Ce que Top Chef nous enseigne sur le processus créatif

Mercredi soir, devant Top Chef, nous nous faisions la réflexion du temps consacré à l’idée de plat vs. sa réalisation pendant les épreuves chronométrées.

Quand le challenge tombe, les participants foncent à la cuisine puis se lancent presque immédiatement dans leur recette.

La stratégie occupe 1% de leur temps, l’exécution 99%.

Naturellement, la production s’enrichit de petites modifications itératives mais suit bon grés mal grés le brief créatif : revisiter la tarte aux fraises ou créer un dessert à base de sel.

Ces épreuves incarnent l’archétype du processus créatif : 1% d’idée, 99% de transpiration.

Les planneurs ne devraient jamais avoir la vanité de penser que leur travail s’apprécie autrement que dans la création finale. C’est chiant mais c’est comme ça.

Et s’il fallait traiter les bouclards comme des sites e-commerce?

On aime cette étude shopper qui recommande d’imaginer les magasins physiques comme des sites e-commerce.

Au-delà de la pertinence des informations proposées, cet exercice de décadrage permet de pointer des pratiques qui apparaissent désormais évidentes en e-commerce mais qui continue à exister offline : laisser entrer des gens sans leur proposer de l’aide ou de laisser un email, laisser les gens quitter un site sans tenter de les retenir…

Une délicate théorie du complot sur le yoga

Hier soir, j’assistais à une espèce de séance de yoga.

Je ne fais pas vraiment de yoga mais le discours centré sur la respiration et les émotions pique ma curiosité.

L’axiome du yoga = si toutes les émotions passent par le souffle (colère, sérénité ou stupéfaction…), contrôler son souffle c’est contrôler ses émotions. De fait, nous gagnerions à écouter nos émotions pour mieux les comprendre pour in fine mieux les maitriser.

Intéressant.

Intéressant mais dans les sociétés occidentales où l’individu est au centre de l’univers, ce discours revêt une étrange connotation ultra-libérale : écouter ses émotions, prendre du temps pour soi, se féliciter d’être ou maitriser ses humeurs assument plus que jamais l’individu au centre de l’univers, obnubilé par son bien-être, totalement étranger aux principes collectifs de la société.

Tout le monde semble valider les bienfaits du yoga dans notre société alors que son essence la met potentiellement en péril.

Par exemple, parallèlement à cet engouement, l’émotion est super péjorative en matière de journalisme. L’ère de l’émotion est devenue une expression idiomatique pour qualifier les méthodes de cette presse sans vergogne qui flatte les bas instincts de son audience, jouent sur leurs peurs pour faire passer des messages racoleurs – et soi-disant vendeurs.

Les émotions font élire Trump ou Erdogan. Sans parler des despotes anti-état de la Silicon Valley.

Du coup je ne comprends pas : il faut écouter ses émotions ou pas?

Les annonceurs enfin équipés en data infrastructure, on va pouvoir reparler d’*idées*

Les dernières prévisions de Forrester sur l’évolution du marché de la publicité digitale sont encourageantes.

Après une course à l’armement programmatique, les annonceurs vont se poser la question de l’expérience utilisateur.

En tentant de prendre en considération de tiers d’internautes ad blockés, de réduire la stupidité du dumb retargeting, de onboarder au maximum leurs datas pour créer des funnels publicitaires personnalisés.

Dit autrement : la promesse ROIste du space race programmatique va laisser place à un besoin d’optimisation des expériences délivrées.

Encore autrement dit, du balai le médiachat, place aux UX et publicitaires qui sauront trouver le point d’équilibre entre connaissance client et messages personnalisés.

Peut-être même qu’un jour, on aura le droit de se parler d’idées.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #294

1.L’arme policière Taser tient son nom du héros d’un roman de jeunesse : Tom Swift. Taser =  Thomas [A] Swift’s electric rifle.

2. Aloha =bonjour/bonsoir/au revoir en hawaïen mais avant un mot qui signifie amour, compassion, affection voire pitié. Merci Etienne

3. En peinture, un caprice désigne une représentation volontairement erronée du réel.

4. Le zèbre serait rayé pour gérer les grandes chaleurs. Merci Victor

5. 60% des ad block mondiaux sont installés sur des mobiles.

6. Historiquement, on entoure les morts de fleurs pour couvrir l’odeur de décomposition.

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7. En 2016, Disney ramasse 20% du chiffres d’affaires du cinéma mondial (source the economist). Merci Olivier

8. Faire lambiner son amoureux en faisant le mort = breadcrumber.

9. Les BN qui sourient sont le fruit d’un programme de réduction des coûts de matière première. Merci Fabrice.

10. 39% des Américains morts durant la guerre du Vietnam furent victime du feu ami.