Humeur

Notre Lien Quotidien Zeitgeist 2012

nouvelle-annee-2013

Meilleurs voeux pour cette nouvelle année à venir ! En guise de premier article 2013, voici une compilation des faits marquants de l’année passée sur Notre Lien Quotidien.

Tout d’abord, merci à tous. Vous faites vivre ce blog. Vos visites et vos contributions le portent.

En 2012, NLQ a observé environ 120 000 visites.  Je ne dispose pas des comptes de visiteurs uniques (ce blog n’a jamais souhaité se monétiser) mais si l’on en juge par la dernière mise à jour WordPress qui apporte cette granularité, on constate une moyenne de 1,75 visites par visiteur sur le mois de décembre dernier. En outre, le nombre de visites est en croissance continuelle depuis 5 ans.

Tous articles confondus, les hits 2012 sont :

  1. Children with swag
  2. Une petite critique du talon aiguille
  3. Friendzone et distance sociale – quand les collégiens font allégeance à la sociologie
  4. Le fénomène fixie : un vélo purement bobo
  5. Détente : 10 idées publicitaires presque abouties

Les articles ayant été écrit en 2012 les plus lus cette année sont :

  1. Children with swag
  2. Monster : l’autre Red Bull qui fait flancher nos conceptions de la différenciation en marketing
  3. Le retour inquiétant du sexisme dans la pub
  4. Le skeuomorphisme : raccourci sémiotique vintage
  5. Analyse de la campagne Toyota GT-86 ou Comment vendre une voiture de sport analogique à des gamers (merci Olivier !)

Attention : la majorité des lecteurs lisent les articles depuis la page d’accueil. De fait, la véracité de ces infos est à prendre avec des pincettes.

Les 10 mots clefs ayant conduit les internautes à ce blog :

  1. swag
  2. dieux du stade
  3. talon aiguille
  4. photo swag
  5. piet mondrian
  6. friend zone
  7. image swag
  8. logo publicitaire
  9. vague
  10. principe de dilbert

Par ordre d’importance, les premiers contributeurs au trafic de ce blog sont (hors moteurs de recherche) :

  1. facebook.com
  2. twitter.com
  3. netvibes.com
  4. Google Reader
  5. journaldugeek.com (j’y commente fréquemment les articles)

La France, la Belgique et le Canada sont les trois premiers pays lecteurs.

Merci à tous et bonne année !

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Humeur

Quand les publicitaires se font idéologues : le triste combat de la ménagère de moins de 50 ans

En route vers le passé !

En route vers le passé !

De manière un peu paresseuse, je reproduis aujourd’hui un article publié hier sur Womenology, le blog de la régie d’Auféminin.com consacré au gender marketing : 

Depuis son institution dans les années 60, le concept de la « ménagère de moins de 50 ans » a toujours posé problème.

Statistiquement d’abord, la définition d’un responsable des achats est floue : est-on ménagère quand on est célibataire ? Quid des hommes célibataires ? Et des familles mono-parentales ? Et des étudiants qui rentrent chez leurs parents le week-end ?

Machiste surtout. Si de nombreuses des femmes étaient effectivement inactives il y a 50 ans (29 % des mères de deux enfants de moins de seize ans travaillaient en 1968 ), faire de la ménagère une métonymie du foyer ne militait pas pour le progrès, qu’en plaise aux arguments du Général :

« Regardons ce qui se passe dans une maison : la ménagère veut avoir un aspirateur, un réfrigérateur, une machine à laver et même, si possible, une automobile. Ça, c’est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari aille bambocher de toutes parts, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça, c’est l’ordre ! La ménagère veut le progrès, mais elle ne veut pas la pagaille . »

La ménagère de moins de 50 ans est une image d’Epinal. Là est le problème.

Aujourd’hui, l’omniprésence du concept pose sérieusement problème. Les femmes françaises travaillent très largement, le concept de famille s’exprime selon 1000 réalités, les jeunes quittent le foyer parental de plus en plus tard et se marient de moins en moins.

