Vous en êtes où des gestes écolos du quotidien ?

J’ai pris du plaisir à lire cette liste simple mais pragmatique des petits gestes au service de notre désir – ou notre impératif, c’est selon – de réduire notre dépendance aux ressources carbonées.

Ils sont faciles à mettre en place et constituent une bonne base de transition, efficace mais douce.

Sans compter qu’ils racontent quelque chose fondamental de vous : vous faites attention aux autres.

Et ça, on sait que ça compte pour être heureux.

Une zone de liberté appelée *moyen de gamme*

Il y a 20 ans, les marques qui s’exprimaient sur une catégorie ne se classaient pas par *gammes* mais par *positions* : les champions, les dauphins, les suivants.

Aujourd’hui plus personne ne comprendrait la publicité d’Avis We try harder tant les catégories se sont stratifiées, en trois couches minimum : entrée de gamme (voire carrément bas coût), moyen de gamme et haut de gamme.

Les positionnements marketing aux deux pôles ont tendance à donner le la en matière de communication : l’entrée de gamme défend l’accessibilité (au sens large du terme), le haut-de-gamme la qualité (au sens large du terme).

Entre ces deux pôles se situe une zone tempérée, où tout est possible, du moins du point de vue de la communication : le moyen de gamme.

On y positionne les marques via une fabuleuse palette de possibles : tendances sociétales, point de vue du consommateur, défense d’une valeur alternative (rapport qualité-prix, service, proximité…), attributs produits, rôle sur la catégorie…

J’aime les marques moyen de gamme car j’aime la classe moyenne, mais surtout parce que j’aime la variété des options qu’elles offrent en matière de positionnement de communication.

Moyen de gamme, je suis ton obligé.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #449

1. 10% du PIB de l’archipel de Tuvalu est réalisé par la commercialisation de son nom de domaine”.tv”.  Merci Quentin

2. Pourquoi dans les stations-services, il y a des bouchons devant les toilettes des femme et pas d’hommes. Source Les Echos du 5 janvier 2021.

3. La guerre franco-allemande de 1870 est le premier conflit où les armes ont tué davantage que les maladies (dans l’armée allemande uniquement ceci dit).

4. Tchaikowsky a demandé qu’une fois mort, son crâne devienne un accessoire de théâtre.

5. Les supérettes G20 = G 20 minutes. Merci Lucie

6. Certains bars dans les pays germanophones sont équipés de speibeckenbassins à vomi, dans les toilettes.

7. L’histoire incroyable de la genèse d’Auto tune, inventé par un ingénieur d’Exxon qui cherchait à améliorer le traitement informatique de la détection d’ondes sismiques des fonds marins pour détecter des gisements.

8. La compersion désigne le fait de se réjouir du bonheur d’autrui. Merci Elie.

9. En 2020 en France, 13 % des 18-30 ans ne s’identifient ni comme hommes ni comme femmes.

10. Le système numérique cistercien. Merci Kim

Le Future 100 de 2021 donne le bourdon

Ceci n’est pas un post sponsorisé mais on m’a demandé d’en parler et comme je parle de Future 100 depuis longtemps, je le fais de bonne grâce.

Pour une fois, le future 100 donne le cafard.

A l’aune de l’année 2020, tout semble concourir à créer un futur immobile, virtuel, enfermé, individuel.

Les individualistes tirant à boulet rouge sur ce qu’ils appellent des régimes liberticides doivent être contents.

A noter : on parle de la génération alpha, d’aviation décarbonée dans un horizon proche, d’un score de crédibilité sur les réseaux sociaux, d’influenceurs fric (je suis ce sujet de près et je peux vous dire que les scandales sont au pas de votre porte).

Pour découvrir Future 100 2021 dans son intégralité, c’est ici.

Résolution 2021 : ne plus jamais commencer une phrase par *concrètement*

Mon ambition de reparler français procède d’une démarche de reconquête de la simplicité. C’est dans ce cadre que j’ai lu il y a quelques semaines Dire, ne pas dire – Du bon usage de la langue française.

Au milieu des centaines de pépites – s’attaquant sans surprise ni détour aux multiples anglicismes – j’ai été soulagé d’apprendre que l’emploi de l’adverbe concrètement dans une conversation était malvenu.

Ce mot ne charrie aucune négativité à proprement parler. Au contraire, il distingue le réel de l’imaginaire, ce qui – notamment par les temps qui courent – s’avère indispensable.

Mais je ne peux pas m’empêcher d’être piqué par les gens qui répondent à une question ou renchérissent à une suggestion en commençant par concrètement. C’est brutal, inélégant, agressif.

Personne 1 : “dans le cadre de ce projet de lancement de la nouvelle exposition, j’aurais trouvé super d’inviter des blogueurs plutôt que la traditionnelle assemblée de journalistes, pour générer des conversations sur les réseaux sociaux”

Personne 2 : “concrètement tu penses à qui ?”

Dans ce genre de conversation, concrètement renvoie au manque de clarté de l’énoncé précédent et sous-entend que la personne 1 ne sait pas s’exprimer.

Pire, il indique que que la personne 2 n’a pas tout à fait compris l’énoncé de la personne 1 puisqu’elle lui demande de le répéter de manière réelle plutôt qu’imaginaire.

Bref, la personne 2 gagnerait à indiquer que : 

  1. Elle est d’accord avec la suggestion et qu’il s’agit désormais d’identifier la liste des invités
  2. Elle soumet la pertinence de la suggestion au profil des blogueurs. 

Bisous bonne journée.