Pas de méthode, pas de survie.

Il y a 30 ans, 50% des HEC voulaient bosser en agence de pub (source : un HEC de plus de 50 ans).

Aujourd’hui, ils sont vraisemblablement moins de 1%.

On en retrouve toujours dans la pub, côté tech companies – Apple, Google, Facebook, Amazon – ou cabinets de consulting – Accenture and co.

Pourquoi les HEC font de la publicité ailleurs qu’en agence?

Vraisemblablement parce que les tech comp et cabinets de conseils payent mieux. Pourquoi ils paient mieux? Parce qu’ils délivrent un meilleur conseil.Pourquoi? Parce qu’ils sont organisés : ils passent moins de temps sur leurs dossiers, ils produisent des réponses légèrement standardisées, ils ont fait HEC…

A votre avis : les cerveaux de la pub rejoignent la tech pour des raisons de salaire ou de vision?

Est-ce véritablement une problématique d’oeuf ou de poule ?

Arrêtons de nous demander pourquoi les agences souffrent. Mettons en place des process qui permettent d’augmenter productivité et salaires, ré-engageons les meilleurs et tout ira pour le mieux.

Cap?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #285

1.L’horloge florale permet de savoir l’heure qu’il est uniquement en fonction des moments de la journée où certaines fleurs bourgeonnent.

2. Grandmaster Flash tient son nom de sa technique de mix où grâce à des inscriptions au crayon gras sur les vinyles, il pouvait passer d’un disque à l’autre très vite.

3. Le brown-out succède au « burn-out » et « bore-out ». C’est une maladie du travail provoquée par une opposition entre l’éthique personnelle d’un salarié avec les tâches professionnelles qu’il lui est demandé d’accomplir.

4. Le matte painting : une vieille technique pour abaisser le coût des tournages de films.

5. Shaquille O’Neal est un excellent investisseur : il possède des parts dans Google, Vitamin Water ou Five Guys.

6. Il y aurait un million d’enfants nés grâce au programme d’échange Erasmus. Merci Alex

7. Le RER devait initialement s’appeler Métro Express Régional Défense Etoile… Merci Victor

8. Aucune marguerite ne compte 6 ou 9 ou 12 pétales. La réponse est mathématique. Merci Bran

9. 1/8 de l’espace de la cartouche du jeu Sonic sur Megadrive était réservée au jingle Sega (5’50).

10. Tout soulier est une chaussure, mais tout ce qui chausse le pied n’est pas un soulier.

Le média unbundling a gravé dans le marbre la dérive de la popularité vers le populisme

Les chanceux qui ne connaissent pas Frédéric Filloux ont gagné leur journée. Monday Note est le meilleur blog tech-média dans les parages.

Son article expliquant la victoire de Trump par le prisme de la crise des médias est super.

Son point est simple : la plupart des médias ont pris le pli des médias sociaux et misent désormais sur les articles qui buzzent. De fait, le public est exposé à des articles plutôt qu’à des journaux. C’est ce qu’on appelle le média unbundling.

Résultat : les articles sont consommés individuellement et perdent l’effet de contexte produit par leur intégration au sein d’un journal. D’où un risque de radicalisation des opinions – puisque naturellement ce sont les articles les plus racoleurs qui buzzent (notamment des faux).

Voici donc officiellement un effet secondaire de la fin du média planning.

Autrefois les agences achetaient leur présence dans un journal pour bénéficier de l’effet de contexte. Les régies appelaient même ça un écrin pour vos marques.

Désormais l’heure est à l’audience planning : les agences n’achètent pas le support mais le public, où qu’il soit. Du coup les annonceurs apparaissent sur les 10 articles dégueulasses qui buzzent et n’ont aucune chance d’apparaître sur les articles impopulaires.

Qui eut cru que le média planning était républicain dans l’âme : comme à l’école, il soutenait une approche globale où les petits articles étaient protégés par les grands. Aujourd’hui la presse subit la libéralisation de la carte scolaire.

Donc le fossé va se creuser.

A la différence que si tous les lycées ne se valent pas, tous les bulletins se valent.

Le top10 des marques sur Instagram en France est trusté par le luxe

iconosquaretopfrenchbrandsinstagramPetite brève publiée dans CB News il y a quelques jours : le top 10 Iconosquare des marques les plus influentes sur Instagram est trusté par des marques de luxe (exception faite de Maybelline).

Qu’en déduire?

  1. Les marques de luxe ont préempté cette plateforme mais seront sans doute rattrapées un jour par les marques arrivées en retard
  2. Les marques de luxe ont une utilisation experte de la plateforme d’un point de vue créatif et communautaire
  3. Les marques de luxe sont décidément incroyablement fortes en internet

Vous en pensez quoi?