Notre Lien Quotidien

L’usage dépend du support

Sans faire directement allusion de la célèbre maxime de McLuhan “Medium is message”, on constate que nos usages communicationnels sont le fruit d’un arbitrage entre une stratégie propre à chacun et des caractéristiques liées aux différents supports.

Qu’est ce qui vous fait préférer un SMS à un coup de fil? La rapidité? L’absence de réponse immédiate ? La mise en distance? La sévérité formelle de l’écrit? Son “anonymat” (les émotions transparaissent moins à l’écrit, c’est ce qui a présidé à l’apparition des machines à écrire, nous y reviendrons) ? La possibilité de conserver l’information?

Selon un planneur de PSFK, les SMS répondent avant tout à un échange d’information. Les tweets permettent de partager des nouvelles idées (l’instantanéité du web et du copier/coller aide…). Facebook est un mix des deux dominé par le désir de faire rigoler ou amuser ses contacts. Blogger permet de (se) storyteller. L’email permet de laisser des traces (ils sont plus faciles à archiver).

Plusieurs critères rentrent en jeu dans le choix d’un médium. Ils touchent aussi bien l’émetteur que le récepteur :

. Émetteur :

  • Le design de l’objet : passer un coup de fil ou (re)tweetter peut-être plus rapide que de taper un sms
  • La situation de l’émetteur : passer un coup de fil (avec un kit mains libres) est plus pratique en voiture que de taper un sms

. Récepteur :

  • L’information à partager : si j’ai besoin de blablater longtemps, je vais bloguer ou appeler
  • Le besoin de réponse : un appel induit une réponse immédiate, tout comme un tweet connote notre côté in
  • La physiologie du récepteur : on évitera le SMS avec une vieille personnes ou la lettre manuscrite avec le digital native
  • Les personnes à toucher : choisir de blogger, tweeter ou Facebooker une info dépend des personnes avec qui on veut partager cette news. Nos réseaux sociaux sont constitués de différentes communautés.

Depuis ces observations purement subjectives, on constate que le récepteur pèse plus sur le choix du support que l’émetteur (du moins avec les médias “personnels”), nous nous concentrons plus sur la réception de l’information que son émission (l’objectif des prises de paroles, c’est évidemment d’être compris).

Pourquoi autant de marques continuent à penser avant tout à leur force d’émission sans considérer le potentiel de réception des publics alors que même dans une situation d’émission, c’est la réception qui caractérise le choix du support?

C’est pourtant une question de bon sens, dans la vie de tous les jours, le dircom lambda comprend facilement qu’on n’utilise pas la télévision ou la radio pour faire une demande en en mariage…

Est-ce que le “volume de public touché” signifie “public touché et appâté” ? Le volume n’est pourtant pas une fin en soi, surtout quand on connait le potentiel des médias individuels.

Source : PSFK

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Quand un chef d’Etat vous fait de la pub

On apprenait il y a quelques jours qu’Hugo Chavez, le charismatique chef d’Etat vénézuélien, croisé anticapitalisme, se faisait le porte-parole d’une cause autrement plus noble que l’indépendance pétrolière de l’amérique latine : l’accès universel au téléphone portable.

Pour la petite histoire, le penis phone – c’est son petit/grand nom – est la risée des marketeurs internationaux compte-tenu de son nom, mais peu importe (cf. 4×4 Koleos de Renault, couilles en grec), le naming fera l’objet d’une prochaine note.

Outre les intérêts financiers qu’Hugo doit détenir dans la firme qui commercialise ce Bic Phone à la sauce latino, on peut s’interroger sur l’image que renvoie un produit (sup)porté – involontairement ou non – par un chef d’Etat.

Est-ce que la Corona a réussi son entrée sur le marché français grâce à Jacques Chirac? Le succès du BlackBerry est-il imputable à son forcené-utilisateur-sauveur-du-monde Obama? L’Amérique était-elle cinglée de ketchup Heinz pendant que les Républicains étaient au pouvoir? Les Rolex sont-elle redevenues à la mode – Barbès ne compte pas – depuis que Sarkozy en arbore plusieurs rangées à chaque poignets? Seat sauve t’il les meubles en Espagne grâce à Zapatero?

Autant d’interrogations qui rallient la grande dichotomie sur laquelle plusieurs dizaines de livres et thèses devraient être rédigées chaque année : la mauvaise pub est-elle de la bonne pub? Est-ce le trashvertising, le spankvertising ou le smear marketing contribuent à faire préférer une marque? 

Tout dépend de la marque me direz-vous… A marque grand public message consensuel, à marque de niche message polarisant et clivant…

Où est la frontière entre les deux? That is the question.

Source : Intomobile

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Pay-per-light : le mobile de la sécurité

Voici une initiative intéressante prise par plusieurs municipalités allemandes. Pour contrôler leurs dépenses énergétiques, l’éclairage publique sera éteint plus tôt. Jusqu’ici, rien de dément.

Cette décision a toutefois fait naître l’ire auprès des concitoyens, notamment chez les femmes qui n’aiment pas rentrer chez elles dans l’obscurité. D’où naissance d’une idée simple : les habitants pourront activer les lampadaires de leur rue sur un simple coup de téléphone mobile. Les ampoules ne serviront alors que lorsque cela est nécessaire.

Une innovation qui aurait du mal à fonctionner dans les pays latins – indiscipline quand tu nous tient… – mais qui devrait faire école en Europe du Nord où la nuit a tôt fait de tomber aux alentours de 15h pendant l’hiver.

On attent les résultats des dépenses d’énergie et de taux de déliquance avec impatience.

Via : PSFK

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