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Détente : Unhappy hipsters

Réputés pour être aussi branchés que blasés, voici une série de photos consacrée à la désinvolture des hipsters.

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Cheap Monday : vendeurs en otage

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On ne moque jamais assez les opérations marketing tirées par les cheveux. Certaines poussent le bouchon un peu loin, d’autres sont juste craignos.

La marque scandinave Cheap Monday – qui à imposé au monde entier le jean slim via des prix dérisoires – a ainsi décidé de jouer la connivence avec ses petits potes : les jeunes hipsters décalés et cools. La nouvelle DA de la marque a fait semblant de se faire kidnapper pour sa “trop grande audace créative”.

Pour sa défense, elle reconnait en toute modestie et sans étouffer un petit rire stupide “ne pas avoir manqué d’occasion d’être épinglée sur le blog Fashion Policy“ qui répertorie les don’t des défilés… Les messages des ravisseurs sont ridicules.

Je suis doublement blâmable : je participe à la création du buzz de cette opération et j’en enrichis le message en faisant croire que je trouve ça nul… Rien de tel pour parler à de jeunes ados révoltés.

Voici une opé aussi orgueilleuse que futée. On gage que les nouvelles fringues d’Ann Sofie Back trouveront leur public au sein de la galerie de 1000 mètres carrés louée à Stockholm.

Des terroristes qui font du shopping… On nage en pleine hyperréalité

Source : NY Times

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Abbé Pierre 2.0 : à quand l’e-mmaüs?

Prenez un grand saladier durable : versez y 250 grammes de développement du troc et de la vente d’occasion, ajoutez un peu de tendance smart shoppers et un demi-litre de re-use/recyclage, mélangez avec deux cuillers de nouvelles solidarités et de communauté, émiettez une pincée de mode de vie locale, un soupçon de vintage, laissez cuire pendant 1 heure…

Voici la recette du gâteau célébrant les 60 ans d’Emmaüs, une association dont le rôle n’a jamais cessé de se renforcer. Aujourd’hui, elle colle aux dernières tendances de consommation post-crise.

C’est l’opération eBay Live IRL (in real life) qui m’y a fait penser. Si la boutique virtuelle eBay s’amuse à créer des structures de vente physique éphéméres, pourquoi le champion du débarras et des fripes ne lancerait pas une version électronique?

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L’article publié dans Le Monde Magazine de la semaine passée dressait un portrait élogieux du nouveau responsable de la structure parisienne : un jeune polytechnicien animé par la passion et le goût de la réinsertion. Actuellement cantonné (à Paris tout du moins) à un entrepôt dans le 14e arrondissement, Emmaüs devrait se développer et ouvrir des antennes locales dans d’autres arrondissements.

Nul doute que ces initiatives devraient rencontrer un succès qui conjugue plusieurs facteurs : le désir de vie locale, de reconnexion avec son quartier, de sociabilité, de récupération, de solidarité, de réinsertion, d’authenticité, de vraie vie… Une occasion en or de redonner du sens à sa consommation.

Qu’ils parlent aux hipsters, aux personnes dans le besoin ou aux bobos, les membres de la communauté des pèlerins d’Emmaüs n’en finiront jamais de nous surprendre et de nous aider à garder les pieds sur terre.

Certains regrettent l’existence de ces associations, y voyant le reflet de la déliquescence du lien social et l’échec d’une vision de la République. Je crois au contraire que ces structures sont indispensables et indissociables des sociétés développés. Si l’on s’en tient au système de la consommation selon Barthes, c’est grâce aux pauvres que les riches se sentent riches.

Il était temps de leur rendre hommage. Ils tiennent leur revanche sur la bourgeoisie.

Joyeux anniversaire.

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