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Le béhaviorisme est le degré zéro de la compréhension humaine : de la vision de l’invisible

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Cette réflexion de Jonathan Ive sur les caractéristiques invisibles du design fait le jeu des poètes :

There are a lot of product attributes that don’t have sorts of measures. Product attributes that are more emotive and less tangible. But they’re really important. There’s a lot of stuff that’s really important that you can’t distill down to a number.

Passons outre la dimension émotionnelle de la perception d’un objet. Galvaudée et compliquée. Ce qui est intéressant ici, c’est la vision de l’invisible.

Personne d’autre que Ive n’est mieux placé pour mener ce genre de réflexion. Les produits Apple sont des exemples d’objets dont l’agrément dépasse l’entendement : harmonie des lignes, douceur du touché, formes pleines, couleurs douces.

En faisant en pas en arrière, l’invisible est le dénominateur commun du monde matériel.

Ce qui est visible est fruit du vide qui l’entoure. Le vide est notre moule. Le vide se mesure mal. Les premières découvertes scientifiques sur l’infiniment produirent un séisme ontologique.

Dans le dernier ouvrage de Thomas Jamet, Vincent Balusseau produit un chapitre d’anthologie sur l’ineptie des effets de champs au sujet de l’injonction à l’innovation des agences publicitaires et médias.

Cette réflexion sur l’invisible et l’intangible alimente le débat contre les thèses comportementalistes. Tout ne mesure pas. Nier cette évidence revient à nier le pouvoir du hors-champ en photographie ou en cinéma, nier l’érotisme de la lunette de soleil ou du maillot de bain. Pis, pour ceux qui ont fait un peu de théories de l’information, le béhaviorisme est le degré zéro de la compréhension humaine. Pavlov en est le meilleur représentant.

Chacun doit trouver son mode d’expression. Même en science, les méthodes expérimentales évoluent.

Tout ce qui se mesure n’est pas bon à être mesuré.

Comme dirait Claude Debussy : Music is the silence between the notes. Comme dirait Depeche Mode :

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Innovation, Marketing, Publicité

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #131

1. Chipotle : l’exemple parfait de la pub non attribuable :

2. Les liseuses électroniques n’ont rien d’écologique.

3. N’importe quelle page du web n’est jamais éloignée de plus de 19 clics de tous les contenus en ligne.

4. Les origines romaines de la saint Valentin : une partouze SM.

5. Michael Jordan voulait être sponsorisé par Adidas.

6. Le Mississippi a officiellement ratifié l’abolition de l’esclavage la semaine dernière.

7. Tout ça :Polymorphously Perverse

8. Les jeux en ligne sont – sans surprise – des lessiveuses à argent sale.

9. Le point de parité : la réponse radicale au dogme de la différenciation (on y reviendra). Merci Benjamin

10. Le growth hacking n’est pas une blague :

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Médias

Badge value et contenus imprimés : gagnants et perdants

Un article de The Economist remerciant les lecteurs d’avoir fait passer au titre la barre du million de fan sur Facebook fait état des tribulations de la valeur badge de la presse imprimée.

Selon l’auteur, la valeur signifiante d’un numéro de The Economist posée sur une table de restaurant s’exprime de la même façon online lorsqu’on like la marque sur les réseaux sociaux :

It comes as no surprise that people read magazines like The Economist for more reasons than just a passion for international affairs or a penchant for excellent journalism. People tend to brandish their reading material purposefully, as a way to convey information about themselves to the world. When we’re seen reading The Economist, it signals to the world that we’re smart and curious. We may watch LOLcat clips in the privacy of our homes, but we make sure to read The Economist in public. And, as Rossi points out, social media replicates this real-world badge effect. By “liking” The Economist on Facebook, we are signaling to our virtual networks that we’re intelligent and worldly.

Cette valeur badge peut être un accélérateur ou un frein. Les ventes de Têtu plafonnent pour cette raison, ce qui explique l’abandon progressif d’un des ingrédients de leur succès : le cover boy. A contrario, quelques titres jouissant d’une bonne image sont achetés pour des raisons essentiellement symboliques, d’où l’indigence éditoriale d’un support comme Vogue, essentiellement destiné à décorer les tables basses.

La valeur badge d’un titre explique pourquoi Monocle n’est pas sur iPad : la marque préfère se passer des tablette car elle sacrifie sa valeur badge (merci Olivier pour l’info).

Aussi, le succès littéraire de Fifty shades of grey sur Kindle n’est qu’une demi-surprise. Les incroyables ventes de ce roman érotique s’expliquent par la dissimulation de la valeur badge du roman… Sur Kindle, on ne voit pas ce que vous lisez…

Vers un nouvel âge d’or de la littérature érotique?

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