Porter un bracelet montre, moins regarder son téléphone

Je reviens d’une semaine de vacances durant laquelle j’ai porté un bracelet montre.

Moins par goût que par hasard : je l’enfilais pour aller courir le matin et je la gardais durant la journée, sans y faire attention.

Cet accident a révélé un phénomène agréable : disposer de l’heure au poignet réduit sa dépendance au téléphone.

Je ne suis pas un gros utilisateur de smartphone mais je dois bien l’utiliser – sur les 150x par jour en moyenne chez les Français – 10 à 20 fois par jour pour prendre connaissance de l’heure (j’aime la ponctualité, au risque de passer pour un boomer).

L’ultra sollicitation de notre téléphone crée une sensation de dépendance désagréable. On s’agace de ne pas le trouver quand on le cherche, on se sent déboussolé quand on l’a oublié, on se retrouve à le garder à la main quand on n’a pas de poche, on le pose à côté de sa fourchette à table… On l’impression qu’on va passer à côté de quelque chose quand il manque (le fameux fear of missing out).

Aussi, porter une montre permet de réduire sans effort ce sentiment de dépendance.

Ce n’est pas rien.

Bref, j’ai ressorti ma Swatch et en ait profité pour troquer mon Apple Watch contre un bon vieux chronomètre. La montre Apple ne faisant qu’accroitre sa dépendance aux notifications, en plus d’être extraordinairement inefficace en conditions sportives un peu extrêmes.

Bref, vive la techno lente. Et vive la ponctualité.

Plein de supers arguments pour défendre le Made in France avec des actes

Je vous recommande de regarder cette table ronde Le Monde Festival dédiée au Made in France.

Au-delà d’arguments de bonne qualité, on y profite des talents oratoires de Montebourg et des arguments exécutifs de Agnès Pannier-Runacher.

Le 21e siècle sera rétréci ou ne sera pas.

Un mauvais brief est une invitation au dialogue

Il y a quelques semaines, nous nous sommes pris une taule monumentale en appel d’offre. 

Prise de brief, séance de questions-réponses, échanges informels. Tout semblait rouler comme sur des roulettes. Nous connaissions bien le sujet, nous connaissions bien le client, nous connaissions bien le périmètre du projet. 

On se donne à fond, on boucle la veille au soir après 72h de charrette avec des super créatifs. 

Première soutenance, écoute attentive du client. Fin de la présentation, mine embarassée du client :

Ok pour votre reco mais vous avez oublié les 3/4 du sujet. Désolé. 

Malaise, incompréhension, lâchage de prise.

Le client a 100% raison, nous avons fait l’impasse sur une énorme partie du sujet, sans même nous en rendre compte. Je n’avais pas ressenti ça depuis mon hors sujet en bac blanc.

Nous avions pourtant encore relu le brief hier soir, que s’est-il passé ??

Rétrospectivement, la raison tient en un mot : la paresse.

Nous avons dès la première minute senti que le brief était incomplet. Mais nous n’avons pas réagi. La séance de Q&A a été animée par un junior, qui a produit les réponses de junior. Mais nous n’avons pas réagi.

Leçon immense tirée de ce dossier : c’est aux agences de faire leur travail de due diligence avant de commencer à plancher. On ne peut pas se réfugier derrière la mauvaise qualité d’un brief. 

En réalité, le client nous tendait une perche : avec ce brief bizarre, il nous invitait à en parler, à lui poser des questions, à interagir avec lui.

Nous, fats et suffisants, avons foncé la tête la première.

J’ai eu l’impression d’être dans une fable de La Fontaine.

J’espère qu’on s’en souviendra la prochaine fois.

A défaut d’être honnêtes, tâchez au moins d’être respectueux

Je ne devrais sans doute pas lire la presse magazine. J’ai dû le chercher quelque part. Pourtant, à force de d’être exposé à cette annonce Volvo, je me sens agressé.

Ces marques qui greenwashent salissent tous les vrais efforts menés par les entreprises sérieuses. 

IL NE PEUT PAS ÊTRE RESPONSABLE DE CHANGER DE VOITURE POUR ACHETER UN MASTODONTE DE PLUS DE 2 TONNES.

Au-delà de l’impact gris (impact e la fabrication et assemblage) dont la prise en considération pousse à ne pas remplacer sa voiture (cf. les récriminations des automobilistes vintage dans les villes qui bannissent les vieux modèles) ces bagnoles équipés de mini-moteurs hybrides uniquement pour faire baisser leur moyenne d’émission sont une honte, tant elles polluent. Un XC90 c’est en moyenne 10000 euros de malus écologique à l’achat) autant qu’une voiture de sport.

Les gens qui souhaitent évoluer ne veulent pas POLLUER DAVANTAGE non mais sérieux. 

Je ne comprends pas que l’ARPP laisse passer ça. 

Ca me rappelle cette campagne Volvo sur les angles morts vélo alors que comme le redisait Olivier Schneider, président de la Fédération des usages de la bicyclette : 

Un casque qui, s’il est adopté, est ajusté et léger, aux sangles bien réglées. En cas d’accident, il réduit les traumatismes crâniens, mais « ne peut rien contre un SUV de 2 tonnes ».  

Bref, ces annonces qui nous parlent à l’impératif pour nous faire acheter des produits archi polluants et mortels pourraient commencer par être polies et respectueuses.

Non le monde ne veut pas changer pour ça, c’est plutôt exactement ce qu’il doit abandonner en réalité. 

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #414

1. Les sportifs sont identifiés par leurs gimmicks en langues des signes. Merci Quentin Ronceray

2. Le surnom de la censure : Anastasie, symbole de résurrection.

3. Le Caneton déchaîné : version occupation du Canard enchainé, paraît à Londres en 1942.

4. Le premier TGV parti en retraite s’appelait Patrick.

5. Les Wampas tiennent leur nom d’une des tribus de Rahan.

6. Napoléon faisait la même taille que le Français moyen de l’époque, ce sont les Anglais qui firent croire qu’il était petit

7. Parfum viendrait de l’expression per fume « par la fumée » – suite aux usages traditionnels de fumigations sacrées, médicinales ou rituelles.

8. La in-game photo.

9. Merci Victor 

10. La catastrophe du Hindenburg est due au refus des USA de vendre de l’hélium.