Cambridge Analytica et Facebook font des trucs dégueus au lit

Tout le monde parle de Cambridge Analytica depuis leur investissement dans la campagne de Donald Trump.

Ils creusent le même sillon que la plupart des web marketeux, aka. cibler ultra précisément.

Leur fonds de commerce, c’est la segmentation des utilisateurs de Facebook en profils psychologiques, un peu à la manière des tests – MBTI, process communication, etc. – que font passer les départements RH ou des méthodes de qualitativistes. Une fois les utilisateurs segmentés, CA définit les messages adaptés pour les convertir à tel ou tel parti. Jusqu’ici rien de dingue.

Là où leur méthode s’assombrit c’est sur l’exploitation des datas.

Deux options sont possibles :

  1. Ils se contentent de cibler les gens sur Facebook. Un peu comme les annonceurs aujourd’hui.
  2. Ils exportent les cookies Facebook pour les consolider avec des cookies non-Facebook et sont capables de toucher les gens dans et en dehors de Facebook.

Dans les deux cas, ils ne peuvent que travailler étroitement avec Facebook, ce qui pose des questions dans tous les cas…

Quoi qu’il en soit, quand SIMM et la base 3rd party data WPP seront connectées, ça sera totalement fou.

Next question : qui paie la création de 1 million de messages différents ?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #302

1.Les voitures Bugatti sont tellement chères que leurs clients possèdent en moyenne 83 autres voitures, 3 jets et un yacht.

2. 75% des films américains réalisés avant 1929 ont été détruit, car personne n’en voyait la valeur commerciale.

3. Les classes populaires voteraient contre leur intérêt par peur d’être les *derniers* : c’est ce qu’on appelle la last place aversion.

4. Plus d’un million d’euros par an sont récoltés dans la fontaine de Trevi. Merci Virgile

5. Faire de la perruque provient du jargon des ouvriers : c’était travailler caché, en douce, dans un atelier. Merci Olivier

6. La nom de la marque ACNE = ambition to create novel expressions (source M le Magazine de la semaine de Pâques).

7. L’Australie accueille 20% des machines à sous mondiales.

8. Pour lutter contre le blanchiment et la fraude, le gouvernement de Taiwan a transformé chaque ticket de caisse en billet de loterie.

9. Les personnages de dessin animés ne comportent traditionnellement que 4 doigts, pour des raisons de coût (ça prend moins de temps).

10. 36% des utilisateurs d’assistants vocaux (Amazon Alexa, Siri, Bixby…) disent aimer leur appareil comme si elle était une vraie personne.

Allons voter pour freiner la tyrannie sénile

Ca peut sembler tartos d’appeler au vote, surtout sur un blog de publicitaire.

Et pourtant.

Un tiers des Français pourrait ne pas aller voter dimanche, pour des raisons pratiques ou philosophiques.

L’idée de ce petit post n’est pas de faire la morale à qui que ce soit, d’autant plus que je suis bien conscient d’être lu par une bande de bobos bienpensants.

Toutefois, le risque d’abstention pourrait faire mal à notre avenir.

Donc l’idée n’est pas d’appeler tout le monde à voter mais à minima les jeunes, dont je fais encore presque partie.

Les jeunes s’abstiennent plus que les vieux.

Pas étonnant : les séniors nous interdisent l’accès au monde du travail et au confort matériel, en plus de nous laisser en héritage une dette monumentale et une planète dégueulasse.

Ne pas aller voter, c’est laisser les vieux continuer à nous martyriser.

C’est laisser s’installer une sale ambiance, pétrie de xénophobie, d’égocentrisme, de conservatisme. On se rend compte aujourd’hui à quel point mai 68 ne concernait qu’une élite. Les vrais 68ards n’auraient jamais pu aussi mal tourner.

Les vieux sont des gros cons.

Pour freiner la tyrannie sénile, allons voter.

Pour endiguer leurs idées de merde, allons voter.

Pour reprendre le pouvoir, allons voter.

Pour construire une société jeune, dynamique, ambitieuse, progressiste, responsable, tolérante, allons voter.

Même s’ils s’en tapent, ne laissons pas les séniors nous mépriser à ce point, ça devient agaçant.

L’intelligence artificielle rejoue au quotidien le débat Voltaire-Rousseau

La dispute historique entre Voltaire et Rousseau semble se rejouer quotidiennement dans les communautés des praticiens de la data et de l’intelligence artificielle.

Les voltairiens croient en la capacité de la machine à élever l’homme à l’état de raison pure, tandis que les rousseauistes nous rappellent à quel point la machine ne peut devenir rusée qu’à la solde d’un programmateur chafouin.

Les premiers défendent la singularité – moment où la machine va penser plus vite que l’homme – à la manière de Musk ou Hawking prévenant l’humanité d’un risque de révolte robotique.

Les seconds apprennent aux machines à ruser (cf. DeepBlue de IBM ou Alphago de Google), reconnaissant que dans la data ou l’informatique, il faut faire confiance à ses émotions et ses intuitions.

La vérité est sans doute ailleurs.

Les enjeux de la ville connectée sont ceux de l’entreprise connectée

Cette semaine, un député a remis à l’assemblée nationale un rapport sur les enjeux de la ville connectée.

Ses préconisations engagent – sans surprise – au décloisonnement des méthodes de travail et la mise en place d’une gouvernance nationale sur le sujet.

Ce chantier illustre sans grands efforts métaphoriques les enjeux des SI d’une entreprise.

Le système d’information d’une entreprise est comme une ville : les bâtiments qui la composent ont progressivement été implantés, les matériaux utilisés sont hétérogènes, les règles métiers de chaque entité sont différentes et en même temps tout le monde parvient – à peu près – à vivre ensemble.

Avoir des idées innovantes à base de digital dans une entreprise est aussi compliqué que de faire fonctionner une ville.

Les gens qui sortent des trucs sont des génies.

Les villes de demain fourniront de la connaissance.