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L’iconicité des modèles automobiles : un capital dont de trop nombreuses marques se privent

Ce sujet devient un marronnier du NLQ mais face au marasme de l’industrie automobile, il y a de quoi être frappé par l’absence totale de foi de certains constructeurs dans les marques.

Que certains focalisent leurs efforts sur les pays émergents, soit. On peut vendre des merdes aux BRIC, ils sont loin de chez nous, on ne sera pas dans leurs embouteillages. Que d’autres ne misent pas sur les modèles hybrides/électriques/écologiques, pourquoi pas. Après tout, on a fini par comprendre que la plupart des gens se fichaient de savoir que le tiers du globe serait submergée dans un siècle.

Mais que toutes les marques ne capitalisent par sur le design de leurs autos est frappant.

On dit que la première publicité d’une automobile, c’est l’automobile elle-même. Aussi, reconnaître la marque d’une automobile à son design participe de l’entretien du capital de la marque :

  • En créant une connexion émotionnelle entre le véhicule et la personne qui reconnait la marque,
  • En renforçant le sentiment de popularité de la marque (“j’ai l’impression d’en voir partout et souvent”),
  • En stimulant nos neurones miroirs, gros pourvoyeurs d’achats,

On sait que l’iconicité d’un design le rend plus fort : il tolère la déconstruction, devient historique (voire mythique), facilite la reconnaissance de l’objet signifié.

Ainsi, pourquoi certaines marques osent changer radicalement de dessin à l’issue d’un rachat (on pense ici aux Chrysler rebadgées Lancia en Europe ou aux Chevrolet badgées Fiat) ou lors du renouvellement d’une gamme (pensez aux Clio ou aux Mégane de Renault).

Si les impératifs industriels demeurent impondérables, on peut toutefois se demander si quelques constructeurs comprennent ce qu’est une marque.

Est-ce que le sentiment de nouveauté prime sur l’iconicité dans le processus de décision d’achat d’une auto? Est-ce propre à une catégorie de véhicule ?

Quand on croise une Range-Rover, une Jaguar, une Porsche ou une Rolls-Royce dans la rue, la reconnaissance est instantanée. Cette tactique est-elle réservée aux véhicules premium ? Non. Ferrari fait tout le contraire.

Les 4 marques citées précédemment ne font évoluer leur dessin que très progressivement, si une optique ou une calandre participe de l’identification d’un constructeur, on ne le change pas tous les 3 ans. L’apposition d’un logo sur le nez d’une auto ne la rend pas iconique. Aussi énorme soit-il.

Ironie du sort : la plupart des grands succès des années 00 sont des rééditions de modèles iconiques. La Mini, la Fiat 500, Coccinelle. Pourquoi les constructeurs se privent-ils d’un tel capital? Chaque année, on entend parler de la nouvelle 2CV, de la nouvelle R5 ou autres…

Au boulot ! La voie de la premiumisation obligatoire en Europe passe par ce genre d’initiatives.

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Une idée pas prête d’être oubliée

Un peu de légèreté ne fait jamais de mal, surtout quand il s’agit de traiter de sujets graves.

Un hôpital allemand vient d’avoir une idée de génie.

Alors que leurs patients atteints de la maladie d’Altzheimer passaient leur temps à fuguer, le personnel de l’établissement a observé que les malades se rendaient systématiquement à l’arrêt de bus le plus proche.

Problème : les malades marchaient dans la rue, traversaient des chaussées… Bref, ils se mettaient en danger.

Inadmissible a estimé la direction du Benrath Senior Center de Dusseldorf qui a donc fait fonctionner ses neurones pour endiguer le phénomène.

Résultat : ils ont bâti un faux arrêt de bus juste devant la clinique. C’est un succès. La plupart des ex-fugueurs se retrouvent désormais devant le portail de la clinique, sans prendre le moindre risque.

Le design au service d’une meilleure vie…

Plus de détails ici.

Source : Fast Company

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Sortez les marques du placard !

Une des craintes majeures des marketeurs, c’est le one-shot. On achète le produit une fois, l’expérience est décevante (mille et une raisons possibles) et on le range au placard.

