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Citroën DS: retour vers le futur

Où l’on apprend avec surprise et circonspection que la marque aux chevrons s’apprêterait à relancer la DS, un modèle qui fit la gloire de l’automobile française entre 1955 et 1975 (et oui, à cette époque un modèle durait plus de 3 ans), notamment grâce à un système de suspension hydraulique rupturiste.

Pour commencer, on s’interroge sur la véracité de ces infos, tout de même relayées par les très sérieux Monde, FigaroEchos et Caradisiac.

Vient ensuite l’hypothèse du hoax… Après tout, les marketeurs viraux nous ont rôdé aux rumeurs les plus fantasques. Entre la célébrissime invasion extra-terrestre d’Orson Welles et le tunnel transatlantique de la SNCF ils feraient mieux de se concentrer sur le fonctionnement de leur site de vente en ligne en passant par le Macbook sans clavier, le doute est permis…

On s’amuse pour terminer à louer les vertus infiniment strechable de la postmodernitévintage et néo-rétro nous voila – de Maffesoli et Lipovetsky. Non contentes de puiser de l’inspiration dans les années glorieuses, les marques ressuscitent carrément les best-sellers. Après la Beetle, la Fiat 500 et la Mini, les rues vont bientôt être hantées.

De quoi alimenter les théories de la crise de la créativité…

Que se passe-t-il? Seuls les séniors achètent des autos? Les jeunes créatifs et designers ne font pas autorité dans leurs bureaux d’études? Le futur a du mal à s’envisager au volant d’une voiture, d’où ces relents designo-procrastinateurs? J’espère au moins qu’ils auront le tact de l’équiper d’un moteur hybride pour recoller au mythe de l’innovation Citroën.

Le pétrole a atteint des sommets cet été, plusieurs constructeurs sont sur le carreau. Pourquoi ne pas prendre le virage à 90° imposé par la conjoncture?

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L’attaque des clones

Obama-clone

L’ergonomie d’une page web : indispensable car elle nous assure de trouver les informations rapidement. Il est pourtant si périlleux de se différencier via une interface innovante…

Histoire de changer, Internet ne sera pas au centre de cette note. C’est un article lu sur e24 ce week-end qui m’a mis la puce à l’oreille. Les fabricants automobiles sont adeptes de l’effet Lego.

Qu’est ce que c’est ? Un processus industriel consistant à échanger ses compétences en vue de réduire ses coûts de production. Malin. Jusqu’à un certain point. Les voitures se ressemblent fortement. On exempte les modèles carrément assemblés dans la même usine (ex: la Peugeot 107, la Citroën C1 et la Toyota Aygo).

Cette lame de fond d’inspiration technocratique balaie tout sur son passage. Les marketeurs dépensent des fortunes pour nous inspirer, nous expliquer que nous sommes tous uniques et exceptionnels… A consommateurs incroyables, produits incroyables non? La logique est implacable. Et pourtant la tendance est à l’uniformisation… C’est à n’y rien comprendre.

Nous vivons actuellement un total syndrome Where is the sausage? (un blog merveilleux !)

A trop vouloir nous émouvoir, les communicants ont oublié de faire évoluer les produits en conséquence. A moins que cela n’illustre que les guéguerres intestinales frappant ingénierie et marketing au sein des entreprises.

Bref, il suffit de jeter un rapide coup d’oeil aux 4 téléphones mobiles ci-dessous pour saisir la pleine mesure de ce qu’on essaie de nous refourguer sur fond de Be yourself, Express yourself, Don’t hesisate to be yourself…

Même Apple finit par s’y mettre. Elle abandonne les écrans mats, uniformise le design de ses laptops…

Et si l’expérience consommateur se recentrait sur le produit plutôt que ce qu’il dit de nous?

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i(kea)Phone

Ikea, le géant du meuble en kit, vient de lancer sa mobicarte au Royaume-Uni en partenariat avec l’opérateur T-Mobile. Affichant des tarifs 25% moins chers que la concurrence, l’offre ne concerne – pour le moment? - que des cartes prépayées.

Si ce test s’avère concluant, Ikea pourrait inonder le monde en quelques instants grâce à son énorme réseau de distribution. L’histoire ne dit pas si la firme suédoise lorgne du côté des terminaux. Si c’était le cas, elle pourrait sans aucun doute apporter un peu de fraîcheur et de légèreté aux fabricants de téléphones, sujets à une boulimie de technicité/tactilité/complexité… Je ne préfère pas imaginer le nom de l’appareil, ni même la notice du mode d’emploi… On peut en tout état de cause se délecter de cette tendance au design pour tous, décidemment plus en forme que jamais.

L’arrivée récente d’un BIC Phone n’est pas un hasard, le mouvement anti-iPhone ne fait que commencer. Rappelez-vous cette époque où un téléphone ne remplissait qu’une seule fonction. Même les plus jeunes d’entre nous ont entendu parler de ça…

PS: La photo n’est ni un fake, ni un scoop.

Source: Best of Micro

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Le shortcut paradoxe

Il est du ressort de l’intelligence collective de pointer les contradictions qui émergent de notre monde moderne dopé à l’innovation – au sens très large du terme – et à l’omniprésence des nouvelles technologies.

L’utilisation des raccourcis clavier en est une, à placer sous l’égide de la cohabitation du vieux et de l’ancien, que d’aucuns qualifient de vague néo-rétro. Ce mouvement englobe une très large palette d’applications : design automobile, vestimentaire, architectural, high-tech, gastronomique… Une lame de fond en quelque sorte.

En bref, un raccourci clavier vous permet d’accomplir une tâche informatique donnée plus rapidement qu’à l’aide d’un dispositif de pointage. 1984 marqua pourtant le lancement du premier Macintosh, doté d’une souris et d’une interface graphique révolutionnaire de par son abandon partiel de l’utilisation du clavier. Plus besoin de naviguer dans les menus de votre disque dur à l’aide des touches « flèches », la souris tira provisoirement un trait sur les nombreuses commandes anciennement exécutées au clavier.

La multiplication des fonctions et applications rendues possibles par l’informatique font actuellement rejaillir de nos cartons le spectre du clavier. Perdus dans les menus, notre bon vieil azerty nous immunise face à la complexité grâce à un nombre de commandes familières, acquises et maturées au cours de notre individuation informatique.

C’est donc très naturellement que je me pose la question : les shortcuts sont-ils une réaction de nostalgie inconsciente formulée à l’égard du progrès ou une madeleine historiquement indissociable de la pratique informatique ?

Réponse à suivre…

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