Le retour du marketing direct aux USA analysé par l’IAB

Mon cher co-auteur Vincent m’a partagé ce document – cette bible devrait-on dire – faisant état du retour en grâce du « MD » aux Etats-Unis.

Il est difficile de passer du temps sur une slide plutôt qu’une autre tant elles sont riches et bien ordonnées.

Nul doute que cette présentation saura satisfaire tous vos besoins en matière de chiffres à jour sur des tonnes de trucs.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #354

1. Le sexe stimule la technologie. Depuis la nuit des temps. Merci Greg

2. Le célèbre d’oh de Homer Simpsons a été inspiré par l’acteur James Finnlayson pour éviter la censure de damned.

3. Les lémuriens se défendent des parasites, créativement. Merci Victor

4. En France, 79 % des achats réalisés dans les boutiques physiques sont réglés en espèces.

5. Le mot pétanque vient des pieds tanqués, un jeu de boules sans prendre d’élan apparue au début du 20e siècle. Merci Marc

6. Instagram s’appelait initialement burbn.

7. Le détour de production, terme économique qualifiant le pas en arrière pour mieux aller de l’avant en matière de productivité. Merci Mathieu

8. En 2012, l’enseigne de grande distribution américaine JC Penney abolit les soldes, promettant de garantir les meilleurs prix en permanence. Les consommateurs détestèrent, le patron se fit virer, tout revient quelques mois plus tard à la normale.

9. L’expression se la péter vient du Québec où les frimeurs se claquaient les bretelles, se faisaient péter les bretelles.

10. La fallopian fortitude (article immanquable).

Eat, code, propale. Repeat command. Repeat command. Repeat command.

Au bout d’un certain temps à bosser dans une boite, on prend des automatismes. On comprend ce que les gens demandent, on comprend ce que les gens attendent, on comprend la manière de produire de l’information qui va être comprise par ses collègues.

Il en va de même pour les sujets new biz. Comprendre les briefs, penser aux détails, écrire la proposition financière à tiroir, mobiliser la bonne équipe. Encore, encore et encore.

Dès lors, je ne peux pas cacher que j’ai un peu de mal avec les gens qui continuent à se plaindre, au bout de 10 appels d’offre, de devoir faire une énième propale financière à tiroir sans connaitre l’intégralité des tenants et aboutissants de la situation d’une marque prospecte.

C’est précisément l’intérêt de faire un appel d’offre que de comprendre la manière dont ses futurs prestataires pensent la stratégie, la création, la production, l’argent. Dans un appel d’offre tout est prétexte à essayer de comprendre ses prétendants, y compris en matière d’argent.

Donc on arrête de trainer la patte au sujet d’un exercice imposé, merci.

L’inconfort du besoin changement

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Notre industrie est forte en marketing, donc forte pour vendre des idées.

L’idée selon laquelle l’innovation est le meilleur moyen de survivre fait partie des dogmes les plus solidement ancrés dans notre époque. Ce genre d’injonction – cf. image supra – pullule dans les agences, les cabinets de conseil, les annonceurs.

L’histoire retiendra peut-être la brutalité de ce genre de d’injonction : un employeur qui menace de mort ses salariés, quotidiennement. En plus d’être une agressivité inouïe, ce dogme est partiellement faux.

Des tonnes de boites se développent sans jamais innover (ou ne faisant pas de l’innovation une raison d’être) :

  • Les marques de luxe (cf. les sacs à main toujours aussi mythiques après 40 ans de commercialisation),
  • Certaines marques de services (à moins qu’on considère que l’application mobile du Crédit Agricole soit innovante, je suis avant tout chez eux pour leur maillage géographique).
  • Les marques cultes (allez parler d’innovation à Mariage Frères ou Converse, ils vont vous recevoir).

La liste pourrait évidemment être plus exhaustive mais le point de cette note, au-delà de pondérer cette obsession pour le nouveau, est surtout de prendre la défense des employés d’entreprises qui les menacent de mort quotidiennement.

Arthur Sadoun disait, sur la scène de DMEXCO ce matin même que 25% de son chiffre d’affaires provenant d’activités innovantes, tandis que 75% provenaient d’activités non innovantes. D’un point de vue managériale on ne peut pas menacer 75% de son activité, encore moins 75% de ses équipes. La voilà l’erreur stratégique. Sadoun a été très rassurant sur ce point, j’ai trouvé ça courageux.

Et si le vrai changement nécessaire à notre industrie, c’était d’arrêter de raconter des conneries?

Quelques informations improbables sur l’usage de nos smartphones

On ne sait jamais sur quoi on va tomber quand on ouvre une présentation de Luke Wroblewski : informations trop macro, parfois un brin génériques. Sa connaissance est racontée de manière tellement évidente qu’on finit par douter de son génie.

Pourtant, cette édition 2018 de Mobile Planet regorge d’informations intéressantes : jargon technique, astuces UX/UI pour fluidifier les parcours, résultats d’étude en tout genre.

On aime celui-ci, infra, qui montre qu’un smartphone qui rame est aussi stressant que de plancher sur un problème mathématique :

Celui-ci plus basique sur le nombre de touches quotidiennes d’un smartphone :

phone touches a day

Et celui-ci sur la manière dont les gens tiennent leur smartphone :

smartphone posture

Désolé ne pas pouvoir héberger le document dans cet article mais il est trop lourd.