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Comment le retargerting et le "marketing scientifique" nous transforment en vendeurs de bracelets brésiliens

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Salut, tu veux un bracelet brésilien? T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?….

La puissance de la pensée statistique dans le marketing n’est pas à démontrer. Le déluge de données digital en fait un paramètre fondamental de nos métiers. Il ne s’agit pas de faire aveuglément confiance aux chiffres juste parce qu’ils sont disponibles mais le changement de causalité entraîne automatiquement différentes conséquences.

La pratique actuelle du retargeting fait partie des initiatives polarisant littéraires et matheux.

Statistiquement, il est indéniable qu’adresser 10 messages à la même personne augmente les chances de transformation. C’est la logique qui sous-tend la répétition dans les médias. Idem pour le retargeting. Ce dernier s’offre même le luxe de varier les messages, puisqu’il est également prouvé que l’acquisition sera meilleure par la grâce de ce paramètre additionnel.

Il existe plusieurs arguments pour vendre le retargeting. Certains convoquent la bonne vieille répétition, d’autres évoquent l’indécision des consommateurs, le faible engagement du shopping online. D’autres encore s’aventurent sur le territoire des motivations d’achats et dropent çà et là des bribes de théories d’économie comportementale. L’argument le plus fréquent, c’est que le retargeting permet de verrouiller une acquisition en cas d’indécision.

C’est à ce moment où les littéraires sautent au plafond. Au nom d’une loi statistique, les marques harcèlent les shoppers. Elles se conduisent comme des vendeurs de bracelets brésiliens au pied du Sacré Coeur. Tant que le retargeting ne sera pas beaucoup plus sophistiqué (je ne vois pas trop comment cela est possible aujourd’hui), il aura un effet contre-productif pour les marques.

Si on raisonne comme ça, il est également prouvé que le spam est le levier le plus rentable sur Internet. Qui vend des plans de spamming à ses clients? Le retargeting est une forme de spamming, en version conne (le spamming a tout de même finit par comprendre qu’il était important d’être créatif).

Ne jetons pas la pierre aux digitaux : cette logique n’est pas née du net. Les appareils photos offerts avec les abonnements de la presse, les shampoings 3 en 1, les bouquins offerts par France Loisirs ou les collections vendues par abonnement dont le premier numéro coûte 1 euro… Toutes ces tactiques s’inspirent de mécaniques statistiques. S’il est efficace économiquement dans un premier temps, il est ravageur pour les marques.

En d’autres termes, le retargeting ou le marketing à la performance de manière générale sont parfaits pour un coup d’un soir. Les gens un peu plus ambitieux qui veulent croître à long terme connaissent les limites de ces approches.

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Divorce à la française

Rien ne va plus dans la famille EDF. L’ouverture du capital de la grande maison française provoque depuis quelques années des changements en rafale : nouveaux dirigeants, nouvelles identités visuelles, nouveaux modes opératoires…

Le dernier couac (ou plutôt l’avant-dernier si l’on compte l’affaire Proglio), c’est le divorce (symbolique) entre EDF et RTE (Réseau de Transport d’Electricité), l’exploitant des réseaux électriques.

Cela a commencé par une rupture visuelle. Alors que les deux sociétés étaient auparavant affiliées…

… on ne retrouve désormais plus grand chose (sinon un certain désir de modernité) qui les unit

On a également vu des annonces presses faisant la pub de chacune des deux entités…

Intéressant pour les marchés, pour les RH ou pour l’interne mais franchement, qu’est ce que va en penser le consommateur final sinon que ça sent les complications : qui assume les responsabilités? Qui facture? Qui rembourse?…

Autant d’enjeux de communication qui devraient faire les choux gras des agences de communications dans l’avenir.

Qui a dit "diviser pour mieux régner"?

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Innovation, Insights, Marketing, Music

Quelques innovations : musique, lunettes et dentifrice…

Comment aborder plusieurs sujets qui n’ont aucun point commun sinon leurs caractéristiques innovantes? Voici un court panorama des inventions récentes ou moins récentes qui changeront peut-être le monde.

1) L’ampli spécial MP3

Le développement du MP3 a démocratisé l’accès à la musique. Pirates et adeptes du gratuits s’en donnent à coeur joie. Le revers de la médaille : la qualité de la compression – même quand elle est bonne – n’égale pas les CD pour une raison simple. Nos enceintes sont pourries.

Cet ampli à tube convertit nos mp3 en fichiers FLAC – format non compressé – pour nous offrir une expérience sonique chanmé. Ca donne furieusement envie de l’essayer… (Merci Dvice)

2) Les lunettes qui permettent de se mettre dans la peau des vieux

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Les marketeurs, jamais avares d’inventions tarées pour comprendre les gens ont inventé les lunettes 3D de vieux. une fois posées sur votre nez, elles permettent de se mettre dans la peau d’un papy. Le but avoué de cette invention est de comprendre comment le troisième âge se comporte dans les linéaires de supermarché… Eh oui, le papy-boom est en marche… Explications :

3) La boîte de nuit autonome


Sans verser dans la promo gracieuse, l’initiative soutenue par EDF mérite d’être mentionnée. Loin d’être le pionnier du genre, le patron de club Michel Smit a le mérite de faire savoir qu’il a équipé la piste de son dancing de capteurs qui récupère l’énergie produite par les pas de danses. Les watts récoltés permettent de faire tourner la boule à facettes. Trop cool. Voir la vidéo ici.

4) Le dentifrice somnifère

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Last but not least, ce dentifrice porte peut-être en germe le futur du marketing de la dent propre. Pourquoi? Le marché du dentifrice n’est pas encore segmenté par moments de brossage. Pourquoi ne pas inventer un dentifrice du matin et de la soirée? Les produits cosmétiques (crème de jour et de nuit) ont bien réussi, pourquoi pas la pâte à dent. De fait, la recette ce dentifrice Pearly Dreams de nuit est dotée d’une petite dose de somnifère, de quoi faire de beaux rêves très vite.

Et dire que les agences se plaignent de tous les beaux projets qui sommeillent dans les cartons… On ne pourra pas dire que certains ne tentent pas leur chance… Ca vous inspire?

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