Les formidables machines de Rube Goldberg

Ca faisait plusieurs mois que ce brouillon de note sommeillait profondément dans mon WordPress… Je me lance, je vais  brièvement exposer le cas Rude Goldberg, un touche-à-tout américain partiellement responsable de bon nombre de vocation de bricoleurs… et de geeks.

Histoire de planter le décor, Rude était initialement dessinateur humoristique, d’abord célèbre pour ses contributions journalistique. Ironique et passablement lassé par les lenteurs administratives – il aurait été inspiré en France – l’homme se décide alors a développé une proposition critique tout à fait inédite.

Il s’amusait ainsi à construire des machines toutes plus saugrenues les unes que les autres – ayant inspirées selon la légende l’expression usine à gaz – en vue de remplir une fonction simplissime de la manière la plus compliquée possible. Une sorte d’ode en pied-de-nez au non-progrès. Amusant comme cette idéologie nous fait aujourd’hui encore rêver, à l’heure où une – mince mais grandissante – partie de l’industrie s’essaie timidement à des stratégies de la simplicité.

Toujours est-il que le compliqué nous plait. Souvenez-vous du mécanisme infernal mis en place par les Goonies pour ouvrir leur portail de jardin. C’était déja Rude Goldberg. Nos jeux favoris des 90′ : Attrape-Souris ou Domino Cascade : typiquement goldbergesques. Et le film Honda Accord grassement récompensé, encore Rude…

Amateurs, adeptes, pros ou publicitaires, le monde est Rude.

Mais qu’est ce qui nous pousse à nous passionner pour ces mécanismes? Le besoin de reconnaissance de nos pairs  passant par des prouesses technologiques? Une frustration exprimée par rapport à un environnement incontrôlable?Quid des fans de la simplicité?

Une dichotomie qu’on pourrait in fine résumer à celle en place dans l’univers de l’informatique :

  • Chez IBM, l’homme doit s’adapter à la machine ;
  • Chez Apple, c’est la machine qui doit s’adapter à l’homme.

On retrouve bien évidemment cette antinomie entre des gens soucieux de comprendre le fonctionnement de leurs achats et les autres, attirés par la simplicité d’utilisation.

Aux vues de :

  • L’écrasante domination du PC (imputable – ne nous méprenons pas – à bien d’autres paramètres stratégiques) ;
  • Une récente expérience tragique face aux branchements d’un téléviseur HD et d’une neuf box ;
  • La prise de pouvoir des geeks et des digital natives ;

Je crains que les hommes ne soient systématiquement séduits par la difficulté. C’est déprimant.

1 thought on “Les formidables machines de Rube Goldberg”

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