Les Français se sentent prêts à accepter le changement

Je n’arrête pas de repenser à cette étude OpinionWay pour Fob Paris (une marque de bracelet montres) : 

Selon une enquête récente, 74 % des Français estiment se retrouver aujourd’hui en pleine science-fiction. 

Les chiffres additionnels de ce sondage racontent que :

54% pensent que la science-fiction devient une réalité en amour, 30% pensent que la technologie fera disparaître les rencontres amoureuses au profit des applis et 81% estiment que l’élection d’une femme présidente de la République est plausible.

Le sociologue Ronan Chastellier de commenter « jamais les utopies ou dystopies imaginées dans la littérature ou les séries n’ont paru aussi prémonitoires. Si bien que les Français ont un sentiment de déjà-vu quand ils sont confrontés à la réalité »

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En dehors de la capacité de la fiction à inspirer nos concitoyens, je trouve excitant que les gens soient mentalisés pour être confrontés à des informations qu’ils jugent futuristes.

81% prêts à élire une femme à la présidence de la République est un chiffre hyper positif.

Si la science-fiction permet d’accélérer le progrès social dans la tête des gens et que la majorité se sent en pleine SF, alors il n’y a pas de raison de désespérer de l’avenir. Le plus dur est fait : les gens acceptent le changement.

Tout ceci dit doit évidemment se faire démocratiquement, au service du plus grand nombre (et des marges), et en accord avec les enjeux environnementaux. 

Mais d’un point de vue marketing, on sait que le plus difficile est de faire exister un marché, pas de s’y installer.

Voici l’article entier : 

Mieux vaut rien dire que mal dire

Pour parler aux marques, vous avez probablement pris l’habitude de favoriser les canaux relationnels asynchrones (email, tweet, Whatsapp) par leur capacité à être utilisés à des moments qui nous arrangent. Le téléphone n’est pas uniquement désagréablement impliquant, il impose une exclusivité mal venue quand vous cherchez à vous faire rembourser vos Nike pendant un codir.  

De fait, je suis halluciné par le manque de professionnalisme des marques qui s’affichent sur les canaux relationnels sans jouer le jeu.

Il y a certes les bons élèves : quels que soit le réseau ils vont répondre, être sympa, apporter de l’aide. Je pense notamment aux enseignes du groupe Mulliez – je ne sais pas quelle mouche les a piqué mais – Leroy-Merlin, Norauto ou Décathlon sont d’une efficacité splendide.

Il y a aussi les marques qui font l’impasse, sans faux semblant. Ca les ennuie de discuter. Il est quasiment impossible de leur parler mais c’est comme ça, au moins elles ne cherchent pas à créer de faux espoirs.

Et puis il y a les autres, qui affichent des logos de réseaux sociaux plein leur page web, des formulaires de prises, de contact, des numéros de téléphone… Et qui ne répondent absolument jamais. Ni par mail, ni par tweet, ni par rien. 

Bref, quitte à ne rien dire, autant l’annoncer clairement.

(Merry) Christmas: l’ultime cadeau des annonceurs anglais

Aujourd’hui NLQ a le plaisir d’accueillir un post invité d’Olivier Legris, en direct de Londres.

En Angleterre, Noel a une saveur particulière : les crackers de Noël, ouvrir les cadeaux le 25 à midi, le boxing day, jour où la nation s’arrête et les soldes commencent.

Une des plus récentes traditions de Noel britannique est le spot de Noël.

Cela a commencé il y a 10 ans avec John Lewis par adam&Eve dont les spots sont l’illustration parfaite de ce que l’on attend d’une publicité.

Depuis, la mouvement a pris, principalement chez les supermarchés, les distributeurs voir les chaines de tv.

Dans une période où tout est question de “performance”, “ROI”, de faire des économies, ces spots sont l’ultime cadeau des annonceurs après de leurs agences: une copie (presque) blanche pour créer quelque chose de qualité, une publicité qui fait événement, des court métrages remplis de générosité.

On se rappelle que Noël est un moment de communion avant d’être un moment de consommation.

Devant la fracture que représente le vote du 12 décembre 2019, et de la (longue) récession qui s’annonce, la cuvée 2019 s’illustre par un besoin frappant d’échapper à la réalité :

– On s’imagine retourner vers le futur chez Tesco.

– On s’entiche d’un dragon chez John Lewis

– On visite Charles Dickens chez Sainsbury’s.

– On se prend pour la fille spirituelle de John Bonham (ou du Gorille Cadbury’s) chez Argos.

– On voit E.T. revenir chez Sky.

Ainsi au-delà de l’ode au craft, les spots de Noël nous rappellent qu’une bonne publicité est avant tout une publicité marqueur de son époque.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #406

1.Les Suisses sont les plus gros buveurs de café au monde. Merci Olivier

2. Les hommes font cinq achats textiles par an, les femmes dix.

3. C’est en France que l’on sort chaque année le plus de nouveaux jeux de société.

4. Les soucoupes sous les tasses à café auraient servi à boire le dit café au 19e siècle.

5. Si un email en moins était envoyé par jour à chaque adulte au Royaume-Uni, cela permettrait d’économiser autant de carbone que 81152 vols Londres-Madrid.

6. L’histoire de ce type qui pose une statue de Bouddha sur son gazon pour éviter que les gens déposent leurs sacs poubelles. S’en suit un pèlerinage sur son gazon, puis des scènes de de crimes et de vols incessantes.

7. Ce Russe a préféré mourir que de compromettre le stock soviétique de graines pour replanter l’humanité en cas de cata nucléaire.

8. La danse de Saint Guy.

9. L’ancien nom de L’Usine nouvelle c’est L’Usine ardennaise.

10. Une nouvelle variété de pomme qui peut rester fraiche quasiment un an au frigo

Le but caché des réunions révélé par la science

J’ai aimé très fort cet article de la BBC : Pointless work meetings really a form of therapy.

L’idée c’est que plutôt que de prendre des décisions, les réunions servent à exprimer ses griefs, ses déceptions, ses ressentis.

C’est de ce point de vue qu’elles sont thérapeutiques.

Bref, vous les managers, gardez ça en tête.