Humeur, Innovation

Ce que les études sur la mémorisation nous disent des risques portés par les adexchange

Cet article précise un point du processus de mémorisation. Comparant deux expériences sur la mémoire visuelle dont les résultats sont opposés, on apprend que :

  1. La mémoire visuelle n’est pas photographique : il ne suffit pas de voir une image pour s’en rappeler.
  2. La mémoire visuelle est dépendante du sens de l’image. On a plus de chance de mémoriser une image de ses enfants en vacances que d’inconnus au bureau.

[cf. ce TED talk]

Cet impératif de sens dans le processus de mémorisation est une passerelle toute trouvée vers les stratégies de communication.

Pour peu que la mémorisation ait un intérêt communicationnel (cf. autre que la rémunération des instituts), ces résultats militent pour l’adoption de méthodes de ciblage précises et la recherche de contextes de communication pertinents.

Cette étude du Crédit Agricole (parmi mille autres) prédisant un avenir radieux aux adexchange fait l’impasse sur la capacité des robots à comprendre les contextes de communication (les champions se gargarisent d’avoir un taux de clic supérieur à la concurrence au centième près).

Les banques ne comprennent rien à la communication, ce n’est pas nouveau. Toutefois, la financiarisation de l’économie leur donne forcément du crédit (ceci n’est pas un jeu de mot).

Le développement des adexchange présente le risque de littéralement tuer le mediaplanning (comme le suggérait déjà mon ami Xavier il y a un bout de temps) et intoxiquer les métiers de la communication en général : agences médias (pertes de revenus à marges confortables et dégradation de la valeur conseil), instituts (critères de mesure obsolètes), clients (stratégies robotisées, spamming) et les publics visés (impertinence des messages, napalmisation)…

Ne perdons pas de vue que la soi-disant intelligence artificielle n’est que de la programmation humaine… Si le Crédit Agricole pointe la multiplication des intermédiaires comme sources d’inefficacité du médiaplanning, les robots sont aussi des intermédiaires, peut-être moins cupides mais beaucoup plus sots (leur donner une apparence humaine n’y change rien).

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10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #90

1. Encore pire qu’en NBA, 78% des joueurs de NFL sont fauchés 2 ans après leur retraite.

2. Bill Cosby est membre honoraire des Harlem Globe Trotters, aux côtés d’Henry Kissinger, Bob Hope, Kareem Abdul-Jabbar, Whoopi Goldberg, Nelson Mandela, Jackie Joyner-Kersee et Jean Paul II. Merci Chloé

3. Les jeux vidéo violents encourageraient la collaboration et l’esprit d’équipe.

4. Les risques portés par les craquements de doigts sont une mythologie (tout comme on explique aux enfants qu’ils ne doivent pas loucher sous peine de rester bloqués).

5. Le mascaret est un phénomène de surélévation de l’eau d’un fleuve ou d’un estuaire provoquée par l’onde de la marée montante lors des grandes marées. Merci Arthur.

6. Un sale con coûterait en moyenne 160 000$/an à son entreprise.

7. L’extreme programming, mode d’organisation souple et intense visant à réduire des problèmes en un temps record.

8. L’uncanny valley ou vallée dérangeante désigne la réaction de dégoût exprimée face à des robots ressemblant trop à des humains.

9. Black Sabbath a lancé son premier disque un vendredi 13.

10. Un texte écrit dans une police difficile à déchiffrer est perçu comme plus expert/savant/compliqué par ses lecteurs. Source

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