
Métaphore malabile d’une marque gérant son marketing conversationnel
Au-delà du manque de capacité à penser indépendamment des outils dont nous disposons, certains dogmes initiés par les marketeurs laissent pantois.
La course au eraned/shared media.
Quel est l’intérêt de générer du earned media pour une marque de petits pois? Un million d’études montrent que le earned n’explique rien d’autre que sa propre existence.
Avant ou après les internet, une marque engageante avait toutes ses chances de générer du bouche à oreille. Avant ou après les internet, une marque chiante reste une marque chiante. Tout le monde ne reste pas chiant/cool toute sa vie, il y a espoir.
En outre, chiant ne rime pas avec fauché, bien au contraire. Non seulement les cas de marques silencieuses couronnées de succès abondent (voir veille de Né Kid infra) mais cette démarche témoigne d’une forme de respect vis-à-vis des gens.
Pourquoi les marques rêvent-elles à tout prix de faire parler d’elle? N’est-ce pas péché d’orgueil que d’acheter l’attention des autres dans un environnement prompt au dialogue?
On a coutume de dire qu’un mécontent parle pour 10. Cause ou conséquence ? La sur-représentation de négativité en ligne est-il le fruit d’un véritable biais ou du comportement bizarre des marques ?
On ne parle pas plus quand on est mécontent que quand on est heureux. A qui oseriez-vous avancer cette hypothèse dans la vie? Franchement. Même sous couvert d’anonymat. Que reste-t’il de l’anonymat aujourd’hui?
On atteint ici toutes les limites de l’immatérialité de la marque. Si cette dernière était une personne en chaire et en os, nulle doute qu’on s’y reprendrait à deux fois avant de lui faire des recommandations faisant fi de toutes les règles de bienséance.