Pourtant, dans le marketing, la ménagère de moins de 50 ans vit sa vie comme si rien n’avait changé. Pour une industrie qui n’hésite pas à se qualifier elle-même de créative, c’est embêtant.

Certes, créativité ne rime pas systématiquement avec progrès. On peut employer des trésors d’inventivité pour maintenir l’ordre établi. Les professions du marketing et de la publicité n’ont en outre jamais revendiqué clairement leur appartenance aux valeurs progressistes (contrairement aux journalistes dont la quasi-unanimité pose d’autres questions ).

Toutefois, lorsque l’idéologie passe devant les opportunités business, il y a vraiment de quoi s’interroger sur les motifs des publicitaires. Notre ménagère est devenue minoritaire depuis bien longtemps.

D’abord parce que si on considère la ménagère comme une femme responsable des achats de son foyer, la moitié d’entre elles ont plus de 50 ans. Ensuite parce que les ménagères de – 50 ans sont environ 11M en France alors qu’on compte 35M de responsables des achats des foyers (ie. des ménagères de tous les âges, des hommes seuls et des hommes en couple effectuant principalement les courses courantes).

Autrement dit, les ménagères de moins de 50 ans représentent 31% des responsables des achats français. Elles ne représentent que 40% des foyers avec enfants de 0 à 14 ans, 21% des clients des hypermarchés et supérettes de proximité, 30% des acheteurs en ligne…

Même constat pour la consommation de produits courants : elles constituent 27% des clients de café moulu (hors-dosettes), 41% du chocolat en poudre, 34% des biscuits sucrés, 31% des huiles, 32% du beurre, 31% des viandes et volailles…

La ménagère n’est pas une réalité économique mais un combat idéologique mené par les marketeurs. L’avenir appartient aux marques et aux agences qui sauront tirer profit de la diversité des consommateurs.

Sources : SIMM-TGI 2012

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Geek, Publicité

Les hôtesses et babes appréciées des fabricants de hi-tech visent-elles à recruter des seniors ?

Histoire d’en rajouter une louche en matière de lutte contre le sexisme, difficile de ne pas être frappé par l’image de la femme véhiculée dans la plupart des communications hi-tech (dont voici un triste florilège).

Non seulement l’argument gender ne tient pas (aujourd’hui la majorité des produits technologiques sont utilisés de manière mixte), mais les marques auraient dû faire leur mea culpa depuis longtemps : le hi-tech est une passion masculine par le simple jeu du machisme. Le métier d’ingénieur est pratiqué par les hommes pour des raisons culturelles, certainement pas physiologiques, encore moins intellectuelle. Le hi-tech sexiste est l’héritage d’une époque où les hommes construisaient le monde pendant que leurs épouses élevaient leurs enfants (et faisaient leur lessive grâce à Procter qui s’inscrit dans cette digne lignée).

De la même manière un peu honteuse que les fabricants automobiles racolent dans les salons avec des femmes à moitié nues (une autre manière d’assumer leur adoption des codes tuning), les constructeurs de hi-tech ne manquent pas une occasion de présenter leurs nouveaux produits à grand renfort de poitrines et de yeux de biches :

L’image renvoyée au public est étonnante. Outre les vertus maternantes (certains anthropologues comparent le téléphone mobile à un cordon ombilical) ou sensuelles des appareils (d’autres chercheurs font le pari de l’apparition de téléphones dont les textures évoqueraient  la peau), c’est juste dégradant, pour les marques comme pour leurs publics. Un peu de courage messieurs.

C’est l’intelligence du film Renault Twizzy : une femme audacieuse, un geek trophée sexuel. Une auto comme la Twizzy se devait de renverser les codes en parlant à une génération pour qui les stéréotypes évoqués plus haut datés n’évoquent rien.

A moins que le hi-tech ne fasse les yeux doux aux seniors (d’une manière qu’Apple)?

Qu’en pensez-vous?

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