Ce constat s’applique est très vrai pour les appareils électroménagers. Rien de tel qu’un robot multifonction bien compliqué pour se sentir découragé… Une fois le produit remisé, c’est foutu. Il ne ressortira plus qu’à quelques occasions spéciales.

Pour face à ce problème : deux solutions. La simplicité et l’esthétique.

La meilleure des armes pour concilier les deux : le design.

Vous avez sans doute remarqué que depuis quelques années, les machines deviennent simples (cf. Nespresso), sexy et multicolores.

Cette approche vise à faire sortir les appareils du placard.

Parce qu’il décore votre cuisine, vous ne le rangez pas, vous êtes donc plus susceptible d’y penser et de l’utiliser.

C’est cette stratégie qui a guidé la vision d’une marque de produits ménagers pas comme les autres : Method.

Grâce à l’esthétique de ses produits, Method invite les consommateurs à ne plus planquer leurs produits ménagers sous leur évier.

En lançant le mouvement People Against Dirty, cette marque a motivé les gens à faire leur “cleaning out” et transformer leur manie de la propreté en fierté.

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Le délire Saab

La marque suédoise nourrit la presse depuis quelques mois, notamment depuis que General Motors ait annoncé son désir de se séparer de l’emblématique marque automobile. Aux dernières nouvelles, le constructeur hollandais Koenigsegg devrait reprendre le flambeau.

Comme le soulignait Wallpaper* il y a quelques jours, Saab est une marque de puristes : ses motorisations (jusqu’à son rachat il y a 15 ans par GM), ses innovations, son design… Tout était pensé dans les usines suédoises. C’est pour cette raison que cette marque, restée indépendante pendant de longues années, a réussi à bâtir une réputation, une “griffe” bien propre et surtout… une communauté (cf. ça ou ça)

Au même titre qu’on trouve encore (de plus en plus en maison de retraite toutefois) des citroënistes, les propriétaires de Saab constituent une race à part.

Objectivement, qu’est ce qui peut les pousser à dépenser autant d’argent pour une marque peu connue alors qu’il pourrait entrer dans le club des possesseurs de berlines allemandes? Design, innovations ou motorisations, toutes ces raisons motivaient les fans de la marque à opter pour la singularité, l’assurance d’appartenir à un club restreint.

L’insight générique relatif aux marques étrangères n’a jamais été aussi vrai…

En espérant que cette marque subsistera…

NB: cet article a partiellement inspiré cette note.

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Clash des générations : la mémoire du geste du walkman

Une expérience intéressante a été menée en Angleterre en vue d’illustrer les comportements inhérents aux objets qui nous entourent. Consécutivement aux 30 ans du walkman, un journaliste anglais s’est amusé à confier pendant quelques jours un walkman à un adolescent habitué du iPod.

Les réactions générées par l’expérience ne manquent pas de piquant.

Pour commencer, le jeune a du mal à comprendre le système des 2 faces de la cassette. Ensuite, il exprime ses doutes quant à la qualité sonore des enregistrements magnétiques. Pour terminer, il s’étonne de la laideur de l’objet et des réactions produite par les passants dans la rue, ce qui donne un nouveau coup de marteau sur la caractéristique “accessoire de mode” du baladeur Apple.

Chaque objet produit ses propres utilisations, c’est une aspiration quasi universelle du design. De fait, le teenager réinvente la fonction shuffle en avançant ou rembobinant arbitrairement la cassette.

Cette interaction etait relativement prévisible, pourquoi?

La dématérialisation de la musique a induit un biais d’utilisation énorme dans la consommation et l’écoute de musique. L’album a quasiment disparu au profit d’une écoute “au morceau”. La musique ne s’apprécie plus comme un tout mais comme une somme de partis (donnant par là même du fil à retorde aux tenant de la holistique), ce qui réduit considérablement – dans certains cas uniquement – la portée de l’oeuvre.

Redécouvrira-t-on un jour des albums construits au sens opéra-rock du terme ? La génération zapping renoue-t-elle plus prosaïquement avec le sens premier de l’album qui était une compilation disparate d’inspirations et de ressentis?

Les remixs électro de plusieurs dizaines de minutes formatés en un unique mp3 en sont peut-être la réincarnation…

Source : PSFK

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