éclairage psycho-sociale supplémentaire sur les limites de cette soi-disant vision du monde.

Primo, les techniques de gamification sont souvent court-termiste. Si une personne peut être motivée par un but à atteindre (ex : une carte de fidélité dans un kebab, n’ayons pas peur des exemples minables), elle a peu de chance de se repéter au jeu une fois l’objectif atteint : c’est le post reward resetting phenomenon. Les jeux vidéo sont souvent pensés pour être finis une fois, au mieux, il existe plusieurs routes menant à la même quête.

Secundo, plus l’incentive est brandie comme un trophée, plus les gens sont biaisés. Au travail, si un manager se contente de promesses monétaires à ses équipes, il rentre dans une spirale vicieuse ou l’argent devient la seule motivation. Spontanément, les gens donnent moins. Le jour où il ne peut plus rémunérer ses salariés à la mesure des objectifs qu’il fixe, c’est la grève. Les récompenses extrinsèques sont parfois moins efficaces que les intrinsèques (cf. Brian Knutson).

Tertio, les mécaniques à récompense variables sont bien plus efficaces que ceux à récompense fixe. L’illustration idéale étant le fonctionnement d’une machine à sous dans un casino. Les gens ne camperaient pas des heures devant les machines s’ils connaissaient la fréquence systématique d’intervention du jackpot… (cf. conditionnement opérant).

Ces points montrent que la gamification peut être utile dans une optique d’acquisition à court terme, moins à long terme… Arrêtons donc d’y voir une martingale à la fidélisation (dont on connait par ailleurs la valeur…*)

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Geek

Une histoire de créativité : hommage à Claude Shannon

C’est la première fois que cela arrive, pardonne-moi par avance mais cet article est copié/collé du blog de Né Kid où je l’ai rédigé hier. Son but n’en est pas moins amoindri, au contraire. S’il contribue à raviver le souvenir proto-geek de Claude Shannon, ce sera une victoire.

On l’entend plusieurs fois par jour sans se douter de sa présence.

Vous parlez de lui mais vous ne connaissez pas.

Il est partout mais vous ne le trouverez nulle part.

Voici le genre de devinettes qu’appréciait Claude Shannon, un des pères des sciences de l’information et de la communication, disparu il y a un peu plus de 10 ans. Hommage.

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