Les marques du futur selon Interbrand

Pour une rentrée des classes tout en douceur : voici la liste des 40 marques de demain selon Interbrand.

Ce classement repose essentiellement sur du rythme de croissance (bien que les variables ne soient pas bien claires) et de la valorisation.

Cette étude est moins intéressante pour sa méthodologie que pour son exposé de tonnes de marques pas encore trés connues sous nos latitudes, donc à observer de prés pour vos futurs benchmarks.

Bonne lecture.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #315

1.Le velcro a été inspiré par une plante : la bardane. Merci Simon

2. Renault a inventé la boîte de vitesse manuelle moderne.

3. Deep Blue battit Garry Kasparov à cause d’un bug.

4. Paul Valéry a bossé chez Havas.

5. Un film dont la trame tient sur l’ignorance d’une situation par un ou un groupe d’individus est appelé un idiot plot.

6. Historiquement, le tiret underscore servait à souligner un mot sur les machines à écrire.

7. La revue J’aime Lire est la plus forte audience presse des moins de 20 ans en Europe.

8. La passion de la nature pour les hexagones.

9. Dans les années 60, plusieurs députés travaillaient chez JWT à Londres (source : 98% pure potato).

10. Les innombrables caricatures disséminées dans les albums d’Astérix. Merci Mathieu

Ne pas aimer internet mais sortir par la grande porte

Ca fait des mois que je n’étais pas tombé sur des bons vieux films publicitaires qui font marrer.

A la lecture récente d’un énième coup de gueule de directeur de création regrettant les bons vieux gags au détriment de ces nouveaux enjeux digitaux de merde (inutile de donner des noms), je posai délicatement la tête dans la paume de ma main.

Et puis face à ce genre de petits films, force est de reconnaitre que non seulement cela faisait longtemps qu’un annonceur n’avait plus osé dégainer ce genre de truc, mais surtout que ça fait plaisir d’être confronté à un humour « classique », pas pollué de références digitales incomprises, comme ces deux films lancés cette semaine (parmi de milliers d’autres) :

Tout le monde a le droit de ne pas aimer internet.

Mais si c’est votre cas, ne cherchez pas à dégoûter tout le monde, rabattez-vous sur ce que vous sav(i)ez faire : du lol pré-digital.

Ca peut être bien aussi.

P&G n’a pas de problème avec le digital mais avec son portefeuille de marques

Les marketeurs ne sont pas réputés pour leur neutralité et c’est normal, ils défendent leur bifteck.

Je ne fais pas exception à la règle. Je vais en profiter pour dire ce que je pense de Marc Pritchard, un puissant négociateur qui se trouve être directeur marketing de P&G.

Marc est parti en croisade depuis plusieurs mois contre la publicité en ligne (cf. vidéo supra). Ses arguments sont en outre excellents : incapacité de mesure les investissements, de tracer les apparitions, problème de fraude, ad blocks, impossibilité d’exporter les données de campagne des walled gardens (Snapchat, Facebook, Instagram…). Marc est gonflé. Du coup, Marc a réduit ses investissements publicitaires en ligne, permettant à P&G de revenir à ses niveaux d’investissements publicitaires de 2006. Inutile de préciser qu’en sa qualité de premier investisseur publicitaire mondial, ce genre de décision à d’énormes répercutions sur tout le marché. Marc veut mettre Facebook et Google à genou, et on ne saurait lui donner complètement tort.

Là où son raisonnement en prend un coup, c’est en décadrant le débat. Le problème de P&G, ce n’est pas son absence de talent en matière de publicité digitale. C’est d’avoir des marques qui souffrent sur une catégorie qui souffre :

Source : vidéo L2 infra

Le top 100 des marques CPG aux USA perd du chiffre d’affaires ET des parts de marché. Les vieilles marques se font attaquer par des pure-players digitaux : Dollar Shaving Club (racheté par Unilever depuis) ou The Honest Co. (la start-up de produits cosmétiques de Jessica Alba).

Source : vidéo L2 infra

Evidemment, on peut attaquer ces chiffres en démontrant que les marques de CPG sont traditionnellement moins dépendantes du web et maitrisent sur le bout des doigts la distribution (ce qui est malheureusement moins vrai aux USA où les deux tiers des foyers américains payent Amazon Prime).

Voici la vidéo d’où viennent ces chiffres :

Que P&G souhaitent pressuriser les régies publicitaires pour obtenir des meilleurs prix et des meilleurs rapports de campagne est naturel, c’est son coeur de métier que de peser dans les négociations avec les régies publicitaires et les régies commerciales des distributeurs.

Qu’il en profite pour jeter l’opprobre sur tout le marché à cause de vieilles marques qu’il est incapable de sortir du modèle TV (a chicken and egg situation comme diraient nos amis britanniques) est autrement moins élégant.

Ca s’appelle jeter le bébé avec l’eau du bain voire – pardonnez l’expression – chier sur le tapis.

L’internet soutient le développement d’un langage international

Le développement de nouveaux médiums de communication est assez fascinante : on pense aux emojis (stars des réseaux sociaux et des messageries), aux gestes (sur mobile, sur les trackpads de nos ordinateurs, dans les jeux vidéo en réalité virtuelle…), à la vidéo (à peu prés partout via clips, live, gifs…).

Difficile de ne pas penser à cette citation qui excite la Silicon Valley : the next billion is about voice.

A mesure que le monde se connecte à l’internet (nous sommes un peu moins de 3 milliards à date), de nouveaux impératifs apparaissent, bien éloignés de nos habitus européens. De (trop) nombreuses personnes ne savent pas bien lire, pas bien écrire, n’ont jamais utilisé un clavier d’ordinateur ou une souris. Ces personnes constituent le prochain milliard d’humains connectés au web.

Il s’agit donc de leur faire découvrir internet sans qu’ils ne sachent bien lire, écrire et utiliser un PC.

C’est la raison pour laquelle les médiums visuels et intuitifs s’imposent petit à petit dans la grammaire digitale internationale : l’emoji est le nouvel esperanto, la vidéo et le geste le nouveau mime, la voix la nouvelle interface de saisie.

Le monde apprend à se parler et c’est quand même assez super.