Geek

Friendzone et distance sociale – quand les collégiens font allégeance à la sociologie

Si l’analyse des phénomènes mémétiques online est un exercice périlleux, rendons hommage à une expression actuellement en vogue sur les sites communautaires : la friend zone.

Par une métaphore spatiale, elle désigne le lien uniquement amical au sein d’une relation où l’une des deux personnes voudrait aller plus loin.

La friend zone offre une illustration de choix aux théories de la proxémie (étude des distances sociales) produites par Hall ou Moles, nous enseignant que les distances entre deux interlocuteurs opèrent une mutation graduée des significations du message échangé.

En voici les 4 grands piliers (dans les pays latins – ces distances changent selon les cultures) :

  • sphère intime (de 15 cm à 45 cm : pour embrasser, chuchoter)
  • sphère personnelle (de 45 cm à 1,2 m : pour les amis)
  • sphère sociale (de 1,2 m à 3,6 m : pour les connaissances)
  • sphère publique (plus de 3,6 m : pour parler devant un public ou interpeler quelqu’un).

A noter : la proxémie continue de s’appliquer au sein des jeux vidéos, notamment les MMORPG.

La friend zone rend également hommage a un des grands penseurs du lien social, Peter Sloterdijk. L’auteur de la trilogie Sphères y détaille son point de vue par la même métaphore géométrique que les sphères de la proxémie (cf. cet article), ou de celles de Google+…

Laissons Adam et Eve nous résumer le concept :

Par défaut