Innovation

Gene égoiste et mémétique : pourquoi les vidéos de chat constituent des moments de science cruciaux

egocentrisme photographie photo smartphone egoisme self

Rien de tel qu’une petite théorie pour terminer la semaine : celle du gène égoïste.

Conceptualisée par Richard Dawkins – un des pères spirituels du web / fondateur de la mémétique -, l’hypothèse du gène égoïste stipule que dans l’évolution, les gènes qui font long feu ne sont pas toujours ceux qui bénéficient aux individus mais à eux-mêmes. Un gène peut même se développer à nos dépens.

La mémétique étant à la culture ce que la génétique est au gène, le gène égoïste ne se borne pas qu’à figurer une unité évolutionnaire. Son pendant culturel existe. Appelons le meme égoïste.

Le meme égoïste montre que notre culture ne s’inscrit pas systématiquement dans un sillon fonctionnaliste. Notre culture peut agir pour son propre intérêt plutôt que pour celui de la survie de notre espèce.

Cela ne vous rappelle rien?

La prochaine fois que vous culpabilisez en regardant des vidéos de chats ou en produisant des tableurs Excel dépourvus de sens, pensez au meme égoïste, vous êtes en train de vivre l’évolution de l’espèce en live.

Bonus, pour les fans :

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Geek, Humeur

De l’immensément grand à l’immensément petit : en voyage au pays de l’infra-ordinaire

Par leur complexité, les memes autorisent une infinité de clef de lecture et c’est tant mieux. Par humilité, nous nous contenterons d’en livrer des analyses morcelées et partielles. Pas très holistique mais vous êtes prévenus, les termes du protocole sont transparents.

Au sein de l’immensité des normes, productions et échanges culturels online, une dimension fondamentale est curieusement absente des réflexions.

Ce que Serres appelle pantique (article immanquable) désigne une nouvelle vision du monde apportée par la technique : calculable, accessible, globale. Des outils tels que Worldometers, NationMaster ou le data catalog de la Banque Mondiale apportent un regard sur le monde inédit dans l’histoire. D’un coup d’oeil, on peut comprendre, lire et analyser l’activité terrienne, et ressentir un peu le même effet que lors de la première diffusion des images de la terre vue de l’espace.

Sous la strate poétique quasi-divine de cette vision englobante, affleurent les informations triviales : nombre de naissances, taille de la population active… Le divin cohabite avec l’ordinaire.

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Innovation

A random act of kindness

Twitter est la nouvelle hype des marketeurs depuis quelques temps. Identifiées par Mashable, on assiste à des actions de "random act of kindness"  où les marques font des coups en consolant les geignards. Quel intérêt?

Ce n’est pas l’ère de la conversation qui rend intéressante cette démarche mais son apparition sur le réseau à l’oiseau, littéralement motivée par l’outil.

C’est la capacité de Twitter à autoriser un dialogue en temps réel qui donne ce genre d’idées aux marques, pas l’inverse (au passage, ce phénomène est illustré par cette note d’Internet Actu Quand la technologie remplace la discussion). Bref.

Ce n’est pas parce que Twitter est un vortex créatif extrêmement puissant qu’il aspire tout sur son passage et n’est pas bien utilisé…

On assiste par exemple à l’adoption par Twitter des Random Acts of Kindness, une pratique culturelle – parente du meme - en vogue aux USA consistant à donner-sans-rien-attendre-en-retour. Wikipédia donne une liste des avatars de ce phénomène, grandement facilité par l’essor de l’internet et allègrement récupéré depuis par les communautés religieuses US.

De fait, la marque de mousse à raser Edge Shave Gel, dans le cadre de sa campagne anti-irritation, s’amuse à distribuer des acts of kindness. Un community manager est chargé d’écouter ce qui se dit sur Twitter et dès qu’un regret/déception est formulé, la marque passe à l’acte pour soulager le malheureux.

Edge Shave Gel a ainsi livré un quintal de céréales à un type qui pleurait sa boite de corn flakes vide un lundi matin…

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