Etre dans l’opposition par principe

Cet épisode du goût de M dédié à Emmanuelle Devos a fait apparaître une pépite qui m’a marqué.

Alors qu’elle relate ses relations avec sa bande de jeunes acteurs, elle fait état de l’attitude d’Arnaud Desplechin, qui *s’oppose par principe*.

Qu’il justifie cet état d’esprit par ses idées de gauche ne change rien : je me mets souvent dans cette position car j’aime les informations qui jaillissent de la joute.

De mon point de vue, la vie prend du relief quand elle offre ses connaissances. Or il est difficile d’avoir accès à la connaissance : manque de temps, manque d’interlocuteurs, manque de savoir-faire, manque de tout. Voire encore pire : dogmatisme, idéologie, sentimentalisme interdisant la discussion.

1000 de nos intuitions ne seront jamais éclairées par absence d’accès à l’information. Nous mourrons idiots de ne pas oser creuser.

La vie est une nuit dont la connaissance assure des rayons de soleil.

Aussi, les joutes sont des occasions de générer des rayons de soleil.

Qu’on soit d’accord ou pas avec les gens à la fin n’a aucune importance. Tout le plaisir d’une argutie c’est d’avoir accès à des informations, des points de vue, des émotions qui ne sortent pas ordinairement. Tout le monde en ressort riche. Parfois fâchés mais enrichis.

Cette position peut donner l’impression d’être *opposé par principe* voire de mauvaise foi. Or je considère que tous les coups sont permis pour avoir accès aux informations. Les occasions sont trop rares et fugaces pour passer à côté d’une connaissance.

Comptez sur moi pour ne pas être d’accord avec vous, c’est mon plus grand trésor.

Moins de jargon, plus de lecteurs ?

On a probablement les occupations de confinement que l’on mérite.

Une fois effectué le tri et le rangement dont on ne peut pas se débarasser – les déchetteries sont fermées, les sites de vente entre particuliers proscrits – il faut maintenir la cadence des sujets à traiter, sous peine de s’ennuyer.

C’est en discutant avec des amis lors d’un apéritif virtuel que je me suis rendu compte à quel point mon langage était parsemé de jargon : anglicismes, déformations, acronymes et termes techniques.

Euréka.

Je vais essayer de mettre à profit ce confinement pour abandonner le jargon, dans la vie privée comme dans la vie professionnelle.

J’aime les mots et je ne considère pas le jargon comme une coquetterie, bien au contraire, sa fonction dépasse de loin de langage puisqu’elle est sociale, autorisant ceux qui le manie de faire corps entre eux.

Pourtant je ressens le besoin de m’en débarasser.

D’abord parce que cela n’empêche nullement de faire passer ses idées.

Ensuite parce que cela agrandit son audience potentielle.

Finalement parce que cela converge avec ma vision du marketing : un outil au service de la transformation positive des entreprises. Qui dit transformation dit inclusion, donc langage accessible.

Bref, n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre si vous m’entendez employer des mots technique durant notre prochain rendez-vous.

4h12 est un podcast qui reconstitue les conditions propices à la créativité

Nouvelle suggestion de contenu cool : 4h12 est un podcast édité par une insomniaque qui part à la rencontre des gens dont la nuit est un moment non conventionnel.

Je vous recommande notamment l’épisode consacré à Christophe.

Cette émission incarne l’avantage du format podcast : l’intimité. Une intimité qui autorise des discussions non formatées, qui évoluent au fil de l’eau et des circonstances.

Exactement le matériel dont j’ai personnellement besoin pour divaguer et m’autoriser des connexions inédites, des idées neuves, des trucs bizarres en tête.

De manière plus générale, je crois même que si 4h12 était un collègue dans une entreprise, ça serait la personne qui donne de bons stimuli dans les séances de réflexion collective.

La tribune du planning stratégique d’Artefact dans PetitWeb

PetitWeb a offert l’opportunité au planning stratégique d’Artefact de prendre la parole sur la souveraineté numérique, une thématique qui nous tient à coeur, en tant qu’entreprise actrice du digital.

Cela peut sembler un peu évident mais c’est souvent pendant les périodes de crise que des mécanismes de protectionnisme sont nécessaires (invalidant les principes de mondialisation, mais ceci est un autre sujet). Depuis le colbertisme au Buy american act ou small business act.

L’enrichissement est juste s’il profite à tous, aussi, privilégions, autant que faire ce peut, les entreprises qui emploient nos voisins, familles et concitoyens.

A quoi ça sert de faire des affaires sur Aliexpress si c’est pour mettre vos pote qui bosse à la FNAC au chômage ?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #418

1.Les coquillettes sont plus faciles à fabriquer que les pâtes à formes complexes telles que les farfales.

2. La dépression serait un avantage adaptatif nous protégeant des infections.

3. Les ballons de foot noir et blanc répondent à la même utilité que les fusées en noir et blanc : ça sert à les voir tourner.

4. Le kilomètre compassionnel : notre intérêt pour autrui est généralement inversement proportionnel à la distance qui nous sépare de lui. Merci Cyril

5. A$ap : Always Strive and Prosper.

6. La part du lion vient d’une fable d’Esope.

7. Les bolas sont encore utilisées par les cowboys argentins.

8. Les pantalons à pattes d’éléphant viennent de la marine : elles servaient à rouler sur la cuisse pour rester au sec.

9. La carte bleue tient – en partie – son nom du maillot de l’équipe de France de rugby.

10. Parmi les actifs, ce sont les étudiants qui travaillent qui se déplacent le plus : ils passent près de 16 heures à se déplacer chaque semaine, soit l’équivalent de deux journées de travail.