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Le meilleur ami de l’homme

A ceux qui ont passé l’été sur les routes et qui demeurent adeptes de l’automobile malgré les innombrables rodomontades écologico-durablito-petroleo-responsablo-criso-politiques dont les “chars” sont les obscurs objets, vous n’êtes sans doute pas restés indifférents aux charmes du GPS (Elle non plus).

On parlait il y a quelques jours à peine des projets de crowdsourcing de Google pour actualiser en temps réel l’état de fluidité du trafic routier. Sachez désormais que cette contribution à l’intérêt général est bien peu de choses compte-tenu de ce que la technologie routière vous propose.

Une étude menée par Nokia – via sa branche Navteq spécialisée dans la navigation – montre en effet que le temps gagné grâce aux GPS permet d’économiser 4 jours de temps libre par an. Ce n’est pas une blague, tout juste une preuve qui devrait sérieusement booster les ventes.

Une étude qui pourrait se convertir quasiment sans effort en briefing créatif… Avec le Loto, on se demande comment dépenser son argent en trop, grâce aux GPS, on se demandera comment économiser les 4 jours de temps libre… A quand les premières campagnes ? Les paris sont lancés.

Source : Dvice

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Le cas Zevs : qu’entend-on par “mauvaise” publicité ?

C’est un court article de L’Express sur le procès de l’artiste Zevs qui interroge toute la notion de “publicité”.

Étymologiquement, il s’agit de rendre public quelque chose, ni plus, ni moins.

Le temps, la pédagogie, le business et le “professionnalisme” aidant, les publicitaires ont réussi à prouver par A+B que la publicité devait être si possible gratifiante pour une marque. A travers des contenus télévisés, papier, web – blablabla – on injecte de la substance à une marque pour la rendre sympathique aux yeux des gens en vue de la faire préférer.

Certains affirment que la pub est le miroir de notre société. De fait, elle n’hésite pas à s’inspirer des éléments culturels contemporains pour susciter l’adhésion : people, films, musique…

De fait, pourquoi faudrait-il condamner les artistes, les antipubs ou les situationnistes qui détournent la pub? Le concept sous-jacent du brand jacking ressemble pourtant à ce que bon nombre de marketeurs se tuent à vendre à leurs clients : une marque qui engage les gens, des clients qui se (ré)approprient des éléments, etc.

La frontière entre l’officiel et le off semble essentiellement légale, le résultat est franchement le même.

Qui disait que l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage?

Entre la bonne et la mauvaise pub, la ligne de démarcation est arbitraire. Je me demande si les vindictes engagées ne résonnent pas comme de la jalousie de la part des marques ou créatifs…

Voici une vidéo de l’artiste :

Source : L’Express

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Aaahh, les créatifs…. Tous nourris à la même herbe

On en parlait pour illustrer la fonction agenda des médias.

Cette théorie a été publiée dans les années 70 par McCombs et Shaw, deux chercheurs américains. Son principe : ce que les médias nous montre “existe”, ce qu’ils ne nous montrent pas “n’existent pas”. En bref, les gens n’ont pas le temps d’aller fouiner au-delà du flot d’information qu’on leur sert chaque jour et oublient ou ignorent ce dont les médias ne parlent pas.

Cette théorie est extrapolable dans la vie en général, c’est ce que ce reportage illustre. C’est parce que nous fréquentons les mêmes sites internet, les mêmes lieux ou les mêmes sources d’informations que nous avons (presque) les mêmes inspirations et a fortiori, les mêmes idées.

Revenons à notre expérience menée par Derren Brown :

  • 2 créatifs d’agences de publicité,
  • un trajet en taxi pour les mener sur les lieux d’un challenge,
  • une mini-compétition créative entre les 2 individus,
  • un résultat.

Le moule culturel et les réflexes “créatifs” font le reste.

PS: à ne pas prendre pour argent comptant… C’est un peu trop beau pour être vrai.

Source: Strategic Content

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Draper le looser

La petite communauté marketingo-geek s’est récemment émue d’une nouvelle série diffusée – dans l’anonymat – le dimanche soir sur TPS Star : Mad Men.

Encensés par Télérama, je dois bien avouer que les 3 premiers épisodes m’ont laissé dubitatif. Il est par ailleurs intéressant de noter le bouleversement que vit ces dernières années le statut de la série télé, passant du ringard – certaines appellent ça culte - des Amour, Gloire et Beauté, Magnum et consors au populaires et branchés Six Feet Under ou Weeds. Ca fera trés certainement l’objet d’un post prochain.

_ Les publicitaires sont cyniques et trop sûrs d’eux : pourquoi pas…

_ Les femmes sont gourdes et peinent à tenir la bride de leur libido récemment tolérée par les sixties-préfigurant-par-la-même-les-années-hippies : pourquoi pas…

_La péquenaude est ravie d’avoir trouvé un job downtown et les femmes aux foyers s’ennuient dans leur résidences pavillonaires… : ça commence à faire beaucoup.

Beaucoup de clichés sur le way of life, un pubard-superstar qui doute de lui (il trompe sa petite-femme-bien-sous-tout-rapport avec une illlustratrice free-lance) et du bien-fondé de ses travaux (pub pour des cigarettes)… Au bout de 3 épisodes, Mad Men peine à ne pas me faire penser à un bootleg choucroute & gomina du 99F de notre Beigbeider national (le générique rappelle le suicide fantasmé de FB dans l’adaptation de Jan Kounen) mêlé au spleen vaporeux de Virgin Suicide.

Affaire à suivre

Mise à jour : un an plus tard. Quel con je fais. C’est génial.

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