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L’erreur fondamentale d’attribution comme grille de lecture au quotidien

On a déjà eu l’occasion d’aborder le sujet de l’erreur fondamentale d’attribution, un biais cognitif qui tend à nous faire expliquer une situation en nous faisant préférer les causes individuelles aux causes contextuelles.

Ce petit défaut de nombrilisme explique bon nombre de comportements et certains l’exploitent avec talent.

Une étude de l’Université de Londres montre que le quidam est plus susceptible de donner de l’argent à une association caritative en cas de catastrophe naturelle qu’en cas de crise générée par l’homme.

Une autre manière de décrypter les publicités pour la liberté de la presse, le dépistage du cancer du sein ou la prévention contre le sida…

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Innovation, Marketing

Donner en donnant

On pourrait en faire une liste longue comme le bras : les collectes de dons orchestrées par des ONG ou associations caritatives ne manquent pas.

Pourtant, une nouvelle espèce de levier émerge. On pourrait l’appeler le don utile.

Enquoi consiste-t’il?

Ponctionner une petite somme d’argent sur une dépense courante.

Cette mécanique rend ainsi le don plus acceptable, dans la mesure où il profite aux deux partis : les gens et l’association.

Exemples intéressants :

La taxe Chirac : mise en place en France depuis 2006, ce prélèvement s’opère à la source (douce France…) lorsque vous achetez un billet d’avion.

Massive Good : lancé par l’ONU et soutenu par Fred et Farid, cette opération prélève également 2 €/$/£ sur les billets d’avion dans plusieurs pays membres de l’opé (USA, Allemagne, UK, France…).

Point intéressant : MG est une option à cliquer lors du booking, ce qui lui permet d’être choisie, contrairement à la taxe Chirac qui finit par être oubliée…

Emmaüs : plus évènementielle, l’initiative 3rd World Class Train a réhabilité des vieux wagons afin de faire prendre conscience aux voyageurs de la misère qui sévit dans les pays en voie de développement. En voici un résumé vidéo :

Dans ces 3 situations, le don est intégré à une dépense qui doit être faite.

Il y a fort à parier qu’entre cette tendance et les développements conjoints du micro-crédit et du paiement par mobile, cette mécanique va se démocratiser.

Source : Henrik & Thibault

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How to ? Aborder un sujet craignos

Il est des topics un peu tendus à mettre sur la table… Genre parler de don d’organe à sa famille. L’agence de biomédecine s’attaque cette semaine à ce tabou, en vue de la Journée Mondial du Don d’Organes et de la Greffe le 17 octobre prochain.

Un petit film sympathique (ils devaient bouffer des biscuits Michel et Augustin et des glaces Ben & Jerry’s sur le tournage…) se lance à l’abordage de ce sujet compliqué, une dernière volonté dont il est hyper compliqué de parler de son vivant et dont il est trop tard pour parler une fois trépassé. En clair : annoncer à sa famille qu’on veut bien se faire charcuter au bénéfice des autres.

Ce qui est drôle ici, ce n’est pas tant la création que l’enjeu de cette campagne, délicieusement glauque : comment inviter les français à laisser exploiter leurs cadavres ? Gros dossier… Entre la mort et le cherry picking sur macchabée, ça fait beaucoup de tabous d’un coup…

Voici la réponse :

Sympatoche mais sun peu autocentré. On comprend l’enjeu du film mais on ne nous propose rien : pas d’occasion spécifique pour en parler ou de manière (compte tenu du sujet, ça s’impose) d’aborder le sujet dans son entourage.

Un pas supplémentaire aurait peut-être pu être franchi pour aider les gens à engager la conversation… Le dispositif viral et social de la campagne pourrait théoriquement jouer le rôle mais à part inviter les internautes à "en parler" à leurs amis, ça ne va pas plus loin.

Est-ce que sensibiliser suffit? Pas certain.

A moins que cette campagne constitue la première étape d’une stratégie plus vaste commençant par sensibiliser pour entrer dans l’action à fortiori : des rendez-vous pour signer des papiers, des évènements (cf. journée du 17?) ou une collecte de signatures façon dazibao ou pétition pour lancer une grande démarche.

En tout état de cause, le sujet est sur la table et ouf ! Le plus dur est fait. Reste à transformer l’essai…

Source : 1 minute pour en parler

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