Notre Lien Quotidien

The most interesting man in the world : most interesting meme in the world?

Rien de tel qu’un retour en arrière pour constater le chemin parcouru.

Présenté à ses débuts dans ce document*, le Most Interesting man in the world a fait du chemin.

Lancé en 2007 par Euro RSCG NY pour incarner la bière mexicaine Dos Equis, le barbu charismatique a contribué à faire augmenter le CA de la marque importée d’Heineken aux US sur une catégorie en déclin.

Coup de génie : alors que le brief Dos Equis souhaitait premiumiser et rendre cool la marque pour rajeunir la base consommateur, l’agence ose le senior et raconte tout un tas d’histoire autour de ce type qui a tout vu, tout ait, tout lu. Des vertus pas si aspirationnelles à l’heure du tout people et de la flash fame.

Reposant sur le double insight bière (1. boire une bière étrangère est un signe de singularité // 2. plus je bois et plus je me trouve intéressant), l’idée de communication du Most interesting man in the world est une parfaite réponse à la problématique posée ainsi qu’un cas d’école de communication intégrée.

En pub TV…

… comme en films viraux…

… en community management ou en contenus.

Le personnage est tellement bien trouvé que les histoires à raconter sur lui sont innombrables. Les internautes ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, la quantité de parodies est incalculable. Knowyourmeme référence des dizaines de personnages inspirés du Most interesting man.

5 ans plus tard, les contenus continuent à pulluler.

Si on parle moins du MIMW que d’Old Spice ou autres pour des raisons obscures (modestie d’Euro RSCG? manque de technicité de la prod?), cette idée de communication est une des plus intéressantes et réussies de ces dernières années par sa longévité mais surtout sa parfaite compréhension de son public.

*Ironie du sort, le cas Dos Equis est présenté ici slide 17 il y a 3 ans, dans le cadre d’une présentation sur le propagation planning. Bien vu :

Classé dans:Marketing, , , , , , , ,

Hard as a soft : Heineken en parle sans jamais y toucher

Ce blog n’aura jamais autant parlé de pub en si peu de temps.

Déniché chez Le Prince du web, ce film Heineken diffusé en Italie vaut le détour :

Derrière les vertus apparentes de ce film, on sent une lutte acharnée contre les hard drinks et le binge drinking, notamment dans l’univers de la nuit.

Si la marque hollandaise a d’abord commencé par adopter la stratégie du cool avec des bouteilles exclusives signées Ora-ito, elle attaque aujourd’hui le problème sous un autre angle, en abordant le bénéfice des soirées peu arrosées.

Diaboliquement efficace, on comprend par association d’idée que l’eau que boit le joli jeune homme n’est autre qu’une allégorie de la bière vis-à-vis des alcools forts, de la même manière que la bière sans alcool permet de continuer à communiquer sur le houblon malgré les interdictions.

Last but not least, ce film vient nourrir (ou abreuver) intelligemment le positionnement drink responsibly adopté il y a quelques années par Heineken, désormais associée à l’univers du sport et du social event (TGIF ou soirée foot).

Bravo Heineken pour ce genre de film qui conjugue impératif commerciaux et responsabilisation des gens.

Classé dans:Publicité, , , , , , , ,

C’est quoi une connexion?

Dans le jargon des médias, une connexion désigne la rencontre entre une personne, un contexte, un message et un moyen (média ou hors-média).

La discipline qui gére les connexions s’appelle le connexions planning, ou stratégie des connexions.

Lire la suite »

Classé dans:Médias, , , , , , ,

Habbo : comment faire picoler les enfants?

Les problématiques de com relatives à l’alcool sont nombreuses. Les multiples interdictions à l’encontre des alcooliers rendent la communication complexe, chaque message est passé au crible d’un arsenal juridique kafkaïen.

Il y a bien des petits malins qui tentent des pirouettes. C’est le cas dans le sport, où les divergences législatives entre les pays autorisent sinon des jurisprudences du moins des confusions exploitées par les marques d’alcool. On pense par exemple à la H Cup, l’autre nom de la coupe d’Europe de rugby à 15, sponsorisée par Heineken.

En France, la marque hollandaise n’a rien le droit de dire (leur dernière tentative s’est soldée par un furieux échec) alors que dans beaucoup d’autres pays, on force à moitié les joueurs à descendre un demi à la mi-temps. Ce décalage de lois posent le problème de l’unification des juridictions (cf. Olympique Lyonnais qui n’a le droit d’afficher le sponsor de ses maillots que lors de ses déplacements européens) mais c’est un autre débat.

On se souvient par ailleurs de la pirouette de la marque de bière galloise Brains qui a utilisé lors du match de rugby France/Pays de Galles des maillots frappés de l’inscription “try SA” à la place de leur habituel “Brains SA”. L’idée : contourner la législation française sur l’alcool sans pour autant faire disparaitre le sponsor. La mention “Try SA” a été présentée comme une simple traduction du terme “essai” (…rugby…) alors qu’en fait cela faisait la promo de la marque de bière… Personne n’a compris mais bon…

Internet offre en revanche un no man’s land juridique dont les marques d’alcool profitent allègrement. On ne compte plus les groupes, les pages fans sur Facebook ou encore les forums investis par les alcooliers. La pirouette : on ne peut pas contrôler les contenus UGC (user generated content)…

Naturellement, tout le monde SA s’essaie à la pub pour l’alcool en ligne, même les non-fabricants. C’est le cas de Habbo, un réseau social pour les ados, assez populaire de par le monde. Leur dernière trouvaille : créer un espace de discussion en ligne sous forme de bistro : le Bobba Bar.

Evidemment, cette petite perle technique est accessible depuis son ordinateur et son mobile. Tout ce qu’on aime. L’idée n’est pas de remettre en cause le rôle social des cafés dans nos sociétés mais plutôt de s’étonner de l’audace de ce projet.

Si l’association Familles de France (jamais avare d’une petite pique réac envers l’univers des jeux vidéo) tombe là-dessus, ils vont littéralement s’étrangler.

Habituer les jeunes à passer des bons moments dans un bar, il faut bien avouer que c’est politiquement incorrect, du moins en France.

De là à ce que certaines marques aillent les dragouiller, il n’y a qu’un pas.

Classé dans:Marketing, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Tendance : les brand whores

Identifiée par le site The Cool Hunter, on s’interroge d’emblée sur ce sobriquet un poil racoleur… Si arborer un logo – sérieusement ou de façon décalée – et se faire l’ambassadeur d’une marque revient à devenir une “pute de marque”, le concept risque de faire grincer beaucoup d’annonceurs…

Du côté des putes, je pense que contrairement à ce que Naomi Klein a voulu faire croire, les gens ne sont pas toujours victimes de la consommation et sont d’excellents professionnels.

090731_brand_whores

090731_brand_whores2

Au-delà du bling-bling et des gens qui brandissent fièrement certaines marques sur leurs poitrails, on voit en effet des gens détourner des logos, se les approprier et/ou remettre au goût du jour certaines des marques qui nous ont touché durant notre jeunesse…

Quelques exemples croisés récemment :

  • Un sticker Space Invader sur un laptop
  • Un t-shirt Bambi en soirée
  • Un féteeshirt - merci l’Obs pour cette expression - Mickey pour dormir
  • Des tonnes de t-shirt de beaufs à la Goéland détournant des logos célèbres : “Heineken” devient “Enviedekene”, “Enjoy Coca-Cola” devient “Enjoy Coke”…
  • Des soirées We are the nineties bardées de produits – fraises Tagada, vodka Carambar – et de marques des années 90
  • Des romans-photos avec des jouets Playmobile
  • Des milliers de vidéos en bonshommes Lego (cf. exemple du Wu-Tang infra, merci Tanguy)
  • Des figurines Barbie à l’effigie de Karl Lagerfeld

Et vous? Avez-vous déjà croisé des brand whores?Peut-être en êtes-vous une?

Source : The Cool Hunter , Post-it

Classé dans:Marketing, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Catégories

Archives

Twitter stream