
Le nouveau concept store Found Muji tranche : en exposant les produits originaux ayant inspiré la création de ses produits, la marque enrichit son capital de marque tout en développant une nouvelle branche business.
Hébergé dans le local historique de la marque, on y trouve des objets artisanaux ou industriels rapportés des 4 coins du monde.
Cette démarche permet de :
- Montrer que Muji n’est pas un démiurge absolu, la marque s’inspire de choses existantes,
- Expliquer que l’esthétique Muji n’est pas un style purement japonais mais une attitude universelle,
- Enrichir de deux nouvelles dimensions la non-marque : l’adhésion à la philosophie slow (les objets choisis sont exposés pour leur longévité particulière) + le statut de curateur culturel
- Inscrire la marque dans le quotidien à travers une illustration physique d’une poétique très web (found, cf. ffffound ou sérendipité, etc.)
Cette modestie couplée à une double opportunité business et marque est exemplaire.
En 2012, on retrace les sources d’inspiration de n’importe quel travail ou presque (cf. Wikipédia et Houellebecq ou Harvey Nichols avec Cai Guo-Qiang // merci Déborah), aussi, les marques gagneraient à montrer patte blanche pour transformer une situation potentiellement problématique en opportunité.
Si seulement toutes les marques avaient l’audace d’en faire autant.
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