
Outre le génie publicitaire d’IBM avec les projets Watson ou Deep Blue gît une question inquiétante : peux-t’on programmer nos vies?
Si l’on en croit cet article, l’intelligence de Watson appliquée à la médecine pourrait transformer le superordinateur un médecin de premier choix. De la même manière qu’on peut expliquer à un gros PC que les échecs se composent de quelques milliers d’ouvertures suivies de X combinaisons possibles, un ordinateur peut faire des pronostics sur les symptômes d’un patient après avoir été renseigné sur X variables.
C’est le principe de l’automatisation d’une tâche : ludique, désintéressée, professionnelle, inédite. Peu importe. De là à automatiser une partie de nos boulots il n’y a qu’un pas. C’est ce que craignent aujourd’hui les ouvriers du sectaire secondaire, c’est le présent et l’avenir du tertiaire.
Dès lors, il ne s’agit pas de lutter contre le cours inexorable de l’histoire mais d’en reconnaître les forces et les faiblesses pour mieux s’en accommoder. Admettre que l’intelligence artificielle est un phantasme cheap et sans âme. Chaque crise est une opportunité. Ici, l’automatisation redonne une chance aux gens de valoriser leurs opinions, leurs différences, leurs points communs et leurs divergences.
Une machine n’a aucun jugement, elle ne peut dépasser ce pourquoi elle a été programmée. La beauté et l’intelligence est humaine.
En somme, la vieille distinction entre matheux et littéraires n’est pas prête de se tarir.